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Œuvre Flacon à deux compartiments tubulaires

Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines : Art chrétien et byzantin

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Flacon à deux compartiments tubulaires

© Musée du Louvre

Antiquités grecques, étrusques et romaines
Art chrétien et byzantin

Auteur(s) :
Marie-Bénédicte Astier

Les artisans du Proche-Orient se sont illustrés aux IVe et Ve siècles dans la production de petits flacons à khôl réalisés en argile, en bois, en roseau ou en verre, comme ici, selon la technique du soufflage à la volée. De minces filets de verre ont été appliqués sur le contenant, dessinant des spirales et des zigzags. Dotés d'un ou plusieurs compartiments, ces récipients étaient parfois accompagnés de bâtonnets de bronze, d'ivoire ou de verre qui servaient à appliquer le maquillage des yeux.

Une production orientale du IVe-Ve siècle après J.-C.

Bien qu'il soit impossible de déterminer exactement son lieu de fabrication, ce flacon en verre transparent est vraisemblablement une production orientale créée au IVe ou au Ve siècle de notre ère. Il est issu sans doute d'un atelier de Syrie - région où il a été découvert - ou bien de Palestine, qui était un foyer important de production et de diffusion d'oeuvres en verre semblables à celle-ci. Muni de deux compartiments tubulaires, ce petit récipient est un objet de toilette particulièrement répandu dans la partie orientale de l'empire romain, et abondamment produit jusqu'à l'époque islamique.

Un flacon à khôl

Il était destiné à contenir du khôl, un fard de couleur sombre que les femmes, mais également les hommes, utilisaient pour le maquillage des yeux et pour les vertus médicinales de ce composé de sulfure de plomb. Dans l'Antiquité, le khôl sert de remède et a une fonction prophylactique. Grâce à ses propriétés astringentes, il soigne les inflammations ophtalmiques et les infections dues aux insectes, un mal fréquent en Egypte et au Proche-Orient. Les flacons à khôl sont fabriqués dans des matériaux très divers, tels que l'argile, le bois ou le roseau ; les Palestiniens quant à eux ont eu une prédilection pour les contenants en verre, comme celui-ci. Ces récipients sont formés d'un à quatre compartiments et sont généralement accompagnés d'un petit bâton de bronze, de verre ou d'ivoire, permettant d'appliquer le fard sur les paupières et les cils.

La technique du verre soufflé

Ce flacon a été réalisé par soufflage à la volée, un procédé mis au point vers 50 avant J.-C. par les verriers de la côte orientale de la Méditerranée. La technique est identique à celle pratiquée encore de nos jours. Elle consiste à cueillir une petite quantité de verre en fusion, la "paraison" au bout d'une canne métallique creuse longue d'environ un mètre, puis à souffler dans la canne pour que la bulle de verre se gonfle. La paraison est ensuite roulée sur une surface plane, appelée "marbre", et travaillée à l'aide de divers outils pour obtenir la forme souhaitée. Le décor est rapporté sur l'objet après un temps de lent refroidissement : de minces filets de verre ont été appliqués sur le col et la panse de ce contenant de manière à dessiner des zigzags et des spirales.

Bibliographie

Arveiller V., "Le verre soufflé romain", Feuillet pédagogique du Musée du Louvre, 3, n 29, Paris, 1998.

Cartel

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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