Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Stèle de Philis

Œuvre Stèle de Philis

Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines : Art grec classique (du Ve au IVe siècle av. J.-C.)

Stèle funéraire de Philis

© 2007 RMN / Hervé Lewandowski

Antiquités grecques, étrusques et romaines
Art grec classique (du Ve au IVe siècle av. J.-C.)

Auteur(s) :
Marie-Bénédicte Astier

Cette stèle funéraire représente la défunte, Philis, fille de Cléomédès. Assise, la jeune fille extrait d'un coffret un rouleau ou une bandelette. De par son style et son iconographie, très proches de ce que l'on trouve sur le Parthénon à la même époque, ce relief témoigne du rayonnement de l'art athénien du Ve siècle av. J.-C. dans les ateliers insulaires comme à Thasos.

La défunte

Cette stèle funéraire représente la défunte, Philis, fille de Cléomédès, comme l'indique l'inscription sur le bandeau supérieur. Les cheveux enserrés dans un linge appelé cécryphale, la jeune fille est vêtue d'une tunique à manches, le chiton, et d'un manteau, l'himation. Elle est assise, les pieds posés sur un tabouret bas et à pattes de lion. Elle extrait d'un coffret un rouleau ou une bandelette, dans un geste de la vie quotidienne qui évoque peut-être la mort ou l'initiation à un culte à mystères.

Forme et décor de la stèle

Le décor de cette stèle associait la sculpture en bas-relief à la peinture, aujourd'hui perdue. Celle-ci rehaussait et complétait certains éléments, comme les lanières des sandales. Témoin de l'évolution typologique des reliefs funéraires, celui-ci est en forme de naïscos (terme qui signifie "petit temple", en grec). La figure de la défunte s'intègre dans un cadre architectural encore modeste dont il ne reste qu'un bandeau en saillie et qui devait être couronné d'un fronton.

Une production insulaire proche du classicisme athénien

Ce bas-relief aux dimensions imposantes provient de l'île septentrionale de Thasos. Cette ancienne colonie de Paros entre dans la ligue de Délos au Ve siècle av. J.-C. ; elle est ainsi ouverte aux influences athéniennes. Au confluent du style sévère et du style classique, cette oeuvre rappelle les déesses de la frise du Parthénon, par l'attitude de Philis, sa physionomie et le rendu en perspective du buste et du coffret.

Bibliographie

Hamiaux (M.), Les sculptures grecques, I, 2e édition, Paris, 2001, p. 108, n 97.
Holtzmann (B.), Etude de la sculpture thasienne. Les reliefs, Paris, 1988, p. 661-671, pl. 176-178.
Mer Egée Grèce des Iles, Paris, Musée du Louvre, 1979, p. 217-218, n 153, fig.
Devambez (P.), "La stèle de Philis et les tendances archaïsantes à Thasos", Bulletin de Correspondance Hellénique, 55, 1931, p. 413-422, pl. 21.

Cartel

  • Stèle funéraire de Philis

    Vers 450 avant J.-C. ?

    Trouvée dans le port de Panaghia (Liménas), île de Thasos, vers 1862

  • Marbre de Thasos

    H. : 1,53 m. ; l. : 0,91 m. ; Pr. : 0,18 m.

  • Mission E. Miller, 1865

    N° usuel Ma 766

  • Antiquités grecques, étrusques et romaines

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

Information in other languages

Newsletter

Achetez votre billet