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La Mélancolie

© 2009 RMN / Gérard Blot

Peintures
Peinture italienne

Auteur(s) :
Constance Lavagne d'Ortigue

Cette œuvre est une réplique avec variantes d'un tableau sans doute peint vers 1618 (Venise, Galleria dell'Accademia). Cette figure a parfois été désignée comme La Madeleine pénitente mais des rapports précis avec une gravure de Dürer (Melencolia I, 1514) permettent d'y reconnaître une allégorie de la Mélancolie.

Une allégorie avec tous ses attributs

La Mélancolie est représentée sous la forme d’une femme à genoux, le bras droit appuyé sur un massif de pierre. Elle soutient sa tête de la main gauche et paraît méditer profondément sur une tête de mort qu’elle tient de la main droite ; à ses pieds, se trouvent un chien attaché et différents attributs des sciences et des arts (une palette, des pinceaux, un fragment de statue, un livre). Derrière à gauche, sur un socle, une sphère, une clepsydre et dans le fond, apparaissent des ruines.
Fetti donne une interprétation très personnelle de la Mélancolie de Dürer (1471-1528) et le sujet est bien caractéristique du climat hermétique, astrologique et alchimique qui régnait à la cour de Ferdinand Gonzague au début de XVIIe siècle. Il y fait figurer les mêmes attributs tels le chien attaché, allusion probable à la fidélité, ainsi que la sphère et le compas, symboles des facultés de connaissance et de rationalité. La Mélancolie devient méditation sur la vanité et la caducité des affaires humaines qui s’opposent à l’immortalité de la science et de l’art.
En ajoutant un pampre de vigne et une vanité, l’artiste transforme la Mélancolie en une Madeleine pénitente et donne ainsi une lecture chrétienne du tableau. Enfin, il diffuse la leçon caravagesque qui se caractérise par le réalisme populaire, le goût de la mise en scène, la recherche de l’effet dramatique et par les contrastes d’ombre et de lumière.

Une rapide ascension

L’œuvre a été peinte pendant le séjour du peintre à Mantoue. On en connaît plusieurs versions dont la meilleure avec variantes, peinte pour Giorgo Contarini dagli Scrigni, est conservée à l’Académie de Venise. Fetti se forma à Rome aux côtés du peintre florentin Ludovico Cardi dit Cigoli (1559-1613) à un moment où se croisaient tous les talents novateurs du début du XVIIe siècle : Annibal Carrache, Caravage, Orazio Borgianni, Adam Elsheimer, Carlo Saraceni et Pierre-Paul Rubens. Il travailla à Mantoue comme peintre de cour au service de Ferdinand Gonzague avant de séjourner à Venise, de 1621 à 1623, à la suite d’un grave incident avec un aristocrate mantouan. Il devait y terminer sa brève carrière en peignant quelques chefs d’œuvre dont la Fuite en Egypte  (Vienne, Kunsthistorisches Museum) et ouvrait la voie à quelques suiveurs dont Johann Liss (1597-1630). Le style gras et lumineux de sa facture, la liberté d’invention de ses thèmes (les Paraboles) en font un des artistes les plus attachants du premier quart du XVIIe siècle.

Bibliographie

- LOIRE S., Peintures italiennes du XVIIè siècle du musée du Louvre, Florence, Gênes, Lombardie, Naples, Rome et Venise, Paris, 2006, p. 144-149.

Cartel

  • Domenico FETTI (Rome, 1588/1589 - Venise, 1623)

    La Mélancolie

    Vers 1618 - 1623 ?

  • H. : 1,71 m. ; L. : 1,28 m.

  • Collection de Louis XIV (acquis en 1685)

    INV. 281

  • Peintures

    Aile Denon
    1er étage
    Salvator Rosa
    Salle 13

Informations pratiques

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er mai et 25 décembre

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