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Retable de la Crucifixion

© 1990 RMN / Daniel Arnaudet

Objets d'art
Renaissance

Auteur(s) :
Sophie Baratte

Ces deux retables ornaient depuis le XVIe siècle les autels placés contre le jubé de la chapelle haute du palais de Paris, la Sainte-Chapelle. Commandés en février ou mars 1553 à Léonard Limosin, ils ont pour thèmes la Crucifixion et la Résurrection du Christ, accompagnées dans les médaillons par les portraits de François Ier, Claude de France, son épouse, Henri II et Catherine de Médicis. Les anges portant les instruments de la Passion ont été réalisés d’après des dessins de Nicolo dell’Abate.

Historique

Ces deux retables ont sans doute été mis en place pour les fêtes de l’Assomption en 1553, comme l’indique la commande publiée récemment. Retirés de la Sainte-Chapelle au moment de la Révolution, ils ont été recueillis par Alexandre Lenoir et montés au musée des Monuments français, rue des Petits-Augustins, sur le socle de la reconstitution du tombeau de Diane de Poitiers, maîtresse d’Henri II. Remis au musée du Louvre en 1816, ils ont été exposés dans la galerie d’Apollon.

Les modèles

La bibliothèque de l’École nationale des Beaux-Arts conserve neuf dessins attribués à Nicolo dell’Abate, artiste italien appelé en 1552 sur le chantier de Fontainebleau pour seconder son compatriote Francesco Primaticcio, dit Le Primatice. Ces dessins conservent encore les traces des trous du piquetage qui a permis leur transfert sur un autre matériau, ici le cuivre recouvert d’une couche d’émail. Ces modèles révèlent les liens étroits de Léonard Limosin avec l’École de Fontainebleau : la commande précise en effet que la Crucifixion, la Résurrection, les portraits royaux et les médaillons de la Passion devront être faits suivant les « pourtraicts », c’est-à-dire les dessins, de Léonard Limosin. Aux dessins des huit anges s’ajoute celui du médaillon de la Prière au jardin des oliviers, également attribué à Nicolo dell’Abate.

La technique

Léonard Limosin utilise des paillons d’argent sous des émaux translucides pour certains vêtements. Les émaux colorés sont placés sur une première couche blanche. Sur les bandes entourant la Crucifixion, on peut admirer des dessins en camaïeu d’or sur fond noir ou bleu. Ce retable reproduit les emblèmes de François Ier tandis que celui de la Résurrection porte ceux de son fils Henri II.

Bibliographie

- BARATTE Sophie, Léonard Limosin au musée du Louvre, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1993.

Cartel

  • Léonard LIMOSIN

    Retable de la Crucifixion

    1553

    Limoges

  • Émail peint sur cuivre

    H. : 1,06 m. ; L. : 0,74 m.

  • Provient de la Sainte-Chapelle de Paris

    MR 208 1

  • Objets d'art

    Aile Richelieu
    1er étage
    Henri II
    Salle 22
    Vitrine 1

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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