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Accueil>Expositions & Actualités>Films>Projection - rencontre : Louidgi Beltrame et Catherine David

Remerciements :

Dans le cadre du programme de recherche « La catastrophe et ses représentations » (2013-2016).
Avec le soutien de Scor

Projection suivie d’une discussion avec Louidgi Beltrame et Catherine David, commissaire d’expositions.

Le travail de Louidgi Beltrame, né à Marseille en 1971, se développe autour d’une documentation de l’architecture moderniste et de ses vestiges, et d’une déconstruction des structures formelles et narratives du cinéma envisagé comme médium avec sa syntaxe spécifique, mais aussi comme force politique ayant influencé le développement du siècle dernier. Envisageant l’architecture en tant que narration, son travail - des vidéos relevant autant du documentaire que de la fiction ainsi que des dessins d’architecture - participe de l’élaboration d’un système d’analogies entre les langages architectural et cinématographique. Louidgi Beltrame filme des personnages comme les vecteurs permettant de capter le contexte dans lequel ils évoluent, et propose une relecture de la modernité et de son héritage à travers ces médiums historiques. Actuellement, il travaille sur la question de la planification urbaine comme paradigme du projet moderniste qui proposait un cadre de vie intégral à ses futurs habitants. « Depuis quatre ans, mes projets m’ont amené à « explorer » les sites de ces architectures. Il y a eu la vidéo Les dormeurs tournée à Hiroshima et, plus récemment, Brasilia/Chandigarh. La question commune à ces deux pièces est celle du temps d’après. Après la catastrophe nucléaire ou après l’utopie architecturale et urbaine. Comme un futur arrivé à sa fin ».

Energodar
Fr., 2010, film super-8 transféré en vidéo HD, 33 min
Voyage initiatique spatial et temporel, Energodar - le don de l’énergie en russe - explore l’univers des  « atomgrads ». Ces villes satellites des centrales nucléaires, tenues secrètes à l’époque soviétique, furent planifiées sur le modèle de Prypiat - atomgrad de la centrale de Tchernobyl abandonnée en 1986 suite à la catastrophe. Villes dortoirs, témoins des vestiges passés de certaines conquêtes urbaines et scientifiques, elles offrent des univers fantomatiques et figés, telles des Pompéi contemporaines.

Cinelândia
2012, film super-8 transféré en vidéo HD 30’30’’
En collaboration avec Elfi Turpin
Cinelândia, qui signifie ‘pays du cinéma’ en Portugais, emprunte son titre à un quartier du centre de Rio de Janeiro qui eut son heure de gloire dans les années 30 en abritant alors les cinémas de la ville. Cinelândia a été tourné en 2010 dans la jungle de Tijuca qui surplombe Rio de Janeiro - la plus grande forêt urbaine au monde. Beltrame et Turpin ont filmé la Casa de Canoas, l’unique maison de verre dessinée par Oscar Niemeyer, exercice incontournable pour tout architecte moderniste. Projetée en 1951 et achevée en 1953, elle était destinée à la famille de l’architecte mais n’a été habitée que quelques années. La maison dès lors désertée, pour autant entretenue, s’est transformée en machine célibataire, quelque part entre architecture et sculpture. Avec les années, le jardin soigneusement dessiné et organisé a été reconquis par la mata atlantica.
Le film offre de nombreuses pistes de réflexion, sur la ruine bien sûr, mais peut-être plus encore sur ce qu'on choisit ou non de conserver. Une question se pose, presque universelle sur ce qui fait patrimoine. La maison abandonnée devient support de projection, au sens propre comme au figuré. La Casa de Canoas devient le kaléidoscope de multiples fictions, mythologies du lieu et de son environnement. Une voix conte inlassablement des histoires, plusieurs histoires dont le fil est la lecture du script de Tecnicamente Dolce, qu’Antonioni ne réalisa pas. Une vision prismatique de la ruine se condense dans ce film, mêlant cinéma, architecture, urbanisme et environnement

Gunkanjima
Fr., 2010, film super-8 transféré en vidéo HD, 8 min (extrait)
Située au large de Nagasaki au Japon, l’île de Gunkanjima est une colonie minière abandonnée depuis 1974. Objet d’une expérimentation urbaine verticale, extrême, et non planifiée, l’île rassemble aujourd’hui les vestiges archéologiques de l’architecture moderne japonaise. Ces formes vides, filmées comme des sculptures monumentales, sont néanmoins habitées par des histoires stratifiées - celles des conditions de production, des idéologies qui ont motivé ces chantiers et des hommes qui les ont bâtis et exploités.

Cycle(s) : La catastrophe et ses représentations, Cinéma
Evénement(s) : La catastrophe et ses représentations

Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre sous la pyramide.

Tarifs :
Tarif F : 6 euros, 5 euros (réduit), 3 euros (solidarité et jeunes)

Réservations :
. Par téléphone : Au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.
. Sur place, à la caisse de l’auditorium, du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9h à 17h30, jusqu’à 19h30 les mercredis
et vendredis, et jusqu’au début des séances les soirs de programmation.

Informations :
01 40 20 55 55, de 9h à 19h du lundi au vendredi.

Tarifs et conditions des réductions  tarifaires 2013-2014

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