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Le Mariage de la Vierge

© 1995 RMN / René-Gabriel Ojéda

Peintures
Peinture italienne

Auteur(s) :
Constance Lavagne d'Ortigue

Cette œuvre est le pendant de L'Adoration des bergers. Elle provient vraisemblablement d'une série de dix-sept Scènes de la vie de la Vierge inventoriées au XVIIIe siècle dans la chambre de la reine, au palais royal de Madrid, dont d'autres éléments sont conservés dans divers musées et collections espagnoles.

Une composition classique

Au milieu, la Vierge est représentée debout en robe rose et manteau bleu clair, tête nue, les cheveux châtains retombant autour du cou. Devant elle, un personnage, genou gauche à terre, lui présente un vase. A gauche, en manteau verdâtre, le grand prêtre lit dans un grand livre que soutient un jeune enfant tandis que saint Joseph, vêtu d’une robe violette et d’un manteau jaune, tient la branche fleurie. Plus loin, des lévites portent des flambeaux ; à droite, des jeunes filles agenouillées. La scène se passe sous une arcade de temple avec des têtes d’anges ailés dans les airs.
L’attitude de la Vierge évoque celle de la Sainte Suzanne (Rome, église Sainte-Marie-de-Lorette) de François Duquesnoy (1597-1643) dont elle s’inspire à maints égards. L’équilibre des formes, la gamme de couleurs froides et le format en largeur évoque le classicisme de Nicolas Poussin (1594-1665), et plus particulièrement sa première série des Sept sacrements (Belvoir Castle, collection du duc de Rutland).

Une carrière brillante

Peintre précoce, Luca Giordano travailla à Naples dans l’atelier de son père Antonio puis dans celui de Ribera. Son aisance et sa rapidité dans l’exercice de la peinture lui valut le surnom de « Luca Fa Presto ». Il se rendit à Rome où il fut profondément marqué par l’art de Pierre de Cortone.
Aimable pasticheur, Giordano exécutait avec la même facilité un tableau dans le style de n’importe quel peintre et grava à l’eau forte quelques estampes qui montrent ses qualités de dessinateur. Lors de ses voyages successifs dans les divers foyers artistiques de l’Italie, il copia les grands maîtres à Rome, Florence, Milan et à Venise, puis retourna à Naples avant de se mettre au service du grand duc Cosme III à Florence en 1667. Passant à celui du roi d’Espagne Charles II en 1692, il peignit à fresque le plafond de la chapelle et l’escalier de l’Escurial, avant de participer à la décoration du grand salon du Buen Retiro et de la voûte de la chapelle royale à Madrid. A la mort du roi, Giordano accompagna à Naples le nouveau souverain et peignit  la sacristie de la Chartreuse Saint Martin (1704), chef d’œuvre baroque de peinture claire.

Bibliographie

- FERRARI O., « Les Scènes de la vie de la Vierge de Luca Giordano (1634-1705) », Revue du Louvre et la Revue des musées de France, 2004, n° 4, p. 61-66.

- LOIRE S., Peintures italiennes du XVIIe siècle du musée du Louvre, Florence, Gênes, Lombardie, Naples, Rome et Venise,  Paris, 2006, p. 172-176.

Cartel

  • Luca GIORDANO (Naples, 1634 - Naples, 1705)

    Le Mariage de la Vierge

    Vers 1688

  • H. : 1,15 m. ; L. : 1,35 m.

  • Legs Louis La Caze, 1869

    M.I. 868

  • Peintures

    Aile Denon
    1er étage
    Salvator Rosa
    Salle 13

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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