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Masque grimaçant

© 1993 RMN / Hervé Lewandowski

Antiquités orientales
Levant

Auteur(s) :
Alain Duclos

Entre le VIIe et le IIe siècle av. J.-C., les artisans phéniciens diffusent dans tout le monde méditerranéen une production originale de masques anthropomorphes en terre cuite. Pouvant être utilisés lors de cérémonies religieuses ou de manifestations théâtrales, ces objets sont aussi déposés dans les tombes aux fins de protéger le défunt des démons de l'au-delà.

Un bel exemple de masque carthaginois en terre cuite

À la fin du IXe siècle av. J.-C., les Phéniciens fondèrent sur le territoire de la Tunisie actuelle, Qart Hadasht ou " ville neuve", nom que les Romains ont transformé en Carthage. Ce masque de terre cuite, à échelle humaine, provient de fouilles menées dans la nécropole au début du XXe siècle. Il figure un visage grimaçant orné de pastilles sur le front et les joues. Il présente aussi un dessin de courbes sensées représenter des rides. Le terme de masque est utilisé dans le vocabulaire archéologique pour désigner des représentations plastiques, limitées au visage, avec des ouvertures correspondant aux yeux et dans la plupart des cas à la bouche. Ces masques sont des produits bien connus de l'artisanat phénicien. Ils ont connu une ample diffusion en Occident, on en trouve en Grèce, sur l'île de Chypre, en Sardaigne, en Afrique du Nord et en Espagne.

Les différents types de masques

Comme celui présenté ici, les masques virils constituent la catégorie la plus ancienne découverte à Carthage. Les "masques grotesques" et les "masques grimaçants" sont fréquents, le groupe des "grimaçants" est le plus vaste. Les deux groupes remontent au VIIe siècle et perdureront jusqu'au IIe siècle av. J.-C. Si le premier groupe relève de modes formels et de techniques qui tomberont rapidement en désuétude, au contraire pour le groupe des grimaçants, les traits grotesques et la standardisation iront en s'accentuant, avec une remarquable habileté technique, ainsi on peut observer les trous pour l'application de bijoux et des surfaces curvilignes plates autour de la bouche pour accentuer l'effet de grimace.

La fonction des masques

Les ouvertures, correspondant aux yeux et à la bouche, en indiqueraient l'utilisation par des êtres vivants. Ainsi certains, grandeur nature, auraient pu être portés par des prêtres ou des fidèles au cours de cérémonies religieuses. Ce peut être le cas, par exemple, pour ceux trouvés à Chypre et ceux du sanctuaire d'Artémis Orthia à Sparte en Grèce. D'autres, plus petits, pourraient avoir été appliqués à des simulacres et à des statues. Le plus souvent, on attribue aux masques trouvés dans les tombes, comme c'est le cas ici, une fonction à dominante apotropaïque : en effet, en milieu funéraire, ces masques sont là pour protéger les défunts en effrayant les démons.

Cartel

  • Masque grimaçant

    Fin VIIe siècle - début VIe siècle avant J.-C.

    Carthage, Tunisie

  • Terre cuite

  • Don P. Gauckler

    AO 3242

  • Antiquités orientales

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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