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Pistes de visite Le Proche-Orient ancien à travers les mythes. L’épopée de Gilgamesh

Durée : 1h30 - Niveau : 6ème - Disciplines : Histoire, Français, Histoire des arts
Jours de faisabilité : Lundi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche

Handicap moteur

Héros maîtrisant un lion
Héros maîtrisant un lion_vignette

© 2010 Musée du Louvre / Angèle Dequier

Objectifs

Cette visite dans les Antiquités orientales a pour objectif de faire découvrir différentes cultures, différents empires du Proche-Orient depuis les « dynasties archaïques » sumériennes du III° millénaire jusqu’à l’Empire perse achéménide au VIe siècle av. J.-C. Cette visite va permettre :

- d’explorer et enrichir certains points du programme de 6ème relatifs au Proche-Orient ancien : naissance de l’écriture, aspects du pouvoir royal, éléments de religion suméro-akkadienne (panthéon et rites), mythe de Gilgamesh, empires du Proche-Orient
- de donner des clés de compréhension de l’écriture cunéiforme par une approche rapide et concrète.
- d’assimiler certains codes iconographiques propres au Proche-Orient ancien ou transversaux (Égypte et Antiquité en général).

Parti pris

Notre parti pris, assumé et affirmé auprès des élèves, est le suivant : faire découvrir différents empires du Proche-Orient non dans un parcours purement historique, très difficile pour des 6ème, mais par le biais du mythe. Les œuvres sont donc prétextes à illustrer le mythe de Gilgamesh et n’y renvoient pas explicitement. Le professeur aura toutefois la possibilité de réinjecter dans un second temps un commentaire historique.
Le parcours est découpé en deux grandes parties. Dans la première, il s’agit de donner des clés de compréhension aux élèves : la piété du roi, donc ses devoirs, à l’égard des dieux, ses relations privilégiées avec eux ; quelques figures du panthéon mésopotamien ainsi que des repères géographiques et chronologiques. La deuxième partie consiste à narrer le mythe de Gilgamesh.
En fonction du temps, de l’affluence dans les salles, on peut démarrer le parcours de deux façons :
-  en présentant le mode de fonctionnement de la royauté et le lien existant entre les rois et les dieux, puis quelques principes de l’écriture grâce à laquelle le récit de Gilgamesh nous est parvenu (étapes 1 à 6)
-  en évoquant directement les dieux sumériens à l’œuvre dans l’épopée (étape 8).

Le récit à proprement parler du mythe de Gilgamesh (étapes 9 à 12) ne commence donc qu’après avoir posé un certain nombre de données. Il est découpé en trois parties, chacune d’elle étant raconté dans une salle différente du musée.

Matériel

- Crayon de papier
- Le récit de Gilgamesh à raconter aux élèves

Stèle de victoire d'Eannatum, roi de Lagash dite "Stèle des Vautours"
Stèle de victoire d'Eannatum, roi de Lagash dite "Stèle des Vautours"_vignette1

© 1995 RMN / Hervé Lewandowski

1Stèle des Vautours, face mythologique

Richelieu RDC - salle 1A : Stèle de victoire d'Eannatum, roi de Lagash dite "Stèle des Vautours" Face mythologique, époque des dynasties archaïques, vers 2450 av. J.-C. Calcaire. H. : 1,80 m. ; L. : 1,30 m.

On peut commencer à évoquer le fonctionnement des premières écritures en utilisant les différents pictogrammes visibles sur les panneaux d’information : la pyramide sur les panneaux « sortie », les images illustrant les règles à suivre lors d’une visite (« ne pas parler fort », « ne pas prendre de photos au flash » etc.)

Pourquoi choisir de commencer par la Stèle des Vautours et comment l’introduire ?
Le plus naturel est de partir de la scénographie et d’interpeller les élèves en posant ce paradoxe : pourquoi avoir délibérément placé sur le passage, dès l’entrée de la salle, des « fragments de pierre cassés » ? Qu’est-ce qui fait l’importance de cette stèle selon eux ?
Les élèves remarquent que la stèle est épigraphiée et que le thème en est la guerre. Ils comprennent vite qu’il s’agit ici d’un document d’Histoire, dont on peut préciser la composition en deux faces : l’une mythologique, l’autre historique.
Les élèves découvrent l’aigle léontocéphale Imdugud/Anzu (qu’Enkidu voit en songe dans le mythe de Gilgamesh) et comprennent le rôle du dieu Ningirsu dans la conduite de la guerre et la protection de la cité, d’où la nécessité de la piété du roi.
L’enseignant les invite à se demander à quoi voit-on qu’est représenté ici un dieu ? Quelles sont ses armes ? Que fait-il ? Qu’a-t-il à voir avec l’événement commémoré par la stèle ?
Les élèves décrivent le dieu Ningirsu (et l’aigle léontocéphale Imdugud/Anzu) tenant dans un filet les ennemis du roi et frappant un fuyard avec une masse d’arme. Dieu tutélaire puissant, il est garant de la réussite au combat du roi et celui-ci le vénère et le remercie par l’érection de cette stèle.

Stèle de victoire d'Eannatum, roi de Lagash dite "Stèle des Vautours"
Stèle de victoire d'Eannatum, roi de Lagash dite "Stèle des Vautours"_vignette2

© 1995 RMN / Hervé Lewandowski

2Stèle des Vautours, face historique

Richelieu RDC - salle 1A : Stèle de victoire d'Eannatum, roi de Lagash dite "Stèle des Vautours" Face historique, époque des dynasties archaïques, vers 2450 av. J.-C. Calcaire. H. : 1,80 m. ; L. : 1,30 m.

On reconstitue avec les élèves la narration de la bataille et de la victoire d’Eannatum en décrivant les détails de la représentation, registre par registre.
Quatre épisodes sont ainsi narrés : victoire de l’armée en marche sous la conduite du roi Eannatum ; défilé de victoire ; sacrifice offert au dieu et enterrement des morts de la cité ; mise à mort d’un chef ennemi (?).
L’objectif est de faire découvrir aux élèves le rapport entre hommes et dieux dans l’évocation des rites notamment

Bas-relief votif de Dudu, prêtre de Ningirsu
Bas-relief votif de Dudu, prêtre de Ningirsu_vignette

© 2007 RMN / Franck Raux

3Bas-relief votif de Dudu, prêtre de Ningirsu

Richelieu RDC - salle 1A : Bas-relief votif de Dudu, prêtre de Ningirsu, au temps d'Entemena, prince de Lagash, vers 2400 av. J.-C. Pierre bitumineuse. H.: 25 cm. ; L. : 23 cm.

On peut montrer aux élèves dans la vitrine 6 le bas-relief de Dudu. Imdugud/Anzu est visible intégralement cette fois, en train de maîtriser dans ses serres les forces délétères sous forme de lions.

Relief votif d'Ur-Nanshe, roi de Lagash
Relief votif d'Ur-Nanshe, roi de Lagash_vignette

© 1990 RMN / Philippe Bernard

4Relief votif d'Ur-Nanshe, roi de Lagash

Richelieu RDC - salle 1A : Relief votif d'Ur-Nanshe, roi de Lagash, dynasties archaïques III, vers 2550 - 2500 av. J.-C. Calcaire. H. : 39 cm. ; L. : 46,5 cm.

Chronologiquement plus ancien, puisqu’Ur-Nanshe est le grand-père d’Eannatum, ce panneau, dans la vitrine 5, illustre une autre fonction de la royauté (le roi bâtisseur) et permet d’insister à nouveau sur les relations qu’entretient le roi avec les dieux. On travaille sur ce document en quatre temps :

1. Apparence générale et construction de l’image.
Comme pour la face historique de la Stèle des Vautours, le document est découpé en registres (le roi apparaît ainsi deux fois). On s’interroge sur le trou central du relief, qui nous permet de supposer sa fonction : le panneau  était accroché sur l’un des murs du palais, il commémorait un acte royal d’importance.
2. Qui est représenté ? Comment le sait-on ?
Trois éléments permettent l’identification des personnages que l’on passe en revue avec les élèves : le roi, sa femme (?), un fils, des notables, un serviteur se repèrent à la grandeur relative des personnages ; à leurs vêtements et attributs ; à leurs noms (ce dernier élément ne pouvant être donné que par le professeur).
3. Que font-ils ? Quelle fonction a ce panneau ?
On fait deviner le thème de chacun des deux registres par l’observation de détails : Ur-Nanshe en tant que roi bâtisseur porte un couffin de briques ; il inaugure le temple par un banquet.
4. Commentaire stylistique
On fait décrire aux élèves les codes sumériens de la représentation anatomique : œil de face sur visage de profil, épaule de face, bras en équerre, crâne rasé …

Tablette de comptes à écriture pictographique
Tablette de comptes à écriture pictographique_vignette

© RMN (Musée du Louvre) / Franck Raux

5Tablette de comptes à écriture pictographique

Richelieu RDC - salle 1A : Tablette de comptes à écriture pictographique, fin du 4e millénaire. H. : 4,5 cm. ; L. : 7, 2 cm.

Faire asseoir les élèves dans un coin de la pièce, sur les bancs près de la vitrine 5. L’objectif est de faire comprendre pourquoi l’Homme invente cette technologie ; comprendre l’évolution de l’écriture, des premiers pictogrammes jusqu’aux signes abstraits cunéiformes.

1. D’où vient l’écriture ?
Après avoir donné aux élèves l’explication scientifique de la naissance de l’écriture, répondant à un besoin commercial, on peut en donner une des versions mythiques avec le récit d’Enmerkar.
2. Explications sur l’évolution de l’écriture cursive (précunéiforme) à l’écriture imprimée (cunéiforme).
On explique comment on passe d’une écriture de pictogrammes gravés dans l’argile à une écriture de phonogrammes imprimés au moyen d’un calame, ce qui a des modifications sur l’aspect référentiel du signe et rend l’écriture plus abstraite.

Badge d'identification d'un officier ou soldat de Lagash
Badge d'identification d'un officier ou soldat de Lagash_vignette

© RMN (Musée du Louvre) / Franck Raux

6Badge d'identification d'un officier ou soldat de Lagash

Richelieu RDC - salle 1A : Badge d'identification d'un officier ou soldat de Lagash, affecté au "bastion du mur d'enceinte" au temps d'Uruinimgina, prince de Lagash, vers 2350 av. J.-C. H. : 4,40 cm. ; D. : 3,40 cm.

Après l’explication de la naissance de l’écriture et de son évolution, observer avec les élèves quelques exemples dans les vitrines 3 et 6.
On insiste sur le passage des pictogrammes précunéiformes (vitrine 3, tablette n°5) aux signes cunéiformes (vitrine 6, un badge de soldat) ; on peut comparer le badge à ce que connaissent les élèves : badge de cantine, autocollant de droit de parole du professeur dans les salles…

Gudea, prince de LagashStatue dite "l'Architecte au plan'' dédiée au dieu Ningirsu
Gudea, prince de Lagash, statue dite "l'Architecte au plan''_vignette

© 2011 Musée du Louvre / Philippe Fuzeau

7Gudea, prince de Lagash, statue dite "l'Architecte au plan''

Richelieu RDC - salle 2 : Gudea, prince de Lagash, statue dite "l'Architecte au plan'' dédiée au dieu Ningirsu, vers 2120 av. J.-C. Diorite. H. : 93 cm. ; L. : 41 cm.

1.  Qui est l’homme représenté ?
Les élèves réagissent immédiatement au fait que cette statue ainsi que la plupart de celles présentées dans la salle ont perdu leur tête. Le professeur resitue historiquement Gudea et le retour au pouvoir des néo-sumériens à Girsu, puis explique l‘outrage du temps sur ces statues après l’abandon du site. On note tout de suite que la statue est épigraphiée.
2. Que fait-il ? Quel geste exécute-t-il ? Quels instruments porte-t-il ?
On fait interpréter aux élèves le geste (mains jointes) de respect religieux du roi. Il porte sur ses genoux une tablette sur laquelle est dessiné un plan de temple (enceinte à niches et redans), ainsi qu’une règle et un stylet. Le roi est donc représenté comme un architecte.
3. Quel sens donner à cette statue ?
C’est l’occasion de donner le récit des songes de Gudea, que le dieu visite en rêve afin qu’il lui bâtisse un temple, récit reproduit sur les deux cylindres visibles au fond de la salle, et qui constitue le plus long texte en sumérien à ce jour.
4. Que raconte le texte de la statue ?
Certains passages sont commentés et certains signes cunéiformes, comme celui du roi, sont signalés dans le dos de la statue, de même que les titres de Gudea.
5. Commentaire stylistique
Les élèves sont généralement sensibles à la qualité de réalisation de cette statue. C’est l’occasion d’aborder quelques points techniques : frontalité, rendu des modelés, évidement partiel de la matière au niveau des pieds pour maintenir une stabilité et une solidité à la statue, bras non décollés pour des raisons de solidité…

Kudurru de Meli-Shipak
Kudurru de Meli-Shipak_vignette

© 2007 RMN / René-Gabriel Ojéda

8Kudurru de Meli-Shipak

Richelieu RDC - salle 3 : Kudurru de Meli-Shipak commémorant un don de terres à son fils Marduk-apla-iddina, 1186-1172 av. J.-C. Calcaire. H. : 0,68 cm ; L. : 30 cm.

1. Qu’est-ce que ce « caillou » ?
On observe la stèle pour constater qu’elle est remplie d’écritures et de dessins gravés. Le professeur explique ce qu’est un kudduru, et l’histoire de celui-ci.
2. Quels dieux sont représentés ?
On n’observera ici que le premier registre afin d’identifier les seuls dieux et déesses utiles par la suite pour le récit de Gilgamesh : SHAMASH, ANU, ISHTAR, EA-ENKI, ENLIL.

À l’issue de cette première moitié du parcours, on aura ainsi affirmé la figure d’un roi pieux, responsable de l’édification des temples et de l’entretien du culte divin, afin d’assurer la prospérité à sa cité ; on aura découvert un certain nombre de dieux et de pratiques rituelles. Les élèves sont alors prêts à aborder le mythe de Gilgamesh.

Transport du bois de cèdre du Liban
Transport du bois de cèdre du Liban_vignette

© 1995 RMN / Hervé Lewandowski

9Transport du bois de cèdre du Liban

Richelieu RDC - salle 4 : Transport du bois de cèdre du Liban, vers 710 av. J.-C. Albâtre.

Gilgamesh et Enkidu dans la cour Khorsabad
Dans la cour Khorsabad, faire asseoir les élèves face aux Reliefs du transport du bois de cèdre et en faire décrire les détails. C’est l’occasion d’expliquer la nécessité des importations de bois en Mésopotamie pour la construction d’édifices de prestige, ainsi que la pérennité de ces échanges dans le Proche-Orient ancien à travers les siècles.

Le professeur raconte ensuite le premier épisode des aventures du héros mésopotamien qui évoque la lutte de Gilgamesh et d’Enkidu contre Humbaba, le Gardien de la forêt de cèdres.
« Cruauté de Gilgamesh à l’égard de ses sujets - Création d’Enkidu par les dieux - Rivalité avec Gilgamesh, puis solide amitié - Voyage des deux amis, et lutte contre Humaba, redoutable monstre gardien de la Forêt de Cèdres - Retour à Uruk, Gilgamesh rejette les avances d’Isthar - Rêves d’Enkidu, annonciateurs de sa mort (Anzu) - Mort d’Enkidu. »

Héros maîtrisant un lion
Héros maîtrisant un lion_vignette

© 2010 Musée du Louvre / Angèle Dequier

10Héros maîtrisant un lion

Richelieu RDC - salle 4 : Héros maîtrisant un lion, vers 1000 - 612 av. J.-C. Albâtre. H. : 5,52 m. ; L. : 2,18 m.

Gilgamesh et Enkidu dans la cour Khorsabad
Dans la cour Khorsabad, se placer face au Héros maîtrisant un lion.
Le relief du héros maîtrisant un lion illustre un passage de la première partie du récit : de la création d’Enkidu à sa mort.
Le professeur analyse le relief avec les élèves en tâchant de montrer les procédés qui exaltent la force du personnage qui n’est pas sans rappeler la force extraordinaire de Gilgamesh.

Statuette de femme vêtue d'un kaunakès, appelée "Princesse de Bactriane"
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© 2009 Musée du Louvre / Thierry Ollivier

11Princesse de Bactriane

Richelieu RDC - salle 9 : Statuette de femme vêtue d'un kaunakès, appelée "Princesse de Bactriane", vers 1900 av. J. C. Chlorite, calcaire. H. : 17,3 cm. ; L. : 16,1 cm.

Chez Sidari et aux confins du monde. Princesse de Bactriane.
Le professeur raconte les épisodes du récit :
« Tristesse et abandon de soi de Gilgamesh, qui décide de partir en quête de l’immortalité - Rencontre avec Sidari - Arrivée chez Utanapshtim.

Toujours en prenant la précaution de dire aux élèves que ces œuvres ne sont  convoquées ici qu’à titre illustratif, qu’elles appartiennent à une autre culture et une autre aire géographique que celles où le mythe de Gilgamesh est né et s’est diffusé, on en profite toutefois pour donner quelques informations relatives à cette statuette. Les « Princesses de Bactriane » (car il en existe plusieurs exemplaires) pourraient provenir de tombes ou incarner la Grande déesse d’Asie centrale qui pacifie les forces sauvages et délétères.

Statuette d'un génie appelé "le Balafré"
"Le Balafré"_vignette

© 1993 RMN / René-Gabriel Ojéda

12Le Balafré

Richelieu RDC - salle 9 : Statuette d'un génie appelé "le Balafré", début 2ème millénaire av. J. C. Chlorite, calcaire, fer (serre-tête)

Chez Sidari et aux confins du monde. Le Balafré.
Le professeur raconte la suite du récit :
« Épreuve ratée - Vol par le serpent de l’herbe de jouvence. »

Toujours en prenant la précaution de dire aux élèves que ces œuvres ne sont  convoquées ici qu’à titre illustratif, on en profite toutefois, après avoir raconté le récit, pour donner quelques informations relatives à cette statuette. Le Balafré, qui fait partie des forces sauvages et délétères, n’est en fait pas une figure humaine, mais un monstre de nature serpentine (les écailles sont d’ailleurs bien rendues sur ses membres).

Chapiteau d'une colonne de la salle d'audiences (Apadana) du Palais de Darius Ier
Chapiteau d'une colonne de la salle d'audiences (Apadana) du Palais de Darius Ier_vignette

© 1999 RMN / Hervé Lewandowski / Franck Raux

13Chapiteau d'une colonne de la salle d'audiences du Palais de Darius Ier

Richelieu RDC - salle 12 a : Chapiteau d'une colonne de la salle d'audiences (Apadana) du Palais de Darius Ier, époque achéménide, règne de Darius Ier, vers 510 av. J.-C. Calcaire.

Fin de l’histoire, entrée dans l’Histoire !
Se placer de préférence sous un des chapiteaux, celui de gauche étant mieux éclairé. Le professeur raconte la suite du récit :
« Retour de Gilgamesh, devenu sage, à Uruk - Construction du rempart de la ville, et mise par écrit de ses exploits. »

La cour de l’Apadana nous permet de mettre en parallèle le moyen que trouve Gilgamesh pour devenir immortel, ou plutôt éternel (car s’il meurt, il entre dans l’Histoire et ne sera pas oublié par les Hommes) : construire un rempart et mettre ses aventures par écrit. Suse fut la capitale administrative de l’empire perse Achéménide. Darius Ier fit construire vers 510 av. J.-C. l’Apadana, salle d’audience du palais qui comportait 36 colonnes qui culminaient à une vingtaine de mètres et dont le Louvre conserve ici un des chapiteaux à doubles protomes de taureaux. On conclut par une réflexion générale sur les œuvres des hommes qui laissent ainsi des traces de leur existence aux générations suivantes.