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Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Groupe d'applique : Arrestation du Christ

Œuvre Groupe d'applique : Arrestation du Christ

Département des Objets d'art : Moyen Age

Objets d'art
Moyen Age

Auteur(s) :
Marie Cécile Bardoz

Le relief d’applique ajouré figure l’Arrestation du Christ. Judas, la main sur le bras du Christ s’apprête à l’embrasser. Derrière lui, deux bourreaux coiffés de bonnets et à l’air grimaçant, menacent le Christ. Le reste d’une main surplombant la tête du Christ évoque un troisième bourreau qui n’existe plus. Au premier plan, Saint Pierre tranche l’oreille de Malchus le serviteur du Grand Prêtre. Le graphisme des silhouettes et le style des visages est à rapprocher des œuvres de l’enlumineur Jean Pucelle († 1334) notamment le manuscrit des Heures de Jeanne d’Evreux (New York, Cloisters Museum).

L'Arrestation du Christ

Six personnages sont groupés les uns contre les autres : Judas, une main sur la tunique du Christ, s’apprête à l’embrasser ; derrière lui, deux hommes coiffés de bonnets, aux visages grimaçants et les bras levés, menacent Jésus ; au premier plan, en plus petit, saint Pierre, à l’aide d’une épée, tranche l’oreille de Malchus, serviteur du Grand Prêtre, figuré sous les traits d’un enfant.

Un groupe hétérogène

La plaque ajourée, au revers non travaillé, devait orner à l’origine un retable. Raymond Koechlin (1860-1931), le grand spécialiste des ivoires gothiques français, avait dénombré sept reliefs pouvant faire partie d’un même ensemble. De l’Arrestation du Christ  et de la figure du bourreau du Louvre, il avait rapproché le Christ aux outrages du musée Mayer van den Bergh d’Anvers, les Descentes de Croix  de New York et d’Oslo, les Saintes Femmes  du Victoria and Albert Museum de Londres et le Christ flagellé  de la collection Martin le Roy. Mais, la réunion des sept fragments à l’exposition Les Fastes du gothique  (Paris, Galeries du Grand Palais, 1981) démontra que sous l’apparente similitude de style, les reliefs étaient de mains différentes. Seuls, l’Arrestation du Christ et le Christ aux outrages d’Anvers sont de facture semblable.

L'influence de Jean Pucelle

Le style des figures s’apparente encore à celui des personnages issus de l’atelier du triptyque de Saint-Sulpice-du-Tarn du musée de Cluny. Cependant, l’ivoire a aussi subi l’influence des œuvres de l’enlumineur Jean Pucelle († en 1334), notamment le manuscrit des Heures de Jeanne d’Evreux  conservé au Cloisters Museum de New York, ce qui amènerait la datation du relief vers 1320-1330.

Bibliographie

- GABORIT-CHOPIN D., Les Ivoires du Moyen âge occidental, Fribourg, Office du Livre, 1978 (épuisé).

- Les Fastes du Gothique. Le Siècle de Charles V, catalogue de l’exposition : Paris, Grand-Palais, 1981-1982, notice 134 (D. Gaborit-Chopin).

- GABORIT-CHOPIN D., « Les Ivoires gothiques Français », Dossier de l’Art, Louvre-Trésors du Moyen Âge, n° 16, décembre 1993-janvier 1994, p. 34-43.

- Catalogue des collections du département des Objets d’art : D. Gaborit-Chopin, « Les Ivoires médiévaux »,  Paris, RMN, 2003, n° 135.

Cartel

  • Paris (vers 1320 - 1330)

    Groupe d'applique : Arrestation du Christ

  • Ivoire, traces de dorure

  • Ancienne collection Ch. Mège ; legs E. Mège, 1958 , 1958

    OA 9961

  • Objets d'art

    Aile Richelieu
    1er étage
    Jeanne d'Evreux
    Salle 3
    Vitrine 17

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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