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Œuvre Le taureau Apis

Département des Antiquités égyptiennes : Croyances religieuses et funéraires

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Le taureau Apis

© Musée du Louvre/C. Décamps

Antiquités égyptiennes
Croyances religieuses et funéraires

Auteur(s) :
Élisabeth David

Cette grande statue en calcaire représente le taureau Apis, l'un des animaux sacrés les plus importants d'Égypte. Il passait pour être la réplique terrestre du dieu Ptah, et son pelage noir et blanc présentait des signes distinctifs. Sur la statue, l'aspect solaire du dieu est évoqué par le disque entre les cornes de l'animal, avec le cobra Uræus dressé au centre de l'astre. Au moment de sa découverte, la sculpture était entièrement peinte.

Un animal pas tout à fait ordinaire

La statue fut trouvée par Auguste Mariette dans une chapelle ouvrant sur l'allée processionnelle du Sérapéum, entre deux sanctuaires construits par les rois Nectanébo Ier et Nectanébo II. Apis est représenté marchant l'amble, les deux pattes gauche en avant, ce qui n'est pas une allure de taureau ordinaire ! De la peinture qui couvrait la statue à l'origine, il ne reste aujourd'hui que des traces noirâtres sur les flancs. La sculpture, puissante et sobre, est bien caractéristique de la statuaire animalière de Basse Époque.

Heureux comme un taureau en pâte

L'animal, reconnu pour être la représentation vivante du dieu, était unique de son vivant : il devait avoir tous les poils de la queue fourchus, et une bosse en forme de scarabée sous la langue ; son pelage noir et blanc, sans aucun poil roux, devait posséder des marques en forme de triangle sur le front, de rapace aux ailes déployées sur les épaules, et de demi-lune sur les flancs... Une fois découvert, il était mené au sanctuaire d'Apis, et y coulait une vie de taureau privilégié, en compagnie de sa mère. À sa mort, il était momifié et ses viscères étaient conservés dans des vases canopes, tout comme pour des humains. L'animal était placé dans un grand sarcophage de pierre situé dans une chambre souterraine, dans la nécropole des taureaux sacrés. On plaçait à proximité des stèles votives, qui constituent aujourd'hui une source de documentation précieuse, surtout de nature chronologique (voir N 406).

Le Sérapéum et le culte d'Apis

Ce complexe funéraire souterrain décrit par des voyageurs grecs et connu sous le nom de Sérapéum fut dégagé par l'égyptologue français Auguste Mariette à partir des années 1850. Il se situe dans la nécropole de Saqqara, non loin de l'ancienne cité de Memphis, près du Caire actuel. Si le culte du taureau Apis est connu depuis les débuts de la civilisation égyptienne, les tombes les plus anciennes retrouvées datent du Nouvel Empire, sous le règne d'Aménophis III, vers 1390 av. J.-C.. Les lieux de sépulture plus anciens restent encore à découvrir sur ce site, qui fut fermé au IVe siècle avec l'avènement du christianisme comme religion d'État.

Bibliographie

G. ANDREU, M. H. RUTSCHOWSCAYA, C. ZIEGLER, L'Egypte au Louvre, Hachette, Paris, 1997, p. 200-201, notice n 101.

Cartel

  • Le taureau Apis

    règne de Nectanébo Ier ? (379 - 361 avant J.-C.), 30e dynastie

    Sérapéum de Saqqara

  • calcaire autrefois peint

    H. : 1,26 m. ; l. : 1,76 m.

  • N 390

  • Antiquités égyptiennes

    Aile Sully
    Rez-de-chaussée
    Les animaux et les dieux
    Salle 19

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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