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Œuvre Lustre

Département des Antiquités égyptiennes : Egypte chrétienne (IVe - XIIe siècle apr. J.-C.)

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Lustre

© Musée du Louvre/G. Poncet

Antiquités égyptiennes
Egypte chrétienne (IVe - XIIe siècle apr. J.-C.)

Auteur(s) :
Cédric Meurice

Ce lustre en bronze, destiné à éclairer une église, est composé d'un cylindre portant une inscription en grec signifiant "Marie, fille de Lévi", surmonté par des pieds amovibles en forme de dauphins supportant des bobèches, petits récipients en verre contenant l'huile. Cet élément était suspendu par trois longues chaînes, et apportait une véritable couronne de lumière à l'intérieur de l'édifice, dépassant l'intensité lumineuse des communes lampes en terre cuite à un seul bec.

Le lustre

Ce luminaire fait partie de la série des lustres à branches articulées, objets à suspendre possédant plusieurs sources lumineuses. Le corps principal est composé par un large cylindre au centre duquel prend place un bandeau avec des lettres grecques ajourées, courant tout autour et signifiant "Marie, fille de Lévi". Le début et la fin de l'inscription sont séparés par un motif en forme d'épi. Le bas du cylindre est renforcé par un pied, offrant la possibilité de poser le lustre. La position de trois longues chaînes en laiton destinées à permettre la suspension de l'ensemble, ménage trois groupes amovibles de quatre profils de dauphin. La bouche de chacun des douze dauphins tient chaque charnière composée de deux anneaux reliés au cylindre principal. La queue redressée du cétacé porte un anneau tenant les petits récipients à huile, aussi nommés bobèches (celles-ci sont modernes). L'objet a donc douze sources de lumières (polylychnion). Ce lustre, pratique grâce à ses bras articulés et son pied, pouvait être déplacé facilement à l'intérieur de l'église et était aisément transportable. On le rangeait à l'intérieur d'un meuble, au même titre que d'autres mobiliers liturgiques. On connaît des exemplaires islamiques et arméniens de ces lustres à corps cylindrique et bras articulés.

Le dauphin

En Égypte chrétienne, le thème du dauphin est très fréquent, notamment dans le domaine du luminaire. Les Apôtres sont assimilés à des dauphins car ils sauvent les âmes égarées, tout comme le mammifère marin sauve les naufragés. Le nombre de douze dauphins ne serait pas un hasard et pourrait avoir une valeur symbolique. Sa fonction purement décorative est également importante. Ici, l'ingéniosité de l'artisan a permis d'utiliser au mieux le corps de l'animal.

La fonction de l'objet

La première fonction de cet objet est bien sûr d'éclairer la salle. Mais, par sa matière, ses dimensions, le nombre de ses bobèches et son inscription, il a été probablement commandé par une riche pratiquante. Associant son nom à un métier ou à un souhait, elle l'aura offert à une église. Le lieu où cet objet a été découvert en Egypte n'est pas connu ; les hypothèses émises sont donc à prendre avec prudence.

Bibliographie

Byzance, Catalogue d'exposition, Louvre, Paris, 1992-1993, n°68, p. 121.

- BENAZETH D., L'Art du métal au début de l'ère chrétienne, Paris, RMN, 1992, p. 124, 144, 145, 146, 147, 156.

Cartel

  • Lustre

    Ve - VIIe siècle après J.-C.

    provenance inconnue

  • bronze ; les bobèches en verre sont modernes

    H. : 18 cm. ; D. : 48,50 cm.

  • E 11916 (3)

  • Antiquités égyptiennes

    Aile Denon
    Entresol
    Salle de Baouit (salle actuellement fermée)
    Salle C

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
24 et 31 décembre 2014 : ouvert jusqu'à 17h

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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