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Pistes de visite Aux arts, les citoyens ! (1) D’Hammurabi à ..., en lien avec Amnesty International

Durée : 1h30 - Niveau : Collège : 4ème. Lycée : 2nde. - Disciplines : Histoire des arts ; Histoire, Education civique et morale
Jours de faisabilité : Lundi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche

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Objectifs

Le Louvre, en lien avec Amnesty International, propose une piste pédagogique à l’attention des enseignants de collège (4ème) et de lycée (Seconde Générale et Technologique). Cet outil pédagogique doit permettre aux élèves de croiser des œuvres du Louvre, issues des antiquités orientales et de la sculpture française, aux droits fondamentaux tels qu’ils sont définis mais aussi replacés dans l’actualité de ce début de XXIème siècle.

- Analyser une œuvre d’art dans son contexte historique.
- Associer une œuvre à un ou des droits fondamentaux.
- Replacer ces droits dans l’Histoire des droits et des textes fondamentaux les garantissant.
- Relier une œuvre à un événement contemporain.


LORS DE LA VISITE


1) Observation de l’ensemble des œuvres
Durant 30 à 40 minutes, les binômes sont répartis dans la salle, pour un travail en autonomie devant chaque œuvre (environ 5 minutes par oeuvre) :


2) Analyse approfondie d’une œuvre
Chaque binôme, sur son choix ou celui de l’enseignant (dans un souci d’équilibre), mène une analyse plus approfondie d’une des œuvres (environ 10-15 minutes) :

 


3) Restitution collective
A l’issue de ces deux phases d’observation et d’analyse, le groupe-classe est rassemblé pour une restitution collective.
Devant chaque œuvre, un rapporteur peut présenter son travail de recherche (analyse, mots-clefs, droits associés…), validé par le reste de la classe et le professeur. Celui-ci apporte également des informations complémentaires sur les œuvres.

 

Parti pris

Le corpus repose sur cinq œuvres, choisies pour leur pertinence avec le thème des Droits de l’Homme. La piste se divise en deux parties :

- Au musée, un travail en autonomie, en binôme, puis une restitution collective. On privilégie la rencontre avec l’œuvre, afin de favoriser l’observation directe et de susciter la réaction des élèves.

- En classe, un travail de prolongement, autour des Droits de l’Homme et de leur résonnance avec l’actualité.

Matériel

- Un dossier élève avec, sur chaque page, la reproduction d’une des œuvres et un espace libre.
- Un crayon à papier.

Code de Hammurabi, roi de Babylone
Code de Hammurabi, roi de Babylone - Vignette

© 2009 RMN / Franck Raux

1Le Code de Hammurabi, roi de Babylone

© 2009 RMN / Franck Raux

1792 - 1750 avant J.-C.
Basalte
H.: 225 cm ; L.: 79 cm ; Ep. 47 cm

Antiquités orientales
Aile Richelieu
Rez-de-chaussée
Mésopotamie, IIe millénaire avant J.-C.
Salle 3


Contexte :
Au début du XIXe s av JC, au centre de l’Irak actuel, s’installent des nomades qui fondent par la suite une dynastie et Babylone. Puissance moyenne entourée de trois grands ensembles (royaumes de Larsa, d’Eshnunna et de Haute-Mésopotamie), le royaume de Babylone sous le règne d’Hammurabi (vers 1792-1750) devient prépondérant après une série de conquêtes sur ses royaumes rivaux. C’est la constitution de ce vaste territoire, aux populations variées, qui rend nécessaire d’établir une loi unique.


Composition :
Le code d’Hammurabi se compose d’une stèle de basalte érigée par le roi de Babylone au XVIIIe s av JC : c’est une œuvre d’art, un ouvrage historique et littéraire et un des recueils juridiques le plus complet de l’Antiquité.
Il est rédigé en langue akkadienne et en écriture cunéiforme, dans un langage simple et un style clair, afin d’être compris par tous.
D’abord localisé à Sippar, il a ensuite été déplacé, après une campagne militaire, en Iran au XIIe s av JC (Suse).

Sur la partie haute de la stèle, on trouve une scène figurée avec le roi Hammurabi (à gauche et plus petit), recevant l’investiture du dieu Shamash.
En dessous, le texte est divisé en trois parties :
- le prologue, qui rappelle la protection divine accordée au roi, ainsi que l’ensemble des villes conquises. Il montre aussi qu’en Mésopotamie, la justice est une prérogative royale, avec un souverain absolu, maître de tout ce qui réglemente la société.
- l’ensemble des lois (4000 lignes, environ 282 décisions de justice), relève des droits civil et pénal.
- l’épilogue, qui résume son œuvre et prépare sa postérité.


Observer l’œuvre :
- Décrivez précisément ce que vous voyez.
- Quelle est la taille de l’œuvre ? En quel matériau est-elle réalisée ?


Lire la notice et identifier l’œuvre :
- Quelle est précisément cette œuvre ? Quelle était sa fonction ?
- Où était-elle exposée et qui pouvait la voir ?


Etudier le code :
- A partir d’extraits du texte sur les murs adjacents, relever quels sont les principaux thèmes abordés.
- Emettre des hypothèses pour justifier le choix des personnages, du matériau et de son emplacement.


Droits fondamentaux
- Naissance de la justice. Etat de droit.


Textes de référence
- Textes de référence : l’ensemble de la DUDH (dont art. 6) et la DDHC (art.6)
 

Captifs
Captifs

© 1994 RMN / René-Gabriel Ojéda

2Quatre captifs dits aussi Quatre Nations vaincues

Martin VAN DEN BOGAERT dit Martin DESJARDINS (1637 - 1694)

© 1994 RMN / René-Gabriel Ojéda

1682-1685
Bronze, autrefois doré
H. : 2,20 m. ; L. : 2 m. ; Pr. : 1,70 m.

Sculptures françaises
Aile Richelieu,
Entresol
Cour Puget


Contexte :
Ces statues proviennent du piédestal de la statue pédestre en bronze de Louis XIV, couronné par la Victoire, commandée en 1679 et exécutée entre 1682 et 1685. L’ensemble doit commémorer la paix de Nimègue et les victoires royales sur les autres nations, et s’accompagne de la création de la place des Victoires comme écrin. Elle exalte la gloire du souverain, unique représentant de la monarchie absolue. A l’origine le projet du maréchal de la Feuillade est la marque de l’admiration mais aussi de la soumission des élites au monarque.


Composition :
Quatre nations vaincues par le souverain sont ici représentées, associées à un âge et à un sentiment :
- l’Espagne : un jeune homme imberbe, nu, dans une position indiquant l’espoir (visage levé, yeux tendus vers le ciel)
- la Hollande : un homme jeune, nu, dans une position de rébellion (épaule en avant)
- le Brandebourg : un homme mûr, vêtu comme un barbare antique, indiquant la douleur (épaule affaissée, visage souffrant)
- l’Empire : un vieillard barbu, avec une tunique, symbolisant la résignation (tête et corps baissés).

Ce thème est emprunté à l’Antiquité romaine. Lors de la Révolution, la statue du roi, symbole de l’absolutisme, est fondue, mais non les Captifs, dont les chaines sont même brisées.

A proximité de l’œuvre, on peut voir un ensemble de bas-reliefs en bronze, onze médaillons, de forme rectangulaire ou ronde, fixés au bas du piédestal ou sur les quatre pylônes qui devaient éclairer à l’origine le monument. Ils retracent les principaux événements du règne de Louis XIV (le passage du Rhin, la soumission du doge de Gênes…)


Observer l’œuvre :
- Quelle est la composition générale de cette œuvre ? L’échelle des personnages ? Le matériau ?
- Décrire avec précision les quatre personnages (âge, position, attitude…). Quel sentiment chacun de ces personnages exprime-t-il ?
- L’œuvre vous semble-t-elle complète ?


Lire la notice et identifier l’œuvre :
- Quel est le thème de l’œuvre ?
- Que représentent ces quatre personnages ?
- Où cette œuvre était-elle exposée à l’origine et pourquoi ?
- Emettre des hypothèses sur les éléments manquants et les raisons de leur disparition.
- Associer au thème de l’œuvre un ou des droits fondamentaux.


Droits fondamentaux
- Protection des personnes en période de conflit, droit de la guerre, réfugiés.

Textes de références
- DUDH art.9, Convention de Genève, droit international humanitaire.
 

 

Spartacus
Denis FOYATIER, Spartacus (détail)

© 2011 Musée du Louvre / Thierry Ollivier

3Spartacus

Foyatier, Denis

© 2011 Musée du Louvre / Thierry Ollivier

1830
Marbre
H. : 2,12 m. ; L. : 0,63 m. ; Pr. : 0,97 m.

Sculptures françaises
Aile Richelieu
Entresol
Cour Puget


Contexte :
Le modèle de Spartacus est exécuté entre 1822 et 1825, lors du séjour à Rome de Foyatier, puis présenté au salon de 1827, et donne lieu à une commande du marbre par l’administration royale, achevé juste après le renversement de Charles X lors des journées révolutionnaires des Trois Glorieuses. Le Spartacus devient alors un symbole du soulèvement républicain (rajout de la date du 26 juillet 1830 sur la base).

D’origine thrace, Spartacus devient esclave et gladiateur à Rome ; il s’évade et prend la tête d’une armée rebelle. Après une série de victoires sur les armées de la république romaine, il est finalement battu par Crassus en 71 av JC, puis exécuté. (Source : Plutarque)


Composition :
Ici, l’épisode représenté par le sculpteur est celui où Spartacus vient de se libérer de son statut d’esclave.
De haute stature (plus de 2 mètres), nu, debout, la jambe gauche avancée, Spartacus se tient les bras croisés, méditant sur son avenir et sa possible vengeance. Il tient une épée, brisée (ce qui n’est pas le cas sur le modèle en bronze). Des chaînes brisées sont visibles à ses poignets mais aussi à l’arrière, sur la colonne d’appui.
On retrouve donc des canons académiques antiques, remis à l’honneur par la Restauration (nudité, posture imposante), mais aussi des éléments romantiques (expression du visage).


Observer l’œuvre :
- Décrire avec précision le sujet : personnage, échelle …
- Quelle attitude prend ce personnage ?
- Pourquoi est-il représenté nu par l’artiste ?
- Quel est le matériau ?


Lire la notice et identifier l’œuvre :
- Qui est ce personnage ? Quels indices permettent de l’identifier ?
- Quelle est son histoire ? Quel moment est-il ici représenté ? Pourquoi ce choix ?

- Trouver trois mots-clefs qui selon vous caractérisent le mieux l’œuvre.
- Associer au thème de l’œuvre un ou des droits fondamentaux.


Droits fondamentaux
- Lutte contre l’esclavage, affranchissement de l’esclavage, figure de la lutte et de l’engagement

Textes de référence
- DUDH arts. 1, 2 et 4.

Prométhée enchaîné sur un rocher, Adam le Jeune
Prométhée enchaîné sur un rocher, détail, Adam le Jeune

© 2007 Musée du Louvre / Pierre Philibert

4Prométhée enchaîné

Adam, Nicolas-Sébastien, dit le Jeune

© 2007 Musée du Louvre / Pierre Philibert

Marbre
1762

H. : 1,14 m. ; L. : 0,82 m. ; Pr. : 0,48 m.

Richelieu
Rez-de-chaussée
La Petite Galerie de l'Académie
Salle 25


Contexte :
Morceau de réception pour l’académie royale de peinture et de sculpture en 1735, l’œuvre n’est livrée qu’en 1762.

Dans la mythologie grecque, le titan Prométhée, aidée de la déesse Athéna, vole le feu de l’Olympe pour l’offrir aux Hommes. Il leur enseigne également la métallurgie et de nombreux arts, comme l’architecture, l’astronomie… En représailles, Zeus le fait enchainer au sommet du mont Caucase où un aigle lui dévore tous les jours le foie qui se renouvelle éternellement. Il est finalement délivré par Héraclès mais condamné à porter un anneau en métal provenant de ses chaînes sur lequel est fixée une pierre du Caucase.


Composition :
A l’aide de nombreux procédés, rendant au premier abord la scène complexe, toute la composition concourt à mettre en scène la souffrance du personnage :
- Le corps de Prométhée, en équilibre précaire, est écartelé ; ses muscles tendus, ses membres enchaînés, sa plaie au ventre, son regard implorant et sa bouche ouverte prête à hurler expriment une douleur intense.
- Autour de lui, tout n’est que mouvement : l’aigle plongeant et lui dévorant le foie, le drapé se confondant avec la fumée, la torche, symbole du délit et de son châtiment, lâchée et figurée dans sa chute, le rocher alternant formes sinueuses et en arêtes.
L’aspect dramatique est aussi rendu par les jeux d’ombres et de lumières du drapé et du rocher.

Inspiré par Le Laocoon, redécouvert au XVIe siècle et considéré comme modèle, Adam dépasse néanmoins les codes antiques du pathos (retenue et dignité dans la souffrance) pour exprimer des sentiments exacerbés, qui apparentent son œuvre au style baroque tardif.


Observer l’œuvre :
- Décrire l’œuvre avec précision. Est-elle lisible immédiatement ? Pourquoi ?
- Par quels moyens l’artiste met-il en scène le caractère dramatique de l’épisode ? Quel effet cela produit-il ?


Lire la notice et identifier l’œuvre :

- Qui est le personnage principal ?
- Quelle est son histoire ? Quel moment est-il ici représenté ? Pourquoi ?

- Trouver trois mots-clefs qui selon vous caractérisent le mieux l’œuvre.
- Associer au thème de l’œuvre un ou des droits fondamentaux.


Droits fondamentaux
- Droits de la personne, DESC (Droits économiques, sociaux et culturels)

Textes de référence
- DUDH arts. 22 et 25

 

Saint Sébastien
Saint Sébastien de François Coudray

© 2008 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola

5Saint Sébastien

Coudray, François

Marbre
H. : 0,91 m. ; L. : 0,35 m. ; Pr. : 0,38 m.

Morceau de réception à l'Académie, 1712.

Richelieu
Rez-de-chaussée
La Petite Galerie de l'Académie
Salle 25


Contexte :

L’histoire de Saint Sébastien nous est parvenue par Jacques de Voragine qui rédige entre 1261 et 1266 La Légende dorée, compilation de la vie d’une centaine de saints ainsi que de certains épisodes de la vie du Christ ou de la Vierge Marie, et à l’origine d’une mythologie chrétienne.

D’après ce texte, Sébastien, né en Gaule, est citoyen de Milan et militaire. Il est arrêté, torturé puis tué pour avoir défendu les chrétiens persécutés par le pouvoir impérial. D’abord transpercé de flèches, il est achevé à coups de verges. Il est donc martyrisé pour sa foi.


Composition :
De petit format (moins d’un mètre de haut), ce marbre est le morceau de réception à l’Académie de Coudray, en 1712.

La composition est simple : le corps de Sébastien, en contrapposto, est attaché à un arbre et épouse la courbe de celui-ci. Derrière, un bouclier rappelle l’ancien statut du personnage.
Les flèches, principal élément du supplice de Sébastien, ne sont pas présentes et ne permettent donc pas une identification immédiate. La position du corps, les bras presque en croix, le corps drapé à la taille, la sérénité du visage renvoient davantage à une figure christique.
Ainsi, malgré le supplice en cours ou à venir, l’artiste a choisi d’exprimer une souffrance modérée et un relatif abandon du corps.


Observer l’œuvre :
- Décrire le sujet avec précision : personnage, position… A quel autre personnage fait-il référence ?
- Sa position vous parait-elle réaliste ? Pourquoi ?
- Comparer la mise en scène de cette œuvre avec Prométhée et Spartacus.

Lire la notice et identifier l’œuvre :
- Qui est ce personnage ? Quels attributs permettent de l’identifier ?
- Quel supplice subit-il et pourquoi ?

- Trouver trois mots-clefs qui selon vous caractérisent le mieux l’œuvre :
- Associer au thème de l’œuvre un ou des droits fondamentaux.


Droits fondamentaux
- Torture, liberté d’opinion et de religion.

Textes de référence
- DUDH arts. 18 et 19.

Groupes et scolaires
Groupes et scolaires

© DR

6Après la visite

Après la visite :
Prolongements en classe

Le code d’Hammurabi


Comparer la justice d’Hammurabi avec la justice contemporaine française :
Les principaux thèmes à développer : l’accès à la justice, l’égalité des personnes devant la justice, la notion d’Etat de droit.


- Les thèmes abordés : le faux-témoignage, le vol, le droit administratif (agricole et commercial), la famille, les coups et blessures. Le code concerne donc le droit civil et le droit pénal.
Quels sont les principaux textes de référence pour rendre la justice aujourd’hui en France ?


- La construction des articles. :
Le schéma est toujours le même : une protase, exposant un cas précis au conditionnel («si un individu commet tel acte… »), suivie d’une apodose, le verdict, au futur («il lui arrivera… »). Il s’agit donc plutôt d’un recueil de jurisprudences et non de lois générales.


La notion de jurisprudence, après avoir été définie, peut être l’occasion de comparer le système juridique anglo-saxon (common law) et celui hérité du droit romain, comme en France (droit civil).


- Les sentences :
Bien qu’inscrit dans une continuité législative, le code est néanmoins en rupture avec la tradition sumérienne, la conception judiciaire d’Hammurabi relevant d’une tradition sémitique basée sur la loi du talion :
§ 196 : « Si un notable crève l’œil d’un notable, on lui crèvera un œil ».
Trois types de peine sont prévus : l’amende, le châtiment corporel et la peine de mort, parfois avec un substitut :
§ 209-210 : « Si un notable frappe une femme de la classe des notables et cause une fausse couche pour son fœtus […], si cette femme meurt, on tuera sa fille ».
Dans la justice actuelle de notre pays, quelles seraient les peines encourues pour les mêmes délits ?


- A l’origine des lois.
On peut comparer une justice émanant d’une seule personne et rendue sous l’autorité d’une seule, à une justice collective (voir les différents membres d’un tribunal).
Il faut également montrer qu’Hammurabi est moins un roi législateur qu’un roi juge, et dont le Code sert d’instrument politique et de garantie de la cohésion de son territoire (à mettre en lien avec d’autres épisodes de rois juges : Salomon, Louis IX…)
Qui rend la justice en France aujourd’hui ?


- L’accès à la justice : est-il le même pour tous ?
La justice d’Hammurabi reflète enfin la division de la société en trois classes (notables, petit peuple et esclaves) par le statut inégal des personnes devant la justice. Le code ne s’applique en effet qu’aux notables et  un délit commis contre un homme humble est plus sévèrement puni que contre un esclave, mais moins que s’il s’agit d’un notable.
§ 200 : « Si un notable casse la dent d’un autre notable, son égal, on lui cassera une dent ».
§ 201 : « S’il casse la dent d’un homme du peuple, il pèsera 1/3 de mine d’argent ».
Dans la justice contemporaine, trouve-ton une hiérarchisation des peines selon le rang social des personnes ?


Une définition de l’Etat de droit peut être proposée, en lien avec les textes de référence comme la DUDH.
On peut conclure que si le code d’Hammurabi ne respecte pas certains droits fondamentaux, il témoigne néanmoins d’un souci de codifier la justice, d’organiser la société, loin de la volonté du plus fort. La clémence et une relative protection des femmes n’y sont pas exclues.


Les Captifs



1) Postérité et environnement urbain des Captifs
A partir de la base Atlas et du site du Louvre clefs d’analyse ‘’Faire très grand ou très petit’’, expliquer le destin de l’œuvre depuis son origine.  Rechercher où se trouve la place des Victoires à Paris et ce qu’on y trouve aujourd’hui.
Rechercher s’il existe d’autres places royales à Paris et quelle a été leur évolution.
Une ouverture est aussi possible, en géographie, sur l’aménagement de l’espace urbain, son histoire et ses différents acteurs.

Une comparaison avec le code d’Hammurabi peut enfin être envisagée quant à la postérité d’une œuvre émanant du pouvoir royal et son inscription dans l’espace public.


2) Les Captifs face aux droits fondamentaux
Relever, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (texte de référence étudié durant la séquence sur les libertés), les articles correspondant aux droits concernant l’œuvre.
Rechercher d’autres déclarations ou conventions définissant ces droits (prisonniers, enfants, femmes), ainsi que leur date de création. [Ainsi, hormis la Convention de Genève, signée en 1864, toutes les autres déclarations ou conventions datent de la 2ème moitié du XXème siècle]


3) Comparer les Captifs avec des événements actuels :
Recherchez des exemples contemporains sur le sort réservé à des prisonniers de guerre.


Spartacus



1) Spartacus et sa postérité
Rechercher s’il existe d’autres représentations artistiques de Spartacus.
A l’aide de la notice, rappeler dans quel contexte précis l’œuvre a été réalisée et quelle récupération politique en a été faite. (Comparaison possible avec La Liberté guidant le peuple)


2) Spartacus face aux droits fondamentaux
Relever, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (texte de référence étudié durant la séquence sur les libertés), les articles correspondant aux droits concernant l’oeuvre.


3) Comparer l’histoire de Spartacus avec des formes contemporaines d’esclavage :
L’esclavage est-il aboli partout aujourd’hui ?
Existe-t-il encore des formes d’esclavage ? Recherchez des exemples contemporains.


Prométhée enchaîné



1) Prométhée face aux droits fondamentaux
Relever, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (texte de référence étudié durant la séquence sur les libertés), les articles correspondant aux droits concernant l’œuvre.


2) Comparer l’histoire de Prométhée avec celle des droits sociaux.
On rappelle aux élèves que le feu ainsi que la métallurgie et les arts symbolisent le progrès technique, permettant aux Hommes de satisfaire des besoins primaires, mais aussi d’accéder à d’autres droits, les droits économiques et sociaux (travail, éducation, santé, culture…) nécessaires à la dignité humaine.
En quoi le manque d’accès aux droits économiques et sociaux peut-il mettre en danger les personnes au sein de la société et être un frein à toutes les autres libertés fondamentales individuelles ?
Recherchez des exemples de situations contemporaines où les droits sociaux ne seraient pas respectés.


Saint Sébastien



1) Saint Sébastien face aux droits fondamentaux
Relever, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (texte de référence étudié durant la séquence sur les libertés), les articles correspondant aux droits concernant l’œuvre.


2) Comparer l’histoire de Saint Sébastien  avec des situations actuelles de persécution religieuse.
Peut-on être encore persécuté aujourd’hui pour sa foi ? Recherchez des exemples de situations contemporaines.