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Pistes de visite De la place de la Concorde au palais du Louvre

Durée : 3h - Niveau : 5ème - Disciplines : Enseignement artistique, Histoire des arts, Histoire, Français
Jours de faisabilité : Lundi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche

La Colonnade
La Colonnade vignette

© 2000 Musée du Louvre / Etienne Revault

Objectifs

De la place de la Concorde jusqu'au musée du Louvre en passant par le Jardin des Tuileries, les élèves appréhendent de manière sensible les espaces, les lieux, les bâtiments et les statues. Ils découvrent l'histoire et l'édification du palais, comprennent sa transformation en musée. Ils analysent l'insertion du Louvre dans le projet du grand axe parisien historique et apprécient les aménagements apportés au XXe siècle.

Les élèves vont :
- mener un travail collectif de recherche
- concevoir un exposé pour tenir le rôle de guide
- élaborer le cadre de la sortie (parcours, règles de visite)
- appréhender les phases historiques liées à l'édification du Louvre
- analyser une façade du palais
- relier différents espaces, sur le plan historique, urbanistique, culturel
- animer la visite devant leurs camarades.

Parti pris

Les élèves préparent eux-mêmes la sortie :

- Ils font des recherches en autonomie : qu'est-ce que le Louvre ? Où se situe-t-il à Paris ? Quelles sont les dates de construction ? Quels rois y ont séjourné ? Y-a-t-il des monuments, places, rues célèbres à son abord ?
- Ils établissent une liste des exposés en fonction du parcours qui démarre à la place de la Concorde, se poursuit à travers le jardin des Tuileries, en passant par les sculptures de Coustou, l'arc du Carrousel, la Cour Carrée, la façade Lescot, la colonnade de Perrault, la statue équestre de Louis XIV et la Pyramide de Ieoh Ming Pei.
- Le professeur constitue des ateliers de trois élèves et leur remet un dossier qui comprend des photocopies d’ouvrages permettant de réaliser une fiche de visite qui sera le support de chaque élève-guide.
- Les élèves repèrent le trajet de leur collège jusqu’à la place de la Concorde, point de départ de la visite. Ils établissent une liste de recommandations : prévision de la tenue, du pique-nique, de la conduite à tenir dans les transports et lors des visites. Durant la totalité du parcours, les élèves se repèrent sur le plan.

Matériel

- Exposés et programme des interventions réalisées au préalable par les élèves
- Appareils photographiques
- Feutres de couleurs.

Plan urbain de la place de la Concorde
Plan urbain de la place de la Concorde

© google map

1La Place de la Concorde (XVIIIe - XIXe siècle)

À la sortie du métro, la classe est divisée en trois groupes qui se répartissent et cherchent à se suivre sans se rejoindre. Les exposés peuvent débuter, chaque élève jouant à son tour le rôle de guide au sein du groupe. L'élève-guide prend la parole et interroge ses camarades au fur et à mesure de la traversée du jardin.

Points essentiels à aborder lors de l’exposé

La plus grande place de Paris (259 mètres de côté), conçue en 1754 par l’architecte de Louis XV, Jacques-Ange Gabriel, s'appelait alors la Place Louis XV.
En 1793, la Place Louis XV devient la Place de la Révolution et installe en son centre la guillotine qui exécuta en particulier Louis XVI et Marie-Antoinette. En 1830, à l'issue de la Révolution de juillet, la place reçoit son nom définitif « La Concorde ». La Place conserve aujourd'hui l'aspect général qu'elle avait au dix-huitième siècle.

L'Obélisque de Louxor offert par le vice-roi d'Egypte, Mohamed Ali au roi Louis Philippe est installé en 1836. De granit rose, haut de 23 mètres, lourd de 230 tonnes, vieux de 33 siècles, il marquait auparavant l'entrée du temple d'Amon à Louxor. Son sommet est surmonté d'un pyramidion de bronze et de feuilles d'or ajouté en mai 1998.
Il est entouré de deux hautes fontaines dédiées à la navigation maritime et fluviale et bordé de statues qui représentent de grandes villes françaises : Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Brest et Rouen.

Cette place se situe sur le grand axe qui traverse Paris depuis l'ouest avec La Défense, l'Arc de triomphe, les Champs-Elysées, le jardin des Tuileries, le Louvre.

Après l’exposé du groupe d’élèves, activité proposée à la classe entière

Matériel : appareil photo
Chaque élève prend une seule photographie, mais de manière à produire un panorama de cette place. La photographie est toujours prise depuis le même point de vue.

Musée du Louvre, jardin du Carrousel et des Tuileries, plan
Musée du Louvre, jardin du Carrousel et des Tuileries, plan

© Musée du Louvre

2Le jardin des Tuileries : un jardin à la française (1645-1700)

Points essentiels à aborder lors de l’exposé

À l'entrée du Jardin des Tuileries, se trouve la statue d'André Le Nôtre, paysagiste français, jardinier du roi Louis XIV de 1645 à 1700 qui a conçu l'aménagement du parc du palais de Versailles, de Vaux-le-Vicomte, de Chantilly…, et de nombreux autres jardins.
Les caractéristiques de ses travaux sont le schéma géométrique, les vastes perspectives, l'usage des plans et des jeux d'eaux, de statues qui créent un cadre imposant et font la célébrité du jardin "à la française".
Le Jardin à la Française, prolongement du château répond à l'architecture. Rien n'est laissé au hasard. Tout est fait pour que le visiteur ait une vision d'ensemble de l'agencement global du jardin.

Le plan d'ensemble est géométrique et la symétrie est poussée à l'extrême :
- division en espaces découverts (allée, pelouse, bosquet) et espaces couverts (plantés d'arbres)
- ordre le long d'un axe de symétrie qui traverse le jardin
- lignes droites des allées parallèles ou transversales qui se coupent.
- illusions perspectives : André Le Nôtre étudia avec minutie la peinture et les effets d'optiques afin de créer des jeux de perspective. Par exemple, il a décalé les petits bassins ronds des Jardins Réservés, situés à gauche et à droite du Bassin Rond (côté place du Carrousel), afin qu’ils paraissent plus vaste que le Bassin Octogonal alors qu'il est deux fois plus petit.

Après l’exposé du groupe d’élèves, activité proposée à la classe entière

Matériel : appareil photo, plan du jardin
Photographier la statue d'André Le Nôtre à l'entrée du jardin. Prendre quelques photos sur les thèmes de la symétrie, l’ordre, l'effet de profondeur.

Daphné poursuivie par Apollon, Coustou, Guillaume Ier (Moulage en plâtre)
Daphné poursuivie par Apollon, Coustou, Guillaume I (Moulage en plâtre)_vignette

© 2007 Musée du Louvre / Pierre Philibert

3Daphné poursuivie par Apollon, Guillaume Ier Coustou

Jardin des Tuileries : Daphné poursuivie par Apollon, Guillaume Ier Coustou. Moulage en plâtre, H. : 1,35 m. ; L. : 1,06 m. ; Pr. : 1,13 m.

Points essentiels à aborder lors de l’exposé

Le groupe sculpté illustre un passage des Métamorphoses d'Ovide, écrit au début du Ier siècle, qui relate les transformations de dieux et d'hommes en animaux ou plantes. Pour s'être moqué du dieu Amour, Apollon est frappé d'une flèche d'or, qui le rend éperdument amoureux de Daphné. Puis Amour décoche à la nymphe une flèche de plomb pour qu'elle rejette cet amour. Dédaigné, le dieu du soleil se lance à la poursuite de Daphné, qui s'enfuit à toutes jambes. Au moment où il l'atteint enfin, elle se transforme en laurier. Apollon fait alors du laurier (en grec, daphné) son arbre favori. Sculpté par Guillaume Ier et Nicolas Coustou, le groupe est installé dans le jardin des Tuileries de 1798 à 1940, après avoir été enlevé du parc du château de Marly.

C'est une sculpture :
- presque grandeur nature, un peu en dessous de la taille humaine
- pleine de mouvement : une course éperdue, les corps en avant,  les plis anguleux et mouvementés des tuniques
- très expressive : frayeur de Daphné, bras implorants, expression théâtrale, draperie gonflée

Après l’exposé du groupe d’élèves, activité proposée à la classe entière

Matériel : appareil photo
Que voit-on ? Les mots « mouvement » et « expression » correspondent-ils à ces sculptures?
Deux par deux, mimer Daphné et Apollon. Prendre des photographies (les sculptures, les camarades) qui montrent la course et la vitesse.

La Colonnade
La Colonnade vignette

© 2000 Musée du Louvre / Etienne Revault

4La Colonnade de Perrault

Points essentiels à aborder lors de l’exposé

Après quelques années passées au Palais Royal, Louis XIV, sa mère et la Cour s'installent de nouveau au Louvre en 1652. Le roi entreprend la rénovation des appartements et l'agrandissement du Louvre car la Cour y est à l'étroit. L'architecte Louis Le Vau en est chargé, il a le titre d' « Architecte du Roi ». Le projet d’un frontispice monumental tourné vers la ville est adopté. Cette nouvelle façade correspond au Grand Appartement du souverain, situé à l'ouest du Louvre. Un concours est organisé auquel participent les plus grands architectes de France et d'Europe dont Le Bernin. Le projet de Claude Perrault (frère de Charles, auteur de contes) sera retenu. L'ornement principal de cette façade est une majestueuse colonnade, qui monte sur deux niveaux. Cette façade, longue de 175 mètres, est considérée comme un chef-d'œuvre de l'architecture classique française mais elle sera achevée seulement au milieu du XVIIIe siècle.

Après l’exposé du groupe d’élèves, activité proposée à la classe entière

Matériel : plan du Louvre (document dans la rubrique Ressources), appareil photo
Colorier le plan du Louvre afin de distinguer les grandes périodes de son édification du Moyen-âge au XXe siècle. Prendre des photos de la colonnade qui montrent qu'elle est immense.

Vue de la pyramide du Louvre : Cour Napoléon, statue équestre de Louis XIV du Bernin (moulage)
Vue de la pyramide du Louvre : Cour Napoléon, statue équestre de Louis XIV du Bernin (moulage)_vignette

© RMN (Musée du Louvre) / Hervé Lewandowski

5La statue équestre de Louis XIV du Bernin

Cour Napoléon : Statue équestre de Louis XIV de Gian Lorenzo Bernini dit le Bernin, moulage en plomb effectué en 1988 d'un marbre du Bernin modifié en statue de Marcus Curtius par François Girardon, en 1687

Points essentiels à aborder lors de l’exposé

Le Bernin, architecte et aussi sculpteur, réalise une statue équestre du roi dont une copie en plomb orne la cour Napoléon. L'original en bronze se trouve au château de Versailles. C'est Ieoh Ming Pei, l'architecte de la pyramide qui a eu l'idée de commander cette copie en 1986 et de la placer dans l'axe des Champs-Elysées. Depuis l'arc du Carrousel, cet axe emprunte de manière rectiligne l'avenue des Champs-Élysées, la place Charles-de-Gaulle, l'avenue de la Grande-Armée, la Porte Maillot pour se prolonger à l'extérieur de Paris et traverser le quartier de la Défense.
Outre la statue équestre de Louis XIV, cet axe est ponctué par de nombreux monuments comme l'arc de triomphe du Carrousel, le jardin des Tuileries, l'Obélisque de la place de la Concorde, l'Arc de triomphe de l'Étoile ou l'Arche de la Défense. Par contre, la Pyramide du Louvre n'est pas située sur cet axe, la cour Napoléon n'étant pas alignée sur l'axe historique.

Les croquis du monarque avaient été réalisés par l'artiste Le Bernin, lors de son séjour en France mais la sculpture une fois réalisée ne répondait plus à l'attente de Louis XIV. Le sculpteur François Girardon fut chargé de transformer la statue. Il ajouta un casque au cavalier et des flammes à la place du rocher initial. La statue de Louis XIV devint alors une statue du général romain Marcus Curtius se jetant dans les flammes pour sauver Rome incendiée.

Après l’exposé du groupe d’élèves, activité proposée à la classe entière

Matériel : photocopie de la statue du Bernin
Depuis l’emplacement de la sculpture équestre de Louis XIV, regarder en direction de la place de la Concorde : que remarque-t-on ? Compléter la photocopie en dessinant les flammes imaginées par François Girardon.

Arc du Carrousel façade Est
Arc du Carrousel façade Est_vignette

© 2010 Musée du Louvre / Pierre Philibert

6L’arc du Carrousel

Points essentiels à aborder lors de l’exposé

En 1806, le sommet de l'arc du Carrousel comportait initialement quatre sculptures de chevaux que Napoléon avait pris à la cathédrale Saint-Marc de Venise et qui seront rendus en 1815. Il comportait deux allégories, la Victoire et la Paix, et un char sur lequel devait se trouver une statue de l'empereur. Celui-ci ayant refusé d’être représenté, le char est resté vide. L'arc du Carrousel réutilise un vocabulaire décoratif antique : des colonnes corinthiennes de marbre blanc et rouge, des bas-reliefs retraçant les épisodes majeurs de la campagne, le quadrige (char de quatre chevaux) à son sommet. Ce style qui s'inspire de l'Antiquité est appelé « néoclassicisme ».

Après l’exposé du groupe d’élèves, activité proposée à la classe entière

Matériel : photocopie des « soldats du Carrousel » (document dans la rubrique Ressources)
Les bas-reliefs racontent les événements qui commémorent les victoires de Napoléon.

Trouvez les faces de l'arc grâce aux descriptions d'orientation :
- Face au Louvre (façade est) : la Capitulation d'Ulm et la Bataille d'Austerlitz ;
- Côté rue de Rivoli : l'Entrée à Munich et Napoléon ramenant le roi de Bavière ;
- Face au jardin des Tuileries: l'Entrée à Vienne et L'Entrevue des deux empereurs ;
- Côté Seine: la Paix de Presbourg 

À chacune des huit colonnes correspond une statue différente d'un soldat de la Grande Armée. Essayer de reconnaître ces quatre soldats : 3e Cuirassiers, 28e Dragons, 11e Chasseurs à cheval, Carabinier.

Cour carrée, façade de Pierre Lescot
Cour carrée, façade de Pierre Lescot_vignette

© 2010 Musée du Louvre / Erich Lessing

7La façade Lescot

Points essentiels à aborder lors de l’exposé

Quand François 1er accède au trône en1515, le Louvre était abandonné par la famille royale depuis un siècle. Le roi décide de faire de Paris sa résidence principale et choisit le Louvre. Il fait détruire le donjon que l'on appelle la « Grosse Tour » et choisit l'architecte Pierre Lescot pour agrandir le château. Lescot connait bien la grande architecture des Romains de l’Antiquité. À la mort de François 1er en 1549, Henri II monte sur le trône et reprend le chantier du Louvre avec Pierre Lescot et le sculpteur Jean Goujon. L'ensemble sera achevé en 1556.

Après l’exposé du groupe d’élèves, activité proposée à la classe entière

Matériel : plan du Louvre, façade Lescot (documents dans la rubrique Ressources)
Colorier sur le plan les bâtiments indiqués. À quoi voit-on que tout est pensé, mesuré et calculé ?
Compléter le schéma de la façade au fur et à mesure de la description.
- Rez-de-chaussée - Étage noble - Étage attique
- Décoration le long du mur d'une bande d'acanthes
- Décoration sculptée de l'étage attique : guirlandes, personnages allégoriques, trophée d'armes. Invention de la toiture appelée « comble brisé », volume donnant de l'importance à la façade.
- Trois avant-corps en léger décrochement surmontés d'un fronton arrondi rythmant la façade
- Colonnes jumelées et pilastres superposés d'étage en étage
- Chapiteaux à décor d'acanthe typique de l'ordre corinthien
- Niches ornées de figures sculptées par Jean Goujon
- Œil de bœuf : ouvertures rondes ici décorées de figures drapées.

Cour Carrée, pavillon de l'horloge ou Sully
Cour Carrée, pavillon de l'horloge ou Sully_vignette

© 2007 Musée du Louvre / Angèle Dequier

8Le Louvre médiéval

Points essentiels à aborder lors de l’exposé

Le roi Philippe Auguste en 1190 ordonne la construction d'un mur d'enceinte qui protège Paris d'une éventuelle invasion des anglais qui sont basés en Normandie. Le château fort du Louvre, sur la rive droite de la Seine surveille l'accès à la ville. Le donjon entouré d'un fossé et de solides murailles, domine toute la ville et constitue le symbole du pouvoir monarchique.
Le roi Saint Louis fait aménager une grande salle et une salle basse en 1226 (dite salle Saint Louis visible encore aujourd’hui). En1285, Philippe Le Bel y place son arsenal, les archives et le trésor royal qui restera dans le donjon pendant quatre siècles. Le Louvre perd sa fonction défensive et est transformé par Charles V en 1364 en un château de plaisance. Le maitre d'œuvre, Raymond du Temple, perce des fenêtres, orne la façade de statues, élève les toitures, des tourelles et installe des cheminées. Charles V, qui est un roi lettré, installe sa bibliothèque de 973 livres, qui est la plus riche du royaume et fait planter un jardin d'agrément ainsi qu'un jardin potager au nord.

Après l’exposé du groupe d’élèves, activité proposée à la classe entière

Matériel : plan du Louvre (document dans la rubrique Ressources), appareil photo.
Repérer sur le plan l'emplacement du château médiéval maintenant disparu et le parcourir à pied comme pour tracer une ligne invisible sur le sol. Colorier sur le plan les bâtiments indiqués.

Cour Napoléon, la Pyramide
Cour Napoléon, la Pyramide_vignette

© 2007 Musée du Louvre / Angèle Dequier

9Le Louvre au XXe siècle : la Pyramide

Points essentiels à aborder lors de l’exposé

En 1981, le président de la République, François Mitterrand décide de transformer le Louvre afin d'agrandir le musée.Le projet d'aménagement de la cour est confiée à l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei.
Le ministère des Finances (installé au Louvre depuis un siècle) doit quitter l'aile Richelieu afin de laisser la place aux collections du musée. Le public, toujours plus nombreux, doit pouvoir circuler sans difficulté. L'entrée principale sera placée au centre du Louvre, dans la cour Napoléon, par commodité et par souci de clarté de l'orientation. Comment construire un tel aménagement ?
Trois solutions sont envisagées : construire à la manière des constructions environnantes en imitant les différents styles déjà présents ; construire en sous-sol et ne rien laisser visible en surface ;  construire un bâtiment qui donne espace et lumière au nouveau hall d'accueil du musée. Cette dernière solution sera retenue et Ieoh Ming Pei proposera une pyramide, forme qui s'intègre parfaitement dans l'espace avec un volume moins imposant qu'une forme cubique ou rectangulaire.

La pyramide a les mêmes proportions que la pyramide de Gizeh. Chaque face de la pyramide est constituée de 128 poutres en acier inox, croisées, parallèles aux arêtes de la pyramide.
Le vitrage est constitué de 675 losanges de 2,9 m x 1,9 m. Ils sont constitués par deux couches de verre "extra blanc" de 10 mm d'épaisseur. Tour de force technologique, la fabrication de ce verre totalement incolore a nécessité la construction d'un four spécial fonctionnant à l'électricité pour diminuer les oxydes de fer. Grâce à cette transparence absolue, les pierres du palais environnant, vues de l'intérieur de la pyramide, gardent leur couleur miel.
La Pyramide est inaugurée le 30 mars 1989. Son coût est de 75 millions de francs (11.43 millions d'euros), la toiture la plus chère du monde. Le nettoyage assuré par des guides de haute montagne est maintenant assuré par un robot. La pyramide attire du monde : le Louvre est passé de trois millions de visiteurs annuels avant l’aménagement à 8,5 millions en 2008.

Après l’exposé du groupe d’élèves, activité proposée à la classe entière

Matériel : appareil photo
Prendre des photographies avec cette incitation : « Le palais du Louvre et la pyramide, le palais du Louvre à travers la Pyramide ». Les élèves peuvent inclure des portraits de leurs camarades.