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Œuvre Vasque du « Maître des nœuds »

Département des Arts de l'Islam : 1500-1800 : Les empires modernes

Vasque du « Maître des nœuds », vue d'ensemble

© 2010 Musée du Louvre / Hughes Dubois

Arts de l'Islam
1500-1800 : Les empires modernes

Cette vasque, aux dimensions exceptionnelles, s’orne d’un décor complexe, dont le modèle fut peut-être fourni par un dessinateur du palais. Le bleu de cobalt est l’unique couleur employée, comme sur les porcelaines bleues et blanches chinoises recherchées par les élites ottomanes.  
 
Le corps de la vasque a été tourné sur une contre-forme posée sur le tour et destinée à guider le potier dans le travail de la pâte siliceuse, très peu plastique. Le pied a été exécuté séparément avant d’être rattaché au corps de l’objet.

Le décor exploite toutes les nuances possibles du bleu de cobalt : foncé pour les lignes de contour et certains traits de détail, moyen pour les fonds, délavé pour doubler lignes et pointillés et suggérer un modelé. Le fond blanc sur lequel s’enlève le décor est obtenu au moyen d’un engobe qui recouvre la pâte et masque sa teinte rosée.
Les nœuds, les lignes en pointillés et les semis de sequins, sont propres à un groupe de céramiques sans doute issues d’un même atelier, celui du « maître des nœuds », actif dans les années 1510. L’entrecroisement et la superposition de réseaux végétaux est caractéristique de l’art ottoman du début du 16e siècle. Dans cet enchevêtrement se mêlent des demi-palmettes dites rumi et des feuilles et fleurs hatayi, littéralement, « chinoises ». Ces dernières sont en effet inspirées des lotus et pivoines de l’art chinois, tout comme les rubans de nuages aux multiples volutes formant  à l’extérieur de la vasque des sortes de diadèmes. Cet univers décoratif s’anime d’une vie intime. Les feuilles « saisissent » par leurs lobes les tiges avoisinantes ou tentent de s’y retenir.

Une pièce quasi jumelle est conservée à Londres, au Victoria and Albert Museum et formait peut-être une paire avec celle-ci. Ce type de vasque de grandes dimensions aurait servi aux ablutions rituelles, recueillant l’eau versée par une aiguière.

Bibliographie

. Sommerard E. du, Catalogue et description des objets d'art : de l'Antiquité du Moyen Age et de la Renaissance, Paris, Hôtel de Cluny, 1883, no 2675, p. 195.
. Atil E. (dir.), The Age of Sultan Süleyman the Magnificent, Cat. exp. Washington, National Gallery of Art, 1987, p. 244-45.
. Atasoy N. et Raby J., "Poteries du règne du sultan Bayezid", in Iznik, la poterie en Turquie Ottomane, Paris, éd. du Chêne, 1989, p.90-95.
. Bernus-Taylor M. (dir.), Soliman le Magnifique, Cat. exp. Paris, Galeries Nationales du Grand-Palais, 1990, n° 50, p.144.
. Makariou S. et Maury C. (dir.), Three empires of Islam, Istanbul, Isfahan, Delhi: master pieces of the Louvre collection, Cat. exp. Valence , Fundación Bancaja, 2008, n° 67, p. 214.

Cartel

  • Vasque du « Maître des nœuds »

    Vers 1510

    Turquie, Iznik ou Kütahya

  • Céramique siliceuse engobée, décor peint sous glaçure transparente

    H. 22,7 cm ; D. ouverture 47,3 cm ; D. base 19,2 cm

  • Achat, 1870, anc. coll. E. Piot

    OA 7880/92

  • Arts de l'Islam

    Aile Denon

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
24 et 31 décembre 2014 : ouvert jusqu'à 17h

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

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