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Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Tête idéale d'une femme

Tête de femme vue de face, les cheveux nattés

RMN-Grand Palais - Photo A. Didierjean

Arts graphiques
XVIe siècle

Auteur(s) :
Goarin Véronique, Scheck Catherine

Michel-Ange n'a pratiqué qu'exceptionnellement le genre du portrait. Il a cependant scruté avec passion le visage humain. Ses Têtes idéales ou Têtes divines sont souvent des images fascinantes par leur beauté étrange et sophistiquée ; mais elles peuvent aussi, comme dans le dessin du Louvre, traduire le charme naturel d'une expression plus animée.

Idéale mais naturelle

Michel-Ange a généralement exécuté ses Têtes idéales à la pierre noire. L'emploi raffiné de la sanguine, pour celle du Louvre comme pour celle de l'Ashmolean Museum d'Oxford, constitue une magistrale exception. La feuille du Louvre est particulièrement attachante par le caractère naturel et l'expression animée du visage qui pourrait évoquer un portrait de jeune femme. La simplicité de sa présentation la distingue de la sophistication caractéristique des têtes idéales, à l'étrange beauté soulignée par l'exotisme de coiffures très richement ornées. Selon les historiens d'art, Michel-Ange aurait exécuté ces oeuvres entre 1520 et 1530, c'est-à-dire à l'époque où l'occupaient principalement les travaux commandés par les Médicis pour l'église San Lorenzo à Florence.

Des œuvres à part entière

Les Têtes idéales s'apparentent aux dessins de présentation, grandes feuilles à l'exécution très soignée, conçues comme des oeuvres à part entière et non comme des projets liés à la réalisation d'une commande. Michel-Ange les réservait, à titre d'hommage, à ses amis les plus chers : le jeune seigneur romain Tommaso de' Cavalieri et Vittoria Colonna, son inspiratrice, en furent les destinataires privilégiés. Ce type de représentation se rattache à une tradition florentine illustrée, par exemple, par Andrea del Verrocchio, Sandro Botticelli et Léonard de Vinci. Oeuvres rares, ces feuilles magnifiques sont souvent devenues célèbres, comme Zénobie et Furie, conservées toutes deux aux musée des Offices, ou , elle aussi à Florence, à la Casa Buonarroti. Elles ont très vite suscité la convoitise de grands collectionneurs. Celle que détenait le banquier colonais Everhard Jabach entra, avec 5541 autres dessins, dans la collection de Louis XIV en 1671.

Bibliographie

- BACOU Roseline et VIATTE Françoise, Michel-Ange au Louvre, les dessins, cat. exp. Paris, musée du Louvre, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1975, n XXIII.

- JOANNIDES Paul (sous la dir. de), Michel-Ange, élèves et copistes, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, coll. “Inventaire des dessins italien du musée du Louvre”, 2003, n 28.

- TOLNAY Charles de, Corpus dei disegni di Michelangelo, 4 vol., Novara, 1975-1980, T. II, 1976, n 321.

-VAN TUYLL VAN SEROOSKERKEN Carel, The Louvre and the Masterpiece, Louvre Atlanta, A collaborative project of the Musée du Louvre, Paris and the High Museum of Art, cat. exp. Atlanta , 2008-2009, n 41.

Cartel

  • BUONARROTI Michelangelo

    Tête de femme vue de face, les cheveux nattés

    Jabach, Everhard

  • acquis pour le Cabinet du roi , 1671

    3912299

  • Arts graphiques

    Pour des raisons de conservation, les œuvres de ce département ne sont pas exposées en permanence.

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
24 et 31 décembre 2014 : ouvert jusqu'à 17h

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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