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Œuvre Stèle funéraire aux deux orants

Département des Antiquités égyptiennes : Egypte chrétienne (IVe - XIIe siècle apr. J.-C.)

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Stèle funéraire

© 2009 Musée du Louvre / Georges Poncet

Antiquités égyptiennes
Egypte chrétienne (IVe - XIIe siècle apr. J.-C.)

Auteur(s) :
Christiane Lyon-Caen

"Seigneur, donne le repos à l'âme de tes serviteurs Anba Kir et Ioanna sa soeur ils se sont reposés dans la paix le 11 pharmouthi 15e indiction." Sous une double arcature les deux protagonistes de cette épitaphe adoptent pour l'éternité l'attitude de l'orant. Morts en avril, le prêtre et sa soeur présentent à Dieu des mains d'une ampleur inusitée, témoignage de leur ferveur ou incompétence du sculpteur ?

Les orants

Les deux défunts, membres d'une même famille, décédés le même jour, portent le costume traditionnel du monde romain : longue tunique à manches agrafées à laquelle s'adjoint, pour la femme, un voile couvrant les cheveux. Légèrement déhanchés, toujours dans l'esprit gréco-romain, Père Kyr et Ioanna prient sous deux arcs jumeaux reposant sur des colonnettes à chapiteaux.

L'inscription

Occupant toute la moitié supérieure de la stèle, l'épitaphe est gravée en lettres grecques peu soignées. La formulation n'est pas originale. Ce qui lui confère un intérêt général provient du fait que les noms possèdent une consonance grecque - et non égyptienne. Les titres ecclésiastiques sont toujours mentionnés, contrairement aux métiers (ici Kyr était prêtre). Si le jour et le mois sont très souvent précisés l'année l'est rarement, l'indiction ne pouvant en tenir en lieu, car elle désigne une période de quinze ans entre deux révisions cadastrales. Nos orants sont donc morts la dernière année d'une indiction. La formule "ils se sont reposés dans la paix" évoque l'espérance chrétienne en la résurrection.

La mort

La promesse chrétienne de la résurrection des corps et de la vie éternelle auprès de Dieu a porté un coup fatal à la momification. Il n'est plus besoin de conserver l'intégrité du corps, Dieu y pourvoira. Le défunt est vêtu, non plus nu ; il n'est plus enveloppé dans des bandelettes mais dans un linceul. Une stèle de pierre rappelant son souvenir est posée sur sa tombe. Les rites funéraires, maintenant une vie artificielle autour du mort, tombent en désuétude, remplacés par les prières et messes pour le repos de son âme.

Bibliographie

- BERNARD E., Inscriptions grecques d’Egypte et de Nubie au musée du Louvre, Paris, 1992, n°107, p.159-160, pl. 63.

-  Au fil du Nil, couleurs de l’Egypte chrétienne, catalogue de l’exposition, musée Dobrée de Nantes, Paris, 2001, n°52, p.81.

Cartel

  • Stèle funéraire

    époque byzantine

    Le Fayoum

  • calcaire

    H. : 45 cm. ; L. : 36 cm. ; Pr. : 7,50 cm.

  • Dépôt du musée Guimet, 1954

    E 21147

  • Antiquités égyptiennes

    Aile Denon
    Entresol
    Salle de Baouit (salle actuellement fermée)
    Salle C
    Vitrine 5

Informations pratiques

Adresse et téléphone :
Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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