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Paire de torchères

© 1995 RMN / Michèle Bellot

Objets d'art
XIXe siècle

Auteur(s) :
Barbier Muriel

André-Antoine Ravrio (1759-1814) réalisa cette paire de candélabres l'année où il se retira. Il s'agit donc de l'une de ses dernières œuvres. Ces deux candélabres en forme de victoires ailées sont très marqués par le goût pour l'Antiquité qui s'accentua sous le premier Empire. Malgré leurs qualités techniques et esthétiques, on ne sait pas pour qui ni pour quelle destination ces œuvres ont été réalisées.

Des candélabres à l'antique

Chaque candélabre est composé d'un pied trapézoïdal en bronze patiné soutenu par des pattes à griffes et orné de putti ailés et de rinceaux végétaux en bronze doré. Sur ce socle se tient une victoire ailée, vêtue d'une tunique courte et chaussée de sandales. Chaque victoire tend un vase en bronze doré d'où sortent treize bras de lumière ornés d'une feuille de laurier et terminé par des binets et des bobèches d'une grande sobriété. Ces victoires ailées rappellent la statuaire hellénistique par leur tunique plissée et leur courte chevelure frisée ; elles s'inscrivent dans le style défini par les architectes Charles Percier et François Fontaine, qui s'inspirait de l'Antiquité gréco-romaine tout en en la réinterprétant.

Un modèle répété

Plusieurs candélabres de cette forme sont connus. La paire du Louvre date de 1814. Une paire semblable est conservée au musée de l'Ermitage de Saint-Petersbourg mais est datée de 1819. Cette dernière paire a sans doute été exécutée par le successeur de Ravrio Louis-Stanislas Lenoir, qui s'est contenté de répéter les créations de Ravrio. Des modèles identiques sont connus à Ludwigsburg et à la Maison Blanche. Une dernière paire est visible sur une aquarelle de Klose représentant la "pièce chamois" du Kronprinzenpalais de Berlin et qui révèle que Frédéric-Guillaume III possédait une paire de candélabres analogue à celle du Louvre. Toutes ces œuvres ne permettent néanmoins pas de savoir qui fut le destinataire des candélabres du Louvre ni pour quel lieu ils furent créés.

La notoriété de Ravrio sous le premier Empire

André-Antoine Ravrio appartenait à une famille d'artistes célèbres liés avec des ébénistes Van der Cruse. Son cousin, le peintre Henri-François Riesener, a fait deux portraits de lui aujourd'hui conservés au département des peintures du Louvre. Ravrio avait choisi le métier de son père, celui de bronzier, et devint très vite un artisan recherché à la fin de l'Ancien Régime. Sous le premier Empire, il connut une grande notoriété et devint, ainsi que d'autres bronziers (Thomire, Galle, Feuchère), fournisseur officiel de la Maison impériale. Le garde-meuble lui passa des commandes pour le château de Fontainebleau et il travailla pour Murat, pour la famille Bonaparte et pour les cours étrangères. Les dimensions exceptionnelles et la qualité du travail du bronze des deux candélabres du Louvre permettent de prendre la mesure de ce succès.

Cartel

  • André-Antoine RAVRIO (1759 - 1814)

    Paire de torchères

    1814

    Paris

  • Bronze doré et patiné

    H. : 1,60 m.

  • Don du Groupe FINACOR, 1995 , 1995

    OA 11803, OA 11804

  • Objets d'art

    Aile Richelieu
    1er étage
    Finacor
    Salle 73

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
24 et 31 décembre 2014 : ouvert jusqu'à 17h

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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Informations complémentaires

Signé et daté : RAVRIO FECIT.PARIS 1814.