Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Plaque dite "du Paradis terrestre"

Œuvre Plaque dite "du Paradis terrestre"

Département des Objets d'art : Haut Moyen Age

Plaque dite "du Paradis terrestre"

© 1985 RMN / Daniel Arnaudet

Objets d'art
Haut Moyen Age

Auteur(s) :
Bardoz Marie-Cécile

Les personnages, animaux et monstres, illustrent, les descriptions des Étymologies d'Isidore de Séville. Ces représentations sont sculptées au revers d'un feuillet de diptyque du consul Aréobindus (Constantinople, 506).

Les différents ordres de la Création

La plaque est sculptée au revers d'un feuillet de diptyque d'Aréobindus, consul à Constantinople en 506. Le manque d'approvisionnement en ivoire d'éléphant dans la seconde moitié du IXe siècle explique le remploi du revers de ce feuillet. La partie centrale se divise en sept registres sur lesquels sont répartis de haut en bas : Adam et Ève nus ; centaures et sirènes ; satyres, cynocéphales et minotaure ; griffon, lions et licorne ; cerf, bélier, taureau et bouc ; cheval, dromadaire et sanglier ; éléphant et caméléon. En dépit de la présence d'Adam et Ève, il ne s'agit pas d'une illustration du Paradis terrestre mais d'une transcription des différents ordres de la Création. Cette description est extraite d'un texte d'Isidore de Séville, Les Étymologies (VIIe siècle) en partie repris par Raban Maur vers 844 dans le De Universo.

Les ivoires à l'époque de Charles le Chauve

La beauté plastique qui se dégage de cet ivoire provient en partie de l'onctuosité du modelé et de l'acuité avec laquelle l'artiste a su fidèlement représenter la faune et la flore. Elle dénote également une connaissance parfaite et une appréhension des modèles antiques. La plaque peut être rapprochée du Flabellum (éventail liturgique) de Tournus conservé au musée du Bargello de Florence. Les représentations d'animaux et de monstres y sont analogues. Le type des personnages figurés sur l'étui de l'éventail est identique à celui d'Adam et Ève sur la plaque du Louvre. Tous deux proviennent d'un atelier d'ivoiriers travaillant dans l'entourage de Charles le Chauve, vers 870.

Bibliographie

Lasko Peter, Ars Sacra, 800-1200, Pelican History of Art, Harmondsworth, 1972 ; 2e éd. corrigée, Yale University Press, 1994.

Gaborit-Chopin Danielle, "Le Flabellum de Tournus : son origine et sa place dans l'art carolingien", in Saint-Philibert de Tournus. Histoire. Archéologie. Art. Actes du colloque du centre international d'Études romanes, 15-19 juin 1994, Tournus, 1995, pp. 585-612.

Gaborit-Chopin Danielle, La Neustrie. Les pays au nord de la Loire de Dagobert à Charles le Chauve (VII-IXe siècles), Rouen, musée des Antiquités de la Seine-Maritime, n 120, 1985-1986.

Gaborit-Chopin Danielle, Les Ivoires médiévaux, Paris, Editions de la Réunion des musées nationaux, 2003, n 41.

Cartel

  • Entourage de Charles le Chauve

    Plaque dite "du Paradis terrestre"

    Vers 870 - 875

  • Ivoire

    H. : 34 cm. ; L. : 11 cm. ; Pr. : 0,90 cm.

  • Acquisition 1863

    OA 9064

  • Objets d'art

    Aile Richelieu
    1er étage
    Charlemagne
    Salle 1

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

Information in other languages

Newsletter

Achetez votre billet