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Œuvre L'Atelier d'un peintre

Département des Peintures : Peinture italienne

L'Atelier d'un peintre

© Musée du Louvre/A. Dequier - M. Bard

Peintures
Peinture italienne

Auteur(s) :
Constance Lavagne d'Ortigue

Magnasco a repris ce sujet à plusieurs reprises, dans des compositions voisines de celle-ci. Le modèle est ici un petit singe, souvent remplacé par un mendiant.

Un peintre anticonformiste

Dans un intérieur très pauvre, un peintre flanqué de sa famille, fait le portrait du singe savant. De profil à gauche, légèrement de dos, il commence à tracer avec son pinceau des traits sur sa toile posé sur un immense chevalet. A droite, une femme est assise, dépoitraillée, pressant de sa main droite son sein gauche vers lequel un enfant, posé sur ses genoux, tend les lèvres. Derrière elle, un homme tend la tête en avant pour suivre le travail du peintre. Dans d’autres versions, le singe est remplacé par un mendiant pittoresque vêtu de haillons avec un violon.
Ce tableau constitue une sorte d’Autoportrait dans lequel Magnasco expose une vision anticonformiste et critique de la figure de l’artiste présenté comme un peintre gueux. On retrouve les touches rapides et fluides du peintre sur certaines parties qui ressortent dans l’atmosphère générale de demi-obscurité. Ce peintre génois est l’un des plus surprenants que l’Italie du XVIIIe ait connus car son originalité tient autant à ses sujets de paysages tourmentés, tempêtes, sorcières, moines, brigands, prisons, couvents ou synagogues, qu’à son style fébrile et d’inspiration fantastique. 

Une carrière brillante

Formé d’abord à Gênes dans l’atelier de son père Stefano, Magnasco rejoignit l’atelier de Filippo Abbiati à Milan à partir de 1682. Il y fit la connaissance du paysagiste Peruzzini avec qui il collabora jusqu’à la mort de celui-ci et eut des relations avec divers paysagistes et ruinistes comme Clemente Spera, Marco Ricci (1676-1730) et Marco Tavella. Un long séjour à Florence, entre 1703-1710, lui donna l’occasion de rencontrer Sebastiano Ricci (1659-1734). Magnasco y étudia les gravures de Stefano della Bella (1610-1664) de Jacques Callot (1592-1635), ainsi que les tableaux flamands et hollandais de la collection du grand-duc Ferdinand de Médicis, ce qui contribua à renforcer le caractère anti-académique de ses œuvres.
De retour à Milan de 1710 à 1735, il travaille pour les grands seigneurs de cette ville, les Arese, les Carnedi et le comte Colloredo, gouverneur autrichien de Milan, pour qui il peignit entre 1720-1725 neuf tableaux représentant notamment la Leçon de catéchisme à l’intérieur du dôme, des Moines dans un réfectoire, et La Synagogue conservés à l’abbaye de Seitenstetten, en Autriche.
Il revient à Gênes en 1735 où il crée des œuvres intimes et attachantes dans l’esprit de Watteau.

Bibliographie

GUELFI Fausta Franchini, « Les Peintures d’Alessandro Magnasco au musée du Louvre », Revue du Louvre. La Revue des Musées de France, n° 5, 2002, p. 49-57.

Cartel

  • Alessandro MAGNASCO (Gênes, 1667 - Gênes, 1749)

    L'Atelier d'un peintre

    Vers 1730

  • H. : 0,43 m. ; L. : 0,29 m.

  • Legs du peintre Emile Wauters, 1934

    R.F. 3851

  • Peintures

    Aile Denon
    1er étage
    La peinture en Italie du Nord au XVIIIe siècle
    Salle 19

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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