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Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Marie de Médicis (1573 - 1642), reine de France
Œuvre Marie de Médicis (1573 - 1642), reine de France
Département des Peintures : Peinture flamande
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Marie de Médicis (1573-1642), reine de France depuis 1600
© 2007 RMN / Thierry Le Mage
Peintures
Peinture flamande
Ce majestueux portrait, exécuté sans doute vers 1609-1610, est considéré comme le seul témoignage du décor composé de vingt-huit portraits de rois et de reines de France commandé à Jacob Bunel et François Pourbus pour la Petite Galerie du Louvre, décor malheureusement détruit par un incendie en 1661. Marie de Médicis, reine de France et épouse d'Henri IV, parée de bijoux somptueux pose avec solennité dans ses habits de couronnement.
Une reine dans toute sa splendeur
Sous un large dais rouge et lilas, frangé d’or, se détachant sur une tenture grenat fermant une niche encadrée de deux colonnes, telle apparaît, âgée de trente sept ans et à la veille de son couronnement, Marie de Médicis, reine de France, fille de François de Médicis, grand duc de Toscane et de Jeanne d’Autriche. La pose officielle, un peu figée, est accentuée par la présence de cet impressionnant costume d’apparat en velours d’un bleu profond semé de fleurs de lys brodées d’or qui met particulièrement en valeur les carnations pâles et légèrement rosées de la reine. Sur ses épaules, un manteau du même tissu fleurdelysé que la robe présente deux larges revers d’hermine et son corsage de soie blanche, terminé par une basque en forme de cœur, a des manches très raffinées dont les crevés sont généreusement ponctués de perles et de pierreries. De trois quarts vers la droite, en pied, la future reine arbore de magnifiques bijoux : des pendants d’oreille, un collier et des bracelets d’énormes perles, ainsi qu’une couronne de perles et de pierreries ornée d’un splendide diamant, qu’elle porte à la fois avec naturel, mais avec aussi une majesté certaine. Son visage, dont le regard est un rien songeur, sort d’un haut col de dentelle en éventail, assorti aux manchettes de sa robe.
Un portrait de parade
Cet exemple, très représentatif du portrait de parade dans la tradition italo-espagnole du XVIe siècle, use de la mise en scène conventionnelle qui l’accompagne d’ordinaire, à savoir, les lourdes draperies d’honneur, les colonnes et un dallage palatial en marbre. Le genre de ce portrait, très officiel, est en outre déterminé par le personnage représenté et, autant par les dimensions elles-mêmes que par le traitement, on peut y voir clairement l’affirmation d’une puissance et d’un pouvoir affichés. Le costume cérémonieux, l’incomparable richesse des joyaux, la pose académique et la position des mains, parlent ici d’eux-mêmes. Pourbus s'est justement attaché à soigner cette théâtralité tout en gardant une dimension humaine au personnage.
Une dynastie de peintres
Dans l’art des Pays-Bas, le nom de Pourbus représente à lui seul toute une dynastie de peintres. Peu de précisions pourtant sur la vie de Frans Pourbus, dit le Jeune pour le distinguer de son père Frans l’Aîné (1545/46-1581), sont parvenues jusqu’à nous, si ce n’est qu’il perdit ce dernier prématurément et que ses débuts restent obscurs. Né à Anvers, il commencera probablement sa formation dans l’atelier de son grand-père Pieter Pourbus (1523/24-1584).
S’il quitta la Flandre pour la France, on suppose toutefois qu’il n’y vint pas avant 1600. Il fit en effet un voyage en Italie et fut même appelé auprès du duc de Mantoue, exécutant alors plusieurs portraits de la famille ducale. Il assista à la seconde moitié du règne de Henri IV et s’installa définitivement dans notre pays. Portraitiste de la cour, et célèbre peintre de portraits dont le talent fut salué par les cours de l’Europe entière, il réalisa également des toiles religieuses, notamment pour certaines églises de Paris.
Bibliographie
- MICHEL Edouard, Musée national du Louvre, catalogue raisonné des peintures du Moyen-Age, de la Renaissance et des Temps modernes. Peintures flamandes du XVème et du XVIème siècle, Paris : Éditions des Musées Nationaux, 1953- Le Siècle de RUBENS, "Portrait de Marie de Médicis, reine de France", Catalogue de l'exposition : notice n° 172, Bruxelles : Musée des Beaux-Arts, 1965
- FOUCART Jacques, Cartel du tableau, 2004
Cartel
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Frans POURBUS le Jeune (Anvers, 1569 - Paris, 1622)
Marie de Médicis (1573-1642), reine de France depuis 1600
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H. : 3,07 m. ; L. : 1,86 m.
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Sans doute aliéné à la Révolution ; racheté par la Chambredes Pairs (Sénat) en 1815 ; transféré au Louvre en 1816
INV. 1710
Informations pratiques
Adresse :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
Téléphone :
+ 33 (0)1 40 20 53 17
Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre
