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Œuvre Femme nue

Département des Antiquités égyptiennes : De la fin de la Préhistoire à la fin du Moyen Empire (vers 3800 - 1710 av. J.-C.)

Figurine de femme nue

© Musée du Louvre/C. Décamps

Antiquités égyptiennes
De la fin de la Préhistoire à la fin du Moyen Empire (vers 3800 - 1710 av. J.-C.)

Auteur(s) :
Élisabeth David

Cette petite statuette se rattache à une série de figurines en ivoire, dont les spécialistes répartissent les datations autour du début de la période dynastique. Pour la plupart munies de tenons sous les pieds, on ignore dans quoi elles étaient fichées, et donc de quel type d'objet il s'agit. En l'absence de tout contexte de découverte, la date probable de cette sculpture a été déduite de critères stylistiques.

Femme nue, mais coiffée avec soin

Debout, jambes jointes, la jeune femme est nue. Sa poitrine est plutôt menue, ronde et haut placée. De ses bras, il ne reste que des traces d'arrachement de l'ivoire : le bras droit tombait le long du corps, le gauche était replié devant la taille, paume de la main ouverte vers le ciel. Le poignet gauche était peut-être orné d'un bracelet. La tête, qui de face paraît directement posée sur les épaules, est en réalité au bout d'un cou projeté très en avant. La coiffure de la femme est faite de mèches ondulées, rassemblées et maintenues dans le dos par un noeud lâche au niveau des épaules. Cet arrangement n'est pas unique : la femme au manteau est coiffée exactement de la même façon.

Mystères égyptiens

La position du bras gauche est curieuse. Ce mouvement, bras serré sur le flanc et plié à l'horizontale devant le buste, surélève légèrement l'épaule : le sculpteur antique a bien représenté l'épaule gauche un peu plus haute que la droite. On connaît d'autres figures féminines archaïques dans la même position : celles qui sont intactes montrent une main gauche aux doigts serrés les uns contre les autres, et repliés vers le haut en cupule, comme pour maintenir un objet. Pourtant, cette main est vide ! Sur des statuettes comparables, mais plus tardives (Nouvel Empire et Basse Epoque), les femmes tiennent toujours quelque chose (chat, oiseau...). Les statuettes archaïques avaient-elles en main quelque chose d'amovible, qui a disparu ? S'agit-il d'un geste d'offrande conventionnel, dont la signification nous échappe ?

Une datation problématique

Trois statuettes d'ivoire présentent avec la nôtre des similitudes particulières (musées de Philadelphie, d'Oxford et de Londres). Toutes ont les seins beaucoup plus lourds, et des coiffures différentes, voire pas de cheveux du tout. Aucune des trois n'a l'épaule gauche surélevée. Celle du British Museum est stylistiquement la plus proche de celle du Louvre, notamment dans la minceur du corps, qui fait déjà penser aux canons de la beauté féminine dynastique, dans la longueur du cou, qui dégage déjà la tête, et dans le traitement du pubis, en pointillé (pour évoquer l'épilation ?). C'est, des trois, celle qui est considérée comme la plus tardive (Nagada II), soit peu de temps avant les premières dynasties, où la finesse du modelé et la subtilité du détail incitent à placer la statuette du Louvre.

Cartel

  • Figurine de femme nue

  • ivoire d'hippopotame

    H. : 12,80 cm.

  • E 14205

  • Antiquités égyptiennes

    Aile Sully
    1er étage
    L'époque thinite, vers 3100 - 2700 avant J.-C.
    Salle 21
    Vitrine 4 : Sculptures en ivoire de l'époque thinite (3100-2700 avant J.-C.)

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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