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Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Statuette de déesse nue debout
Œuvre Statuette de déesse nue debout
Département des Antiquités orientales : Après la Conquête d'Alexandre
Antiquités orientales
Après la Conquête d'Alexandre
Des figurines nues, en albâtre, réalisées à l'époque parthe, entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle ap. J.-C. perpétuent une technique millénaire, celle de la sculpture composite mêlant plusieurs matériaux. Souvent assimilées à Ishtar, déesse mésopotamienne de la sexualité et de la fertilité, ces statuettes de style gréco-babylonien étaient déposées dans les tombes.
Une figurine découverte dans une tombe
Cette statuette en
Un style gréco-oriental
Cette figurine en albâtre, au modelé gracieux, représente une femme nue, debout, le bras droit tombant et le bras gauche replié, la paume de la main tournée vers le haut. La tête porte une coiffure en stuc surmontée d'un croissant doré. Les yeux sont incrustés de rubis. La bouche est petite, le menton est arrondi. Les oreilles sont percées et ornées de pendants en or. Le cou est ceint d'un collier également en or. La poitrine, haute, est bien modelée. Les bras sont articulés et sont attachés à l'aide d'un fil, sans doute en or à l'origine. La taille est fine, les hanches sont larges et arrondies. Le nombril est serti d'un rubis. Les cuisses et les jambes sont rapprochées. Bien que le modelé obéisse aux règles des canons de l'art grec, l'utilisation de plusieurs matériaux tels que l'or, le stuc, l'albâtre et la pierre précieuse relève d'une tradition bien mésopotamienne. L'Ishtar babylonienne, déesse de la sexualité et de la guerre, épouse des formes grecques pour se métamorphoser en Aphrodite.
Principe féminin ? Symbole de renaissance ?
Si l'on s'accorde volontiers à reconnaître dans cette odalisque l'ancienne déesse mésopotamienne Ishtar, assimilée également à Vénus, on ne sait que peu de choses en revanche quant à la signification de ces figurines. Peut-être sont-elles des évocations de principes féminins : sexualité, maternité ? Une autre hypothèse établirait une relation entre ces figurines et les défunts qu'elles accompagnent dans la tombe : plus qu'une représentation de la divinité (Ishtar), elles seraient comme le propose Françoise Tallon, "l'image idéalisée de la personne défunte se mettant sous la protection d'une divinité de la fécondité".
Bibliographie
- TALLON Françoise, "Les rubis d'Ishtar : étude archéologique", in Cornaline et pierres précieuses : la Méditerranée, de l'Antiquité à l'Islam, Actes du colloque organisé au musée du Louvre par le Service culturel, les 24 et 25 novembre 1995 et établis par Annie Caubet, La Documentation française, Paris, 1999, pp. 229-243.
Cartel
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Statuette de déesse nue debout
Époque parthe, 143 av. J.-C. - 224 ap. J.-C.
Nécropole de Hillah, Babylone, Mésopotamie
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Albâtre, rubis, or
H. : 24,80 cm.
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Don Delaporte, 1866
AO 20217
Informations pratiques
Adresse :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
Téléphone :
+ 33 (0)1 40 20 53 17
Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre
Questions d'enfants
Statuette de femme nue debout
Françoise Demange, conservateur au département des Antiquités orientales du musée du Louvre répond aux questions des élèves du CM2 de l’École primaire du 104 rue de Belleville à Paris.
Mini-site
Voir le mini-site Babylone.
