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Parcours Du palais au musée, Huit siècles d'histoire

Parcours thématique - Durée : 3h - Jours de visite : Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche

Groupes scolaires Groupes

Plafond Braque
Plafond Braque

© Musée du Louvre

00Introduction

Le Louvre qui abrite l'une des plus éblouissante collection d'œuvres d'art existant au monde, est avant tout connu comme musée. Peu nombreux sont ceux qui savent qu'il est installé dans ce qui a été, pendant près de sept cents ans, l'une des principales résidences des rois et empereurs de France.

Forteresse défensive érigée par Philippe Auguste peu après 1190, le Louvre devient, au XIVe siècle, une agréable résidence servant épisodiquement de demeure royale. François ler décide d'en faire un "palais" de la Renaissance. Peu à peu, une cité royale prend forme. Le château, construit par Catherine de Médicis aux Tuileries, est relié au Louvre sur l'ordre d'Henri IV par une "grande galerie" qui longe la Seine. Louis XIV, qui réside au Louvre jusqu'à son départ pour Versailles en 1678, achève la "cour Carrée", fermée vers la ville par une colonnade. La Cour à Versailles, les monarques se désintéressent du Louvre. Devenu musée en 1793, le Louvre est depuis dédié à la conservation et à la présentation de milliers d'œuvres d'art et de témoins des civilisations passées. Au début du XIXe siècle, les souverains transforment les intérieurs mais construisent peu. Mais à partir du milieu du XIXe siècle, le Louvre connaît la phase d'extension la plus importante de son histoire. Napoléon III achève l'unification des Tuileries et du Louvre par la construction, côté Seine, de l'aile Denon et l'achèvement de l'aile Richelieu, coté rue de Rivoli. En 1871, les Tuileries sont incendiées. Le Louvre s'ouvre désormais sur la grande perspective de l'ouest parisien. Le projet Grand Louvre, initiative du président François Mitterrand en 1981, modernise le musée et l'agrandit en inaugurant en 1993, l'aile Richelieu qui abritait jusqu'alors le ministère des Finances.


Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Depuis la pyramide, prenez l'escalier mécanique, direction Sully et dirigez-vous vers le Louvre médiéval. De part et d'autre d'une rotonde s'ouvrent les salles consacrées à l'histoire du Louvre. Ouvertes le samedi et le dimanche, elles regroupent maquettes, peintures, plans, documents. Dirigez vous tout droit vers les fossés du Louvre, suivez le parcours du Louvre médiévale et tournez à droite pour vous rendre à la salle Saint Louis.

Louvre médiéval (Salle 5)
Louvre médiéval (Salle 5)

© Musée du Louvre / A. Dequier

01Louvre médiéval

Une maquette placée juste avant l'accès aux fossés de la forteresse de Philippe Auguste permet d'en apprécier l'implantation d'origine, hors du rempart de Paris dont elle constituait le bastion occidental. De forme presque carrée, le château fort abritait en son centre le donjon, grosse tour cylindrique. On peut aujourd'hui parcourir les fossés de l'enceinte et du donjon pour se rendre dans l'unique vestige du corps de logis. Il s'agit de la salle basse, dite Saint-Louis, construite sous Philippe Auguste vers 1230-1240, et voûtée d'ogives.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
En sortant de la salle Saint-Louis, tournez deux fois à gauche pour monter au rez-de-chaussée par l'escalier Henri II. Il vous conduit à la salle des Caryatides.

Salle des Caryatides
Salle des Caryatides

© Musée du Louvre / A. Dequier

02Salle des Caryatides

Construite par Pierre Lescot de 1546 à 1550, l'aile nouvelle est dans le goût de la Renaissance. Située au rez-de-chaussée, cette vaste salle doit son nom aux quatre figures féminines sculptées par Jean Goujon en 1550 pour soutenir la tribune des musiciens. L'autre extrémité de la salle formait un espace encadré de colonnes et destiné à magnifier la personne royale. De 1692 à la Révolution, cet espace de réception et de représentation fut le lieu de conservation des Antiques du roi. Transformée et décorée au début du XIXe siècle, elle est aujourd'hui dévolue aux copies romaines d'après les oeuvres grecques de l'époque hellénistique. Depuis les fenêtres, à l'est, on peut embrasser du regard la cour Carrée dans son ensemble.

Itinéraire jusqu'a la prochaine œuvre :
Sortez de la salle par la porte située à droite de la cheminée monumentale. Tournez encore à droite vers la rotonde de Mars. Elle vous permet d'accéder aux appartements d'été de la reine Anne d'Autriche que vous pouvez voir sur votre gauche.

Art romain. Antiquité tardive. IIIe - Ve siècle après J.-C. (Salle 27)
Art romain. Antiquité tardive. IIIe - Ve siècle après J.-C. (Salle 27)

© Musée du Louvre / A. Dequier

03Appartements d'été d'Anne d'Autriche

Au rez-de-chaussée de la Petite Galerie (commencée en 1566 et achevée sous Henri IV), l'architecte Louis Le Vau aménage, de 1655 à 1658, l'appartement de la mère de Louis XIV. Du nord au sud, il se compose de six pièces : grand salon, anti-chambre (salle des Saisons), vestibule (salon de la Paix), grand cabinet, chambre de parade et petit cabinet, tous réunis par la suite. Les cinq dernières ont reçu un décor somptueux conçu par le peintre Giovanni Francesco Romanelli, et enrichi de stucs du sculpteur Michel Anguier. Elles furent transformées en galerie lors de l'installation des antiquités du musée en 1799, peu après l'arrivée au Louvre des oeuvres prélevées en Italie par les armées révolutionnaires. Aujourd'hui, on peut y admirer les collections d'antiquités romaines.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Donnant sur la Seine, une deuxième enfilade de pièces permet d'atteindre la cour du Sphinx, située sur la droite. Cette cour est actuellement fermée au public mais vous pouvez l'apercevoir en longeant la galerie des arts étrusques.

Cour du Sphinx (Salle 31)
Cour du Sphinx (Salle 31)

© Musée du Louvre / E. Revault

04Cour du Sphinx

Édifiée en 1663 par Le Vau, cette petite cour (à l'origine, dite "de la reine") était encadrée à l'est par une aile nouvelle ornée d'un fronton, au sud par la Grande Galerie et au nord par une salle de spectacle. Fermée à l'ouest par Hector Lefuel entre 1855 et 1857, elle ne sera couverte d'une verrière qu'en 1934 pour protéger les monuments antiques grecs et romains qui s'y trouvent présentés. Au centre, on remarquera la splendide mosaïque d'une villa romaine d'Antioche (Turquie) du IVe siècle après J.-C.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
La galerie ouest qui longe la cour permet de rejoindre le pied de l'escalier Daru, en haut duquel se trouve la Victoire de Samothrace.

Escalier de la Victoire de Samothrace (Escalier Daru)
Escalier de la Victoire de Samothrace (Escalier Daru)

© Musée du Louvre / A. Dequier

05Escalier Daru

À l'emplacement de l'ancien escalier du musée Napoléon (dont on admirera le vestibule conservé au premier étage), s'élève cet escalier monumental. Il est l'oeuvre de Lefuel qui, de 1855 à 1857, l'édifie dans le pavillon Daru, du nom d'un ministre de l'empereur.
À la chute du Second Empire en 1870, le chantier reste inachevé et ne sera repris qu'en 1883. La Victoire de Samothrace, découverte en 1863, y est alors placée. L'escalier est souvent et également appelé escalier de la Victoire de Samothrace. Un décor de mosaïque exaltant les arts, partiellement réalisé à la fin du XIXe siècle, est finalement masqué en 1934 pour accentuer le parti formel des volées éclairées par des coupoles.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Au pied de la Victoire de Samothrace dirigez vous vers la gauche pour entrer dans la rotonde d'Apollon.

Rotonde d'Apollon
Rotonde d'Apollon

© Musée du Louvre / P. Philibert

06Rotonde d'Apollon

Ancienne salle d'audience de Louis XIV aménagée par Le Vau, la rotonde fut, de 1692 à 1793, allouée à l'Académie royale de peinture et de sculpture. L'actuel décor de stucs et de fresques date du XIXe siècle. De ce vestibule circulaire, au plafond orné d'une Chute d'Icare par Merry-Joseph Blondel, on accède à la galerie d'Apollon qui occupe tout l'étage de la Petite Galerie. Détruite par un incendie en 1661, cette longue salle fut reconstruite par Le Vau.
Confié à Charles Le Brun, le somptueux décor de son plafond a pour thème la course du soleil, astre qui symbolise la grandeur de Louis XIV. Restaurée à partir de 1849 par Félix Duban, la galerie a été constamment enrichie jusqu'en 1851, date à laquelle Delacroix reçut la commande du décor de la partie centrale de la voûte où il réalisa Apollon vainqueur du serpent Python.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
A la suite de la rotonde d'Apollon, se trouve la salle des verres.

Salle des verres - Grand cabinet du roi
Salle des verres - Grand cabinet du roi

© R.M.N./J.G. Berizzi

07Salle des verres

Attenant à sa chambre, cet ancien cabinet de Louis XIV a été édifié par Le Vau de 1655 à 1658. Salle d'assemblée de l'Académie royale à partir de 1722, il accueille ensuite la bibliothèque de l'Institut puis, sous la Restauration, les objets précieux du musée. Le décor est alors réalisé. On remarquera, au plafond, la peinture de Jean-Baptiste Mauzaisse datant de 1821 et qui évoque la découverte de la Vénus de Milo. Depuis les fenêtres, à droite, on peut admirer la Petite Galerie, construite par étapes de 1566 à 1662. À gauche, ce sont les façades de la cour Napoléon, dont le décor est conçu par Lefuel entre 1854 et 1857 sur un projet de Ludovico Visconti. Ce dernier tenait à respecter le style architectural du Louvre du XVlle siècle, avec son alternance d'ailes et de pavillons.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
À la suite du Grand Cabinet, on entre dans le salon des Sept-Cheminées.

Salle des sept-Cheminées
Salle des sept-Cheminées

© Musée du Louvre / A. Dequier

08Salon des sept-Cheminées

Appelé ainsi parce qu'y passaient sept souches de cheminée, le salon occupe l'étage noble du pavillon du Roi, agrandi par la suite. À cet emplacement se situait l'appartement du Roi. Le décor d'origine des chambres royales a été replacé dans l'aile de la Colonnade. On doit à l'architecte Félix Duban et au sculpteur Francisque-Joseph Duret l'actuel plafond orné de stucs à la gloire des artistes français du début du XIXe siècle. C'est dans cette salle, en effet, que fut présentée la peinture française lors de l'inauguration par Louis-Napoléon Bonaparte en 1851.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Tournez le dos aux fenêtres pour entrer dans la salle Henri II.

Salle Henri-II
Salle Henri-II

© Musée du Louvre / A. Dequier

09Salle Henri II

Cette salle est formée par la réunion, au XVIle siècle, de l'antichambre et de la garde-robe du roi aménagées par Pierre Lescot pour Henri II dans le palais de la Renaissance. Elle séparait l'appartement royal de la salle des gardes. La partie centrale du plafond, richement sculpté par l'Italien Scibec de Carpi en 1557, porte le chiffre d'Henri II, alors que celui de Louis XIV figure sur le complément ajouté en 1660. On y a placé en 1953 une vaste composition de Georges Braque, Les Oiseaux.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Au fond de la salle, on accède à salle des bronzes antiques.

Salle des Bronzes (salle 32)
Salle des Bronzes (salle 32)

© Musée du Louvre / Revault

10Salle des Bronzes

Cette autre salle vaste, dont l'origine remonte aux années 1551-1553, fut à l'origine conçue par Pierre Lescot. Aménagée sous la Restauration par Fontaine, elle est alors décorée et surélevée afin d'accueillir les séances royales pour la réunion des Chambres. Une fois intégrée au musée, elle abrite dès l'origine les collections d'antiquités du marquis Campana acquises en 1863 par Napoléon III et, depuis 1938 où elle retrouve son volume originel, les bronzes antiques.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Traversez la salle des bronzes. Au-delà de la porte, vous voici sur le palier intermédiaire de l'escalier Henri II.

Escalier Henri-II
Escalier Henri-II

© Musée du Louvre / A. Dequier

11Escalier Henri II

Lescot a construit ici l'un des plus beaux escaliers de la Renaissance. Le décor sculpté des voûtes en berceau a été réalisé par l'atelier de Jean Goujon entre 1551 et 1555. II évoque le roi Henri II par son chiffre et son emblème en croissant de lune, ainsi que la chasse liée à la déesse Diane. De la fenêtre de ce palier, on jouit d'une des plus belles vues sur la cour Carrée. On peut rejoindre la salle des Caryatides en le descendant, ou les salles consacrées à la peinture française en montant au second étage.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
De l'autre côté du palier se trouve l'ancienne chapelle du Louvre, puis l'escalier Henri IV réalisé sur le modèle de l'escalier Henri II. Vient ensuite l'enfilade des salles du Conseil d'État.

Salle du Conseil d'Etat - Del Duca (salle 65)
Salle du Conseil d'Etat - Del Duca (salle 65)

© Musée du Louvre / A. Dequier

12Salle du Conseil d'Etat

Cette suite de quatre salles, où sont présentées des collections de mobilier et d'objets d'art, occupe le premier étage de l'aile Lemercier, commencée en 1639 sur le modèle de l'aile Lescot. Elle abritait à l'origine des logements de courtisans puis, en 1827, sous la Restauration, les salles de séances et les bureaux du Conseil d'État. Pour illustrer cette fonction, le décor des plafonds évoque les souverains législateurs ainsi que des allégories en relation avec la justice et le gouvernement.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Revenez sur vos pas. Retraversez les paliers des deux escaliers, la salle des bronzes et le vestibule Henri II. Puis tournez à gauche dans le salon des Sept-Cheminées, vers l'enfilade des salles du musée Charles X.

Musée Charles X - L'Egypte sauvée par Joseph
Musée Charles X - L'Egypte sauvée par Joseph

© Musée du Louvre/E. Revault

13Musée Charles X

Le musée Charles X est composé de neuf salles dans l'aile sud de la cour Carrée (construite par Lescot et Le Vau). À l'origine, l'appartement de la reine se situait ici. L'architecte Fontaine aménage cette aile sous l'Empire, mais ce n'est que sous le règne de Charles X qu'il fait réaliser par les meilleurs artistes du temps (Ingres, Heim, Vernet, Fragonard fils...) le décor inspiré par les collections d'oeuvres de l'Antiquité. Celles-ci y sont toujours présentées. Les plafonds peints des quatre premières salles évoquent Homère, Pompéi, Herculanum. Au-delà de la salle des Colonnes, au milieu de la galerie, ceux des quatre salles suivantes illustrent aussi bien l'Égypte que l'architecture de la Renaissance à Rome. Ainsi que les "Arts rendant hommage à Charles". C'est des fenêtres de ces salles que l'on a la meilleure vue sur la façade Renaissance de l'aile Lescot de la cour Carrée (vers la gauche).

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
À l'extrémité du musée Charles X se trouve le monumental escalier du Midi. Traversez le palier pour vous diriger vers l'aile de la Colonnade.

Le Nouvel Empire (anciennement Salle des boiseries) (salle 26)
Le Nouvel Empire (anciennement Salle des boiseries) (salle 26)

© Musée du Louvre / A. Dequier

14Salle des Boiseries

L'aile de la Colonnade, ainsi nommée en raison des colonnes qui ornent la façade du palais face à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, est l'oeuvre de Louis Le Vau et de Claude Perrault. Ils l'élevèrent de 1668 à 1678. En 1831-1832, une commission à laquelle participe Fontaine décide d'aménager une série de salles afin d'y placer des plafonds et des boiseries. Ils proviennent soit du Louvre (anciennes chambre de parade d'Henri II et chambre à coucher de Louis XIV), soit de la chambre du Conseil du pavillon de la reine Anne d'Autriche, au château de Vincennes, où s'encadrent au plafond des compositions de Dorigny.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Revenez sur vos pas et traversez à nouveau le palier. Allez dans la salle 27 et tournez à gauche pour entrer dans la Galerie Campana.

Galerie Campana
Galerie Campana

© Musée du Louvre / A. Dequier

15Galerie Campana

Aménagées par l'architecte Fontaine en 1819 dans une partie de l'aile (laissée inachevée par Le Vau au XVIIe siècle), les neuf salles situées du côté de la Seine accueillaient à l'origine les expositions et les salons. Elles furent réorganisées en 1828-1833 pour abriter les collections de peinture française : le décor peint des plafonds illustre l'histoire de la France, de ses souverains et des arts. L'acquisition de la collection du marquis Campana par Napoléon III donne à Lefuel l'occasion de réaménager la galerie en 1863. Depuis, elle est consacrée à la collection de céramiques grecques. Les fenêtres offrent une belle vue sur la Seine, l'île de la Cité, le pont des Arts et la rive gauche (avec la façade de l'Institut de France de Le Vau).

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Sortez de la Galerie Campana par la salle 40, rejoignez les premières salles du musée Charles X. Retraversez le salon des Sept-Cheminées, le Grand Cabinet du roi et le vestibule d'Apollon. Une fois revenu à l'escalier Daru, passez devant la Victoire de Samothrace pour remonter une volée de marches vers le vestibule Percier.

Salles Percier et Fontaine (salle 1)
Salles Percier et Fontaine (salle 1)

© Musée du Louvre / P. Philibert

16Salles Percier et Fontaine

Ce sont les architectes Percier et Fontaine qui construisirent, entre 1809 et 1812, le grand escalier d'entrée du musée. Il a été remplacé depuis par l'escalier Daru, qui permettait d'accéder aux salles de peintures (Salon carré et Grande Galerie). Ancien vestibule du musée, ces deux salles sont les seuls vestiges du somptueux décor d'origine voulu par Napoléon : colonnes de marbre, plafonds sculptés et ornés de peintures allégoriques, bas-reliefs en trompe l'oeil. On y présente actuellement des fresques marquant le début de la présentation des peintures italiennes. Depuis les baies, à droite, on domine la cour du Sphinx.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Des deux salles, on accède au Salon carré par la salle Duchâtel, ornée d'un plafond illustrant le Triomphe de la peinture française.

Salon Carré
Salon Carré

© Musée du Louvre / A. Dequier

17Salon Carré

Bien que rectangulaire, ce grand salon, aménagé par Le Vau après un incendie en 1661, a reçu le nom de " Salon carré ". Attribué en 1725 à l'Académie royale de peinture et de sculpture, il accueillait l'exposition des ouvrages de ses membres. D'où le nom de " Salon ", que ces manifestations portent encore aujourd'hui. II fut couvert d'une verrière dès 1789. Mais l'état actuel du plafond, orné de stucs réalisés par Simart, résulte des travaux de Duban (entre 1849 et 1851) lorsque le salon fut consacré à la présentation des chefs-d'oeuvre de la peinture, avant d'accueillir ceux de la première Renaissance italienne.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Le Salon carré forme l'extrémité orientale de la Grande Galerie qui s'ouvre sur la droite.

Grande Galerie (salle 5)
Grande Galerie (salle 5)

© Musée du Louvre / A. Dequier

18La Grande Galerie

Construite entre 1595 et 1610, cette longue galerie permettait à l'origine de relier le Louvre au palais des Tuileries, détruit par un incendie lors de la Commune. Espace de réception (dont le décor inachevé avait été commandé à Nicolas Poussin), elle a abrité, tout au long du XVllle siècle, la collection royale de plans-reliefs des villes fortifiées. Mais, dès Louis XVI, elle fut destinée à la présentation du futur musée royal, qui n'ouvrit ses portes qu'en pleine Révolution, le 10 août 1793. Sous l'Empire, Percier et Fontaine rythment la galerie par des groupes de colonnes. Réduite du tiers de sa longueur sous le Second Empire, elle est alors pourvue de deux rotondes décorées de stucs par Albert-Ernest Carrier-Belleuse. La collection de peinture italienne s'y déploie aujourd'hui.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Au milieu de la Grande Galerie, tournez à droite. Vous entrez dans la salle de la Joconde. Continuez tout droit pour admirer le salon Denon.

Salon Denon (salle 76)
Salon Denon (salle 76)

© Musée du Louvre / A. Dequier

19Salon Denon

Édifiée par Lefuel, la salle des États était destinée à accueillir, à partir de 1859, les grandes séances législatives sous Napoléon III. Elle est réunie au musée en 1878, sous la Troisième République, afin de présenter la peinture française du XIXe siècle. Elle perd alors son premier décor allégorique. Ce n'est pas le cas de son vestibule, le salon Denon (nommé ainsi en l'honneur du premier directeur du musée du Louvre, sous Napoléon ler) qui lui fait suite : l'extraordinaire plafond peint par Charles-Louis Müller exalte le mécénat d'État en France. Ce vestibule associait les deux fonctions (monarchique et artistique) du palais du Louvre car il commandait également deux galeries de peintures (maintenant salle Daru et salle Mollien).

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
À droite, la salle Daru ramène vers l'escalier de la Victoire de Samothrace. Tournez plutôt à gauche dans la salle Mollien : elle conduit vers l'escalier du même nom. Ces deux salles sont consacrées aux grands formats de la peinture française du XIXe siècle.

Salle Mollien (salle 77)
Salle Mollien (salle 77)

© Musée du Louvre / A. Dequier

20Salle Mollien

De même que la salle Daru, la salle Mollien (du nom d'un ministre de Napoléon ler) a été créée et décorée en 1863 pour le musée impérial. Son décor rouge et or en fait foi. Elle aboutit au palier supérieur de l'escalier Mollien. À droite, la terrasse du café Mollien, peuplée de statues d'hommes célèbres, domine la cour Napoléon. L'escalier Mollien occupe le pavillon du même nom, construit par Lefuel et inauguré en 1857 avec le nouveau Louvre de Napoléon III. Son décor allégorique (peintures de Müller et stucs de Pierre-Jules Cavelier) rend hommage aux arts.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Descendez l'escalier Mollien jusqu'au rez-de-chaussée. Là se trouve la galerie Michel-Ange.

Galerie Michel-Ange (salle 4)
Galerie Michel-Ange (salle 4)

© Musée du Louvre / P. Philibert

21Galerie Michel-Ange

Riche d'un somptueux sol de marbre, la galerie Michel-Ange fut construite au XIXe siècle sur le modèle de la salle des Caryatides. Elle servait d'accès officiel à la salle des États, située au premier étage. Aujourd'hui, on peut y admirer les sculptures italiennes, en particulier les célèbres Esclaves enchaînés de Michel-Ange. Le vestibule Denon, ancienne entrée principale du musée, dessert à l'opposé la galerie Daru. Dévolue au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, elle permet de rejoindre l'escalier Daru.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Revenez vers l'escalier Mollien, traversez les Sculptures italiennes et espagnoles tournez à droite pour sortir de l'aile Denon. Dirigez vous vers l'aile Richelieu. La cour Puget se trouve sur votre droite.

Cour Puget
Cour Puget

© Musée du Louvre / P. Philibert

22Cour Puget

Due à l'architecte Lefuel, cette cour faisait partie de l'aile du palais de Napoléon III. Elle fut affectée au ministère d'État qui gérait les grands travaux puis, de 1871 à 1989, au ministère des Finances. Dès 1872, une verrière soutenue par des colonnes de fer couvre les guichets de la Caisse centrale du Trésor. Depuis 1993 elle abrite, sous une verrière semblable à celle de la cour Marly, la statuaire de plein air des XVlle, XVllle et XIXe siècles. Un peu plus loin, plus petite, une troisième cour abrite les vestiges du palais de Sargon à Khorsabad (département des Antiquités orientales). À proximité, côté cour Napoléon, l'architecte Ieoh Ming Pei a conçu de spectaculaires escaliers mécaniques qui permettent d'accéder aux étages.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Revenez sur vos pas pour vous rendre dans la cour Marly, située de l'autre côté de la crypte Girardon
.

Cour Marly
Cour Marly

© Musée du Louvre / P. Philibert

23Cour Marly

En 1852, l'architecte Visconti débute les travaux d'extension du Louvre de Napoléon III. Lefuel les termine et crée les cours côté rue de Rivoli, au coeur du ministère d'État. Achevés en 1857, les bâtiments de ce dernier seront occupés par le ministère des Finances de 1871 à 1989. Couverte d'une verrière par Ieoh Ming Pei (architecte de la pyramide), la cour est inaugurée en 1993. Elle abrite désormais la statuaire du parc de Marly, résidence favorite de Louis XIV. Les niveaux en gradins permettent de déployer avec faste ces oeuvres qui bénéficient d'un éclairage naturel constant.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Montez vers les chevaux de Marly puis, au niveau supérieur, prenez à gauche l'escalier du Ministre. C'est l'escalier d'honneur des appartements privés du ministre d'État. La rampe et le lustre ont été réalisés par Christofle.

Appartements Napoléon III. Grand salon
Appartements Napoléon III. Grand salon

© Musée du Louvre / A. Dequier

24Appartements Napoléon III. Grand salon

Le Louvre de Napoléon III s'enorgueillissait de ses somptueux salons de réception. Ceux des Tuileries ont malheureusement disparu. Mais ceux du ministère d'État, inaugurés en 1861 dans l'aile Richelieu, déploient encore leurs ors, stucs, marbres, bronzes, soies et velours. Sans oublier leurs plafonds peints d'un riche décor. Parallèle aux petits salons, la galerie d'introduction mène au grand salon (au "salon-théâtre"), à la petite salle à manger et, enfin, à la grande salle à manger.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Quittez la salle à manger à droite par l'office. Traversez les collections d'objets d'art du Premier Empire pour atteindre le magnifique escalier Lefuel, à double volée, et qui desservait à l'origine la Bibliothèque impériale.

Hall Napoléon et Pyramide
Hall Napoléon et Pyramide

© Musée du Louvre

25Hall Napoléon et Pyramide

Inaugurée en 1989 (année du bicentenaire de la Révolution française), la nouvelle entrée du musée est devenue le véritable symbole du Louvre. Simplicité formelle et haute technologie ont présidé à la réalisation du projet de l'architecte Ieoh Ming Pei. Aussi bien pour la structure arachnéenne de verre et de métal que pour les espaces d'accueil des visiteurs. Haute de près de 22 mètres sur une base de 30 mètres, la pyramide compte près de huit cents losanges et triangles de verre spécialement conçus par Saint-Gobain pour offrir une transparence idéale. C'est elle qui permet aujourd'hui d'admirer les façades de la cour Napoléon depuis le hall situé au centre du gigantesque musée.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Au rez-de-chaussée, repassez par la cour Marly pour revenir dans le hall Napoléon, sous la pyramide.


Auteur(s) :
Geneviève Bresc-Bautier
Frédéric Morvan