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Œuvre Tête d'homme barbu

Département des Antiquités orientales : Levant

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Tête d'homme barbu

Antiquités orientales
Levant

Auteur(s) :
Alain Duclos

Dès le VIIIe siècle av. J.-C., la maîtrise de la composition et des techniques du verre rend possible la fabrication par les Phéniciens de multiples petits objets multicolores en pâte de verre, essentiellement des flacons ou des éléments de parure. Apparu d'abord sur la côte levantine, ce savoir-faire technique va se diffuser sur tout le pourtour de la Méditerranée et connaître un grand succès notamment à Carthage.

Un petit chef-d'oeuvre de l'art punique en pâte de verre

Cette petite figure d'homme barbu provient des fouilles de la nécropole punique de Carthage menées en 1901. Elle a été réalisée par un atelier local. Elle fait partie de toute une série de ces précieux petits chefs-d'oeuvre phéniciens en pâte de verre. Sa polychromie met en valeur et rend plus expressif le détail iconographique. Cette tête d'homme aux cheveux et à la barbe ondulés est surmontée d'un anneau et ornée de boucles d'oreilles. Elle devait être utilisée comme objet de parure : pendentif ou élément de collier.

La découverte et la composition du verre

L'auteur latin Pline l'Ancien attribue l'invention du verre aux Phéniciens. L'archéologie atteste bien que, dès le début de l'âge du fer, à partir du VIIIe siècle av. J.-C., la côte levantine vit proliférer des ateliers de fabrication et de travail du verre qui se sont répandus sur tout le pourtour méditerranéen.
Selon les analyses scientifiques le verre est le résultat de la fusion conjointe de différentes substances, silice, carbonate de calcium et alcalis (de sodium et de potassium). La plupart des verres de l'Antiquité sont un mélange de silicate, de calcium et de sodium : cette pâte est beaucoup plus plastique que celle qui est à base de potasse. La couleur naturelle du verre est le bleu ou le bleu verdâtre. L'adjonction, au moment de la fabrication de la pâte, d'oxydes métalliques et minéraux donnait des couleurs variées, ainsi le blanc s'obtenait par utilisation de l'oxyde d'étain, le jaune et le vert par celle d'oxyde de fer.

Les techniques de fabrication des objets en pâte de verre

Une des techniques les plus courantes pour la fabrication des pendentifs d‘époque phénicienne est celle dite « sur noyau de sable, ou d’argile ou friable ». On modelait ce noyau humide suivant la forme désirée. On l‘enveloppait d‘un morceau de toile, on le fixait à l‘extrémité d’une canne et on le plongeait dans un creuset plein de verre en fusion. Dans un second temps, on le faisait tourner sur une plaque de pierre ou de métal de manière à obtenir une surface lisse et homogène, puis on enlevait le noyau. Pour obtenir des pendentifs à figures comme ici, avec le visage central en creux, les éléments de cheveux et de barbe, les boucles d’oreilles, collés, le travail exigeait un certain nombre d’immersions et de retouches. On a pu s‘aider de moules. La pâte de verre a aussi été utilisée par les phéniciens pour la production de petits vases et de flacons.

Cartel

  • Tête d'homme barbu

    IVe - IIIe siècle avant J.-C.

    Carthage, Tunisie

  • Verre

    5 H

  • Don Delattre, 1901 , 1901

    AO 3783

  • Antiquités orientales

    Aile Sully
    Rez-de-chaussée
    Monde méditerranéen
    Salle 18 a, salle fermée au public, non exposé
    Vitrine 1

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
24 et 31 décembre 2014 : ouvert jusqu'à 17h

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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