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Accueil>Visites & Activités>Pistes de visite>S’approprier des chefs-d’œuvre du Louvre en les mettant en scène

Pistes de visite S’approprier des chefs-d’œuvre du Louvre en les mettant en scène

Durée : 1h30 - Niveau : Tous niveaux / handicap - Disciplines : Pluridisciplinarité
Jours de faisabilité : Lundi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche

Handicap mental

En classe, sélection des œuvres pour l’adaptation théâtrale
En classe, sélection des œuvres pour l’adaptation théâtrale_vignette

© 2007 Musée du Louvre / Angèle Dequier

Objectifs

Partant du principe que l’intégration de personnes en situation de handicap passe notamment par l’appropriation de références culturelles communes, une visite au musée du Louvre s’imposait pour nos publics, des jeunes à besoins particuliers (TED, autisme, trisomie, et autres troubles). S’orienter au musée, choisir une œuvre et être amené à en parler, a contribué à renforcer la confiance en soi, la maîtrise des émotions et la qualité d’expression à l’oral comme à l’écrit, mobilisant des capacités qui posent de réelles difficultés à la plupart de nos élèves. 

La visite au musée a pour objectif de permettre à chaque élève :
- de voir des œuvres originales au musée,
- de faire un choix et d’en parler aux autres,
- de s’approprier une œuvre en écrivant un texte dont il s’inspire puis en jouant une scène imaginée à partir de l’œuvre
- de retrouver et reconnaître les œuvres lors d’une seconde visite

Parti pris

Matériel

- Appareil photo
- Feuilles et crayons

Visite au Louvre et choix d’une œuvre par chaque élève
Visite au Louvre et choix d’une œuvre par chaque élève_vignette

© 2010 Musée du Louvre / Angèle Dequier

1Visite au Louvre et choix d’une œuvre par chaque élève

Denon 1er étage - salle 6 : Les Noces de Cana, Paolo Caliari, dit Véronèse, 1562-1563. Huile sur toile.  H. : 6,77 m. ; L. : 9,94 m.

L’appropriation des œuvres par les élèves se déroule en plusieurs temps. La visite au musée en constitue l’étape majeure. Choisies par les élèves, les œuvres font l’objet de plusieurs activités au musée et en classe : observation, justification du choix de l’œuvre (à l’oral, à l’écrit ou par le dessin), écriture de scènes sous la forme de tableaux vivants, mise en scène et enfin représentation en public.

Dans un premier temps, il s’agit pour les élèves de déambuler dans les salles pour choisir une œuvre avec un adulte, observateur, en charge d’un groupe de cinq à six élèves. Une fois le choix arrêté, chaque élève note le titre et le nom de l’auteur de l’œuvre qu’il a choisie. Un échange devant l’œuvre peut avoir lieu entre l’élève et l’adulte, ou entre l’élève et ses camarades, mais c’est surtout au retour en classe que l’échange aura lieu sur le choix, le ressenti, l’interprétation. Si l’adulte intervient devant l’œuvre, c’est pour vérifier que l’élève peut justifier brièvement son choix et pour lui apporter des éléments au sujet de l’œuvre sans pour autant influencer son choix. L’idéal est d’éviter l’interventionnisme.
Le tableau Les Noces de Cana de Paul Véronèse par exemple a été choisi car pour l’élève cela représente « une fête, quelque chose de joyeux ». L’enseignant demande alors qui est le personnage central pour vérifier si les jeunes le connaissent et par extension les personnes l’encadrant à table. Les élèves sont incités à amener à une recherche par la suite en classe.

En classe, sélection des œuvres pour l’adaptation théâtrale
En classe, sélection des œuvres pour l’adaptation théâtrale_vignette

© 2007 Musée du Louvre / Angèle Dequier

2En classe, sélection des œuvres pour l’adaptation théâtrale

Denon 1er étage - salle 75 : Atala au tombeau dit aussi "Funérailles d'Atala", Anne Louis Girodet de Roussy-Trioson, 1808. Huile sur toile. H. : 2,07 m. ; L. : 2,67 m.

Cette étape se déroule en classe. Elèves et enseignants opèrent une sélection parmi l’ensemble des œuvres afin de conserver celles qui se prêtent le mieux à l’adaptation théâtrale comme par exemple la peinture qui représente Atala au tombeau de Girodet. A chaque œuvre correspond une scène, comme autant de tableaux d’une pièce.
Cet échange entre élèves et adultes soulève la question de la difficulté de mise en scène de telle ou telle œuvre. Mais parfois la discussion et le ressenti peuvent amener des idées d’écriture.

Les œuvres retenues font l’objet d’un travail d’écriture par les élèves .Chacun décrit d’abord par écrit ce qu’il voit, ce qu’il ressent et quand l’élève a des difficultés dans l’expression écrite, l’enseignant le sollicite à l’oral. Quelquefois, le dessin de l’œuvre est utilisé comme moyen d’expression. Le mime ou l’improvisation constitue l’étape suivante. Tout est récupéré par les adultes et retravaillé pour obtenir des textes définitifs ou presque.
De même, un travail chorégraphique (danse et gymnastique) associant quelques élèves des classes d’ULIS et élèves de classes ordinaires du collège est engagé une fois les œuvres choisies. Les groupes s’approprient une ou deux œuvres et essayent de s’exprimer corporellement sur celles-ci.
Enfin, la distribution des rôles en vue du spectacle représenté en public est proposé ensuite par les adultes en fonction de la personnalité de chaque jeune et de la scène qui lui correspond le mieux. Il s’agit ensuite de tenir compte des compétences de chacun pour la mise en scène. Chaque élève propose des textes, des mimes, des chansons ou des musiques que l’œuvre lui aura inspirés. Chaque scène jouée par les élèves renvoie à une œuvre dont la reproduction est placée sur un chevalet tourné vers le public et qui est dévoilée progressivement.

Retour devant les œuvres au musée
Retour devant les œuvres au musée_vignette

© 2003 RMN / Gérard Blot / Hervé Lewandowski

3Retour devant les œuvres au musée

Denon RDC - escalier Daru : Victoire de Samothrace, vers 190 av. J.-C. Marbre. H. : 3,28 m.

Lors d’une deuxième visite au musée du Louvre, les élèves appréhendent avec un regard nouveau les œuvres étudiées et s’en imprègnent. Ils doivent retrouver les œuvres choisies, par petits groupes accompagnés d’un adulte et munis de leur plan. Une fois devant les œuvres, les élèves écrivent quelques mots en fonction du travail effectué en amont pendant les cours mais ils peuvent aussi improviser et exprimer un nouveau ressenti. Le groupe de 5 à 6 jeunes se pose devant l’œuvre et chacun dessine ou écrit ce qu’il veut sans temps imparti.