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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>A propos de Paul Thek

Remerciements :

"Le Louvre invite Robert Wilson" a été réalisé grâce au mécénat principal de Louis Vuitton et au généreux soutien du Cercle International du Louvre, de Katharine Rayner, et The Anne Cox Chambers Foundation ainsi que de the Annenberg Foundation/GRoW Annenberg, avec la collaboration des American Friends of the Louvre

Robert Wilson en conversation avec Elisabeth Sussman, Whitney Museum of American Art, New York, et Theodore Bonin, Alexander and Bonin, New York

Né à Brooklyn en 1933, Paul Thek grandit à Floral Park, dans l’Etat de New York, avant de s’installer en 1951 à New York. Il se forme à l’Art Students’ League, au Pratt Institute et à Cooper Union et développe rapidement un mode de vie nomade, entre la côte Est des Etats Unis et l’Europe.  Lors d’un séjour en Sicile puis à Rome en 1963, l’artiste est impressionné par les catacombes et les reliquaires. Il entreprend peu après sa très significative série des Technological Reliquaries (Reliquaires technologiques, 1964-1967), basée sur la rencontre de cires anatomiques et de matériaux industriels raffinés. « A New York à cette époque, il y avait une telle tendance au minimal, au non-émotionnel, à l’anti-émotionnel, même, que je voulais dire à nouveau quelque chose à propos de l’émotion, à propos du côté hideux des choses. Je voulais rendre à l’art les caractéristiques de la chair humaine crue », explique-t-il en 1969 dans une interview avec Emmy Huf pour De Volkskrant. Tandis qu’il fréquente la scène underground réunie à la Factory d’Andy Warhol, en particulier Jack Smith, le cinéaste de Flaming Creatures (1963), son œuvre construit une réponse critique au Minimalisme et au Pop Art. Susan Sontag, avec qui il est lié d’une forte amitié dès 1959, lui dédicace son premier livre, Against Interpretation (Contre l’interprétation, 1966), incluant notamment ses Notes on Camp. Les moulages de son propre corps deviennent des matériaux récurrents de l’œuvre de Paul Thek, ainsi que l’installation d’objets et d’espaces d’où filtrent des fragments de récits. En 1968, son exposition « A Procession in Honor of Aesthetic Progress : Objects to Theoretically Wear, Carry, Pull or Wave » (« Une exposition en l’honneur du progrès esthétique : objets à porter, pousser ou agiter théoriquement ») à la Galerie M. E. Thelen, Essen, inaugure une forme processuelle, où l’artiste et ses collaborateurs transforment l’espace tout au long de l’exposition. 

Lorsqu’il découvre à Paris, en 1971, les performances de Deafman Glance (Le Regard du Sourd) et de Prologue of a Deaf Man (Prologue pour un Homme Sourd), Paul Thek est saisi par les formes visuelles ouvertes du théâtre de Robert Wilson, la mise en tension d’images, de corps et d’objets dans la temporalité de la scène, et y reconnait les énergies à l’œuvre dans son propre travail. Il devient l’un des performers de Deafman Glance, avant de collaborer avec Robert Wilson aux décors de sa pièce suivante, KA MOUNTAIN AND GUARDenia TERRACE : a story about a family and some people changing (1972) qui se déroule sur les montagnes de Shiraz, pendant sept jours et sept nuits continus. C’est une affinité exceptionnelle qui lie dès lors les deux artistes. Avec Elisabeth Sussman, auteure de la récente exposition « Paul Thek : Diver, A Retrospective » (Whitney museum of American Art, New York, 2010), et Ted Bonin, galeriste, qui a défendu l’artiste dans sa dernière année et depuis sa disparition prématurée en 1988, Robert Wilson propose ici d’évoquer de manière ouverte son dialogue avec l’œuvre et la personnalité artistique de Paul Thek.

Projection :
Andy Warhol, Paul Thek (« Screen Tests », Film 12, n°5), film 16 mm, NB, silencieux, 4 mn.


Evénement(s) : Le Louvre invite Robert Wilson - Living Rooms

Informations pratiques

Auditorium du Louvre
Entrée libre