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Œuvre La Folle monomane du jeu

Département des Peintures : Peinture française

La Folle Monomane du jeu

© 2010 Musée du Louvre / Angèle Dequier

Peintures
Peinture française

Auteur(s) :
Vincent Pomarède

Avec un autre portrait de femme (musée de Lyon) et trois hommes (Gand, Winterthur et Springfield), cette effigie de "monomane" dut être exécutée vers 1820.

Altérations mentales

Un des traits du romantisme a été de s'interroger sur la raison humaine et la folie. Les romantiques, comme les médecins de cette époque, pensaient qu'on pouvait lire sur les traits du visage la répercussion des altérations mentales. Géricault peint ici des êtres qui ont franchi les limites de la conscience et de la raison, des êtres placés dans une situation extrême. Dans un état dépressif après la réalisation du Radeau de la Méduse, Géricault peignit, peut-être à la demande du docteur Georget, médecin-chef à l'hôpital de la Salpêtrière, plusieurs portraits de fous, témoignages de ses recherches de réalisme, dans les limites les plus extrêmes. Aucune anecdote, aucun symbole mais une technique solide, une touche libre, une harmonie de vert et de brun où le blanc encadre le pauvre visage dont le regard ne cesse de nous interpeller. On ne peut qu'admirer la grandeur de ce portrait qui traduit avec sobriété l'égarement de la conscience de cette femme.

Société et folie

Géricault a peint des monomanes, fous qui focalisent leur déséquilibre sur un aspect précis tout en demeurant normaux dans le reste de leurs activités. Il a représenté le monomane du vol d'enfant (Springfield Museum of Art), du commandement militaire (Winterthur, Collection Oskar Reinhart), du vol (Gand, musée des Beaux-Arts et Lyon, musée des Beaux-Arts), du jeu (musée du Louvre). Dans chacun de ces portraits, individualisés et d'une analyse psychologique aiguë, Géricault a synthétisé une forme de la folie. Il s'agit, indépendamment de l'intérêt esthétique de ces oeuvres, d'un étonnant témoignage des relations entre la société et l'univers psychiatrique au XIXe siècle.

Collection d'un médecin de Baden-Baden

Ce tableau a été acquis par la société des Amis du Louvre qui en fit don au musée du Louvre en 1938. Retrouvé par hasard dans la collection d'un médecin de Baden-Baden, ce portrait, ainsi que quatre autres découverts en même temps, a appartenu aux peintres Henri Harpignies et Charles Jacque, avant d'arriver au musée du Louvre, séparé des autres tableaux qui furent dispersés au gré de ventes successives.

Cartel

  • Théodore GÉRICAULT (Rouen, 1791 - Paris, 1824)

    La Folle Monomane du jeu

  • H. : 0,77 m. ; L. : 0,65 m.

  • Don de la Société des Amis du Louvre, 1938

    R.F. 1938-51

  • Peintures

    Aile Sully
    2e étage

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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