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Parcours Les palais assyriens

Antiquités orientales - Durée : 1h30 - Jours de visite : Lundi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche

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Le roi Assurbanipal sur son char. Episodes de la campagne d'Elam
Le roi Assurbanipal sur son char. Episodes de la campagne d'Elam

© R.M.N./F. Raux

00Introduction

Le palais assyrien, résidence officielle du souverain, est l'incarnation du pouvoir impérial, par son gigantisme architectural et le déploiement d'un faste nourri des richesses du monde. La majesté du décor de grands reliefs historiés exalte la puissance d'un empire qui à son apogée étend son hégémonie de l'Iran à l'Égypte.

Dans l'empire assyrien comme dans ceux qui l'ont précédé au Proche-Orient, le palais, résidence officielle du souverain, est le coeur du pouvoir. Monumentalité et faste y affirment la puissance impériale, concourant à la gloire de celui qui le fait édifier. Si les rois assyriens ont bâti des palais dès le IIe millénaire dans leur capitale historique d'Assur, c'est à partir du IXe siècle, avec l'essor considérable de l'empire, que les réalisations architecturales vont atteindre une ampleur exceptionnelle. Des palais somptueux seront ainsi édifiés au coeur des capitales successives, elles-mêmes construites ou rénovées avec faste.
Le mouvement est inauguré par Assurnasirpal II dont le palais de Kalhu établit les principes directeurs de l'architecture palatiale assyrienne, mêlant tradition mésopotamienne et apports syro-anatoliens. Division en secteur officiel et secteur privé, large place donnée au décor mural de grands reliefs sculptés et statues colossales de génies gardiens de porte en sont les traits marquants.
Sargon II à son tour se fait édifier une capitale prestigieuse, dont le coeur sera un immense palais au décor majestueux. La cité ne sera jamais achevée, car, après sa mort, son fils Sennacherib s'établira à Ninive où il fera réaliser des aménagements de grande ampleur. Assurbanipal s'y fera lui aussi construire un vaste palais, qui voit l'apogée des grands reliefs historiés. La surenchère dans les réalisations architecturales accompagnant l'expansion démesurée de l'empire a sans doute contribué à son effondrement brutal à la fin du VIIe siècle avant J.-C.


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Depuis la pyramide prenez l'aile Richelieu, entrez dans le département des Antiquités orientales à l'entresol. Tournez à droite dans la salle 2 pour rejoindre la cour Khorsabad. Traversez cette cour pour accéder à la salle 6. Dirigez-vous vers l'espace principal de cette salle.

Le roi Assurnasirpal II (883 - 859 avant J-C) suivi de son écuyer
Le roi Assurnasirpal II (883 - 859 avant J-C) suivi de son écuyer

© 1995 RMN / Hervé Lewandowski

01Le roi Assurnazirpal II (883-859 av. J.-C.) suivi de son écuyer

Le règne d’Assurnasirpal II (883-859) marque les débuts de l'expansion à l'origine de l'empire assyrien. Ses conquêtes drainent tributs et main d'oeuvre vers la nouvelle capitale édifiée à Kalhu (actuelle Nimrud). Un palais somptueux y est élevé sur l'acropole, à proximité des grands sanctuaires, instaurant des principes architecturaux qui seront régulièrement repris par ses successeurs. Il se caractérise notamment par une division en deux secteurs centrés chacun sur une vaste cour :  l'un, ouvert sur la ville, à vocation administrative, nommé le babanu ; et l'autre, privé, le bitanu, où réside le roi.
De monumentales statues de lions ou de taureaux androcéphales ailés gardent les entrées, et en particulier, celles de la salle du trône, située à la jonction des deux secteurs du palais. Le roi y tient audience et ses murs, comme ceux des salles adjacentes, sont revêtus de grandes dalles de pierre sculptées, plaquées contre les assises de brique. Ce fastueux décor combine représentations symboliques et scènes narratives, glorifiant les hauts faits militaires et cynégétiques du roi.
C'est de la façade de la salle du trône que provient ce relief fragmentaire, qui montre le souverain, armé et coiffé de la tiare royale, suivi d'un écuyer imberbe, sans doute un eunuque, en train de recevoir l'hommage de tributaires. L’image du souverain triomphant, devant lequel se courbent les peuples, ne pouvait que frapper de respect les visiteurs privilégiés admis au coeur même du pouvoir assyrien.

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Toujours dans ce même espace principal de la salle, l'oeuvre suivante est sur votre droite.

Génie ailé bénisseur
Génie ailé bénisseur

© 1996 Photo RMN / Hervé Lewandowski

02Génie ailé bénisseur

Le palais d’Assurnasirpal II à Kalhu est le premier des palais assyriens à présenter un riche décor fait de grandes dalles de pierre sculptées, plaquées contre la base des murs en brique. A côté des reliefs narratifs glorifiant les hauts faits du souverain, d'autres s'inscrivent dans une thématique cultuelle. Une figure mythologique y occupe ainsi une place privilégiée, celle du génie ailé, que l'on retrouve à profusion dans les salles entourant la grande cour intérieure.
Sur ce relief, il s’agit d’un génie ailé anthropomorphe, coiffé de la tiare à cornes, symbole traditionnel du divin. Portant la barbe et les cheveux bouclés, le génie est vêtu d'un vêtement à franges s'ouvrant sur une tunique courte dont la ceinture retient deux poignards, et est paré de bijoux identiques à ceux des figures humaines. Il tient dans ses mains une situle et une pomme de cèdre, dont il se sert dans un geste rituel pour asperger d'un liquide lustral les fleurs d’un arbre stylisé. Il s'agit sans doute de l'évocation d'une cérémonie de purification ou de fertilisation destinée à assurer la pérennité de l'arbre de vie, gage de la prospérité de l'empire.
Les reliefs du palais d’Assurnasirpal II ont la particularité d’être traversés en leur centre par un bandeau inscrit superposé à l'image. Le texte reprend l'inscription dite standard d'Assurnasirpal, répétée sur les grands reliefs, qui relate la construction de la nouvelle capitale Kalhu pour laquelle furent déportées des populations vaincues.

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Pour voir l'oeuvre suivante, rejoignez le centre de la salle. La niche consacrée à Til Barsip se situe à l'extrémité gauche de la salle.

Peinture : deux serviteurs
Peinture : deux serviteurs

© Photo RMN / Franck Raux

03Peinture : deux serviteurs

Salmanasar III (858-824) qui succède à Assurnasirpal II sur le trône d'Assyrie, poursuit la politique d'expansion de son père. Parmi les nombreuses cités conquises figure celle de Til Barsip (actuelle Tell Ahmar), capitale d'un royaume araméen établi sur la boucle de l'Euphrate. Un gouverneur assyrien y est installé afin de contrôler la route vers le Levant et un palais est édifié sur l'acropole.
Un nouveau palais le remplacera au VIIIe siècle, toujours selon un plan en deux secteurs desservis par deux grandes cours. Le décor n'y est pas constitué de plaques de pierre sculptées mais de grandes peintures murales polychromes. Leur analyse incite à les dater du règne de Teglat-Phalasar III (744-727).
Ce fragment appartenait à une composition narrative évoquant une audience royale. Il montre deux dignitaires imberbes et richement parés, se tenant debout derrière le trône au dossier orné d'un damier. Il s'agit probablement d'eunuques dont le statut particulier leur permettait d'accéder à de hautes fonctions dans le proche entourage du souverain. D'autres fragments comme la chèvre bleue, provenant de frises composées de motifs répétés, illustrent le caractère moins solennel du décor de ce palais provincial par rapport à celui déployé dans les capitales.

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Dirigez-vous vers la salle 5, dite Cour Khorsabad.

Taureau androcéphale ailé
Taureau androcéphale ailé

© 2011 Musée du Louvre / Thierry Ollivier

04Taureau androcéphale ailé

Après une période de crise, l'empire assyrien reprend son expansion sous les règnes de Teglat-Phalasar III (744-727) puis de Sargon II (721-705). Celui-ci peut alors entreprendre de se faire édifier une capitale prestigieuse, nommée en son honneur Dûr-Sharrukîn, « la forteresse de Sargon » (actuelle Khorsabad). Tout y est marqué du sceau du gigantisme et de la majesté royale.
La ville est ceinte d'un puissant rempart quadrangulaire percé de sept portes monumentales et renferme en son coeur une citadelle, également fortifiée. Celle-ci abrite un vaste complexe palatial, édifié sur une terrasse enjambant le mur extérieur. Les portes de la ville comme les accès importants du palais, en particulier ceux de la salle du trône, sont gardées par des taureaux ailés à tête d'homme, antiques génies protecteurs chargés de prévenir toute menace. De dimensions bien supérieures à ceux de Nimrud, ils sont intégrés directement dans l'architecture puisque le sommet de leur corps sert de base pour asseoir la voûte en brique crue des passages de porte. Ces colosses hybrides, coiffés d'une lourde tiare à cornes, emblème du divin, présentent un visage humain animé d'un sourire bienveillant. Conçus pour être vus aussi bien de profil (en mouvement) que de face (à l'arrêt), ils se présentent ainsi pourvus au total de 5 pattes. Mélange de force et de sérénité, ces génies protecteurs aux dimensions impressionnantes donnaient la mesure de la puissance d'un empire assyrien alors en pleine expansion.

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Dans la salle 5, sur la cimaise centrale, à gauche des taureaux.

Le roi Sargon II et un haut dignitaire
Le roi Sargon II et un haut dignitaire

© 2011 Musée du Louvre / Thierry Ollivier

05Le roi Sargon II et un haut dignitaire

Devenu roi d'Assyrie, Sargon II décide la construction d'une nouvelle capitale qui témoignera de la grandeur de son règne. La cité toute entière est vouée à l'exaltation du souverain, jusque dans la longueur du rempart extérieur dont les 16 283 coudées correspondent à la valeur numérique de son nom. Edifié sur une terrasse enjambant le rempart, associé à plusieurs temples et une ziggurat, l'immense palais domine la ville. Il comprend plus de deux cents salles et son découpage spatial en reflète l'organisation fonctionnelle, avec la répartition en deux secteurs, chacun centré sur une vaste cour. La zone officielle ou babanu, par laquelle on pénètre dans le palais, est destinée à la chancellerie, à l'administration et aux divers ateliers. Une seconde zone dite bitanu comprend la salle du trône où le roi tient audience, précédant le vaste ensemble des appartements privés.
C'est d'une façade extérieure de ce secteur privé que provient ce relief. Sargon y apparaît, reconnaissable à sa haute stature et à la tiare royale tronconique parée de rubans dont il est coiffé. Devant lui se tient un haut dignitaire dont le diadème à rubans semble indiquer qu'il s'agit du prince héritier Sennacherib. Des traces de pigments laissent penser que les reliefs devaient être peints, au moins partiellement. Leur combinaison avec des frises de peintures murales concourait à un déploiement de faste destiné à magnifier le rôle d'un souverain qui se pose en élu des dieux et maître du cosmos.

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Toujours dans la salle 5, sur le mur latéral, à gauche des taureaux centraux.

Transport du bois de cèdre du Liban
Transport du bois de cèdre du Liban

© Musée du Louvre/A. Dequier

06Transport du bois de cèdre du Liban

L'édification de Dur-Sharrukin, la nouvelle capitale voulue par Sargon, débute quelques années seulement après son accession au trône. Une organisation rigoureuse préside aux travaux et chaque gouverneur de province est responsable d'un secteur de la ville, fournissant main d'oeuvre et matériaux pour sa construction. Des populations vaincues y sont ainsi déportées qui bâtiront la nouvelle cité, tandis que divers matériaux rares doivent être acheminés depuis les confins de l'empire.
C'est en particulier le cas du bois de construction dont la Mésopotamie était largement dépourvue. En témoigne une série de quatre reliefs de grande taille, dits du « transport des cèdres », qui ornaient l’un des murs de la grande cour d’honneur du palais par laquelle on accédait à la salle du trône. L’ensemble développe une véritable narration qui évoque les grandes étapes d’une opération demeurée périlleuse, l’acheminement de volumineux troncs de cèdres sur de très grandes distances. Les arbres étaient en effet abattus dans les montagnes du Liban ou de l'Amanus et la partie maritime du trajet, la plus risquée, y apparaît placée sous la garde de divers génies protecteurs.
La place au coeur même du palais attribuée à cette scène inhabituelle dans le répertoire décoratif en illustre la valeur symbolique. C’était un exploit qui honorait le souverain à l'égal de ses victoires militaires que de se procurer les bois précieux qu'exigeait l'édification d'une cité de prestige.

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Dans la salle 5, sur la cimaise centrale, à droite des taureaux.

Deux serviteurs portant une banquette
Deux serviteurs portant une banquette

© 2011 Musée du Louvre / Thierry Ollivier

07Deux serviteurs portant une banquette

Le faste du palais de Dur-Sharrukin se manifeste avec éclat dans son décor mural qui associe aux impressionnants reliefs sculptés des peintures murales ou des panneaux de briques à glaçure. Mais il s'exprimait également dans le riche mobilier qui pour l'essentiel ne s'est pas conservé. Une série de reliefs toutefois en montre le luxe. Ils venaient à la suite de celui représentant Sargon et Sennacherib, ornant une des façades du secteur privé. L'ensemble mettait en scène le souverain assistant à la présentation de son mobilier d'apparat.
Les meubles étaient très rares dans les demeures des particuliers et seuls les temples - pour le service des dieux - et les palais - pour celui du roi - en possédaient en nombre. Destinés avant tout aux réceptions officielles, les meubles du palais étaient en bois plaqué d'ivoire et de métal précieux. Le relief montre des serviteurs imberbes portant ce qui doit être une banquette, ornée de têtes et de pattes de lion, emblème de la majesté royale. Un autre porte un tabouret, également pourvu de pattes de lion et le suivant un grand vase. Ce mobilier de prestige peut avoir été fabriqué en Assyrie dans les ateliers royaux ou faire partie d'un tribut ou d’un butin de guerre.
Lorsque la nouvelle cité est inaugurée avec faste en 706, elle n'est pas encore achevée. Elle ne le sera d'ailleurs jamais puisque après la mort au combat de son père sans que son corps n'ait été retrouvé, Sennacherib préférera abandonner Dur-Sharrukin pour s'établir à Ninive.

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Revenez dans la salle 6 et dirigez-vous vers l'espace consacré à Ninive, sur la droite en sortant de la cour Khorsabad.

Le roi Assurbanipal sur son char et prisonniers élamites. Episodes de la campagne d'Elam
Le roi Assurbanipal sur son char et prisonniers élamites. Episodes de la campagne d'Elam

© 2003 RMN / Franck Raux

08Le roi Assurbanipal sur son char et prisonniers élamites

Lorsque Sennacherib (704-681) s'installe à Ninive, il entreprend de transformer la cité en une capitale renommée. Il la fait ceindre d'un puissant rempart et alimenter en eau acheminée des montagnes par un impressionant réseau de canaux et d'aqueducs. Un palais somptueux y est édifié, dénommé « le palais sans rival ». Son petit-fils Assurbanipal (668-vers 630), devenu roi, s'installe à son tour dans ce palais avant d'en faire édifier un à sa propre gloire. Un décor grandiose de reliefs sculptés y exalte les multiples victoires d'un souverain qui conduit l'empire assyrien à sa plus grande extension, de l'Égypte à l'Élam.
Ce relief fragmentaire décrit un épisode de la campagne d’Élam qui s'acheva par la prise et le pillage de Suse. Le roi y apparaît sur son char de triomphe surmonté du dais royal, présidant à la déportation de populations vaincues. Des soldats assyriens encadrent les prisonniers élamites emportant de maigres ballots. Un homme tire un chariot chargé sur lequel sont assises deux femmes, tandis qu'en-dessous, deux hommes tiennent un enfant par la main. Les femmes et les enfants n'apparaissent que rarement dans l’art assyrien et leur présence est destinée à souligner la faiblesse des populations vaincues. L'ensemble de la composition évoque avec minutie et réalisme la déportation en masse de la population élamite. En plus de fournir une main d'oeuvre importante, ces déportations visaient à prévenir toute révolte dans un empire à vocation désormais universelle.

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Dans cette même zone de la salle 6 consacrée à Ninive, sur le mur de gauche.

Le roi Assurbanipal (668 - 627 avant J.-C.) triomphant d'un lion
Le roi Assurbanipal (668 - 627 avant J.-C.) triomphant d'un lion

© Musée du Louvre / Maurice et Pierre Chuzeville

09Le roi Assurbanipal (668 - 627 avant J.-C.) triomphant d'un lion

Le palais d'Assurbanipal à Ninive, édifié sur l'acropole, était séparé de celui de Sennacherib par la zone des temples. Bien que mal conservé, on a pu y repérer une vaste salle du trône, précédée d'une antichambre et située entre deux grandes cours, desservant sans doute les secteurs du babanu et du bitanu. Les salles officielles ainsi que de grands couloirs étaient ornés, selon la tradition, de grandes dalles de pierre sculptées en relief, juxtaposées au pied des murs et organisées en cycles narratifs.
A côté de la glorification des victoires militaires, le thème des chasses royales y est particulièrement présent. C'est la plus glorieuse d'entre elles, la chasse au lion, qu'illustre ce fragment conservé sur trois registres. Le roi en occupe le centre, transperçant de sa lance le corps d'un lion cabré. Autour de lui, se tiennent des soldats de sa garde personnelle, par groupe de deux. Le registre inférieur montre des serviteurs portant les lourdes dépouilles de plusieurs lions précedemment tués par leur souverain. Certains reliefs semblent indiquer que des lions étaient capturés, mis en cage et relâchés dans un parc aménagé où le roi venait les affronter.
La chasse au lion apparaît investie d'une haute valeur symbolique. Outre qu'elle exalte la force et le courage personnels du roi face à un animal redoutable, elle représente le versant pacifique de la guerre. Le triomphe renouvelé du souverain affirme ainsi sa domination sans faille sur les forces destructrices de la nature.

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Toujours dans la zone de la salle 6 consacrée à Ninive, sur le même mur, à droite.

Reddition du roi Ummanaldash III. Episode de la campagne d'Elam
Reddition du roi Ummanaldash III. Episode de la campagne d'Elam

© Musée du Louvre / Maurice et Pierre Chuzeville

10Reddition du roi Ummanaldash III. Episode de la campagne d'Elam

Les somptueux palais de Ninive abritaient non seulement les archives royales mais également de riches bibliothèques. En fin lettré, Assurbanipal fit venir, en particulier de Babylone, des copies de tous les ouvrages de référence de la culture mésopotamienne. Il tint d'ailleurs à conserver un contrôle étroit sur Babylone, réprimant les révoltes et châtiant l'Élam qui les soutenait.
Ce relief fragmentaire illustre ainsi la campagne victorieuse qui vit la reddition du roi élamite Ummanhaltash III. Assurbanipal y est représenté dans un paysage montagneux et boisé, recevant l’allégeance du souverain élamite vaincu. Celui-ci, agenouillé, touche le sol du front en signe de soumission. Au registre inférieur est figurée avec minutie la prise d'une ville royale élamite. Échelles de siège, combats sur les remparts, fuite des habitants, déportation des prisonniers, tout contribue à restituer la vigueur de la bataille mais aussi la puissance du vainqueur assyrien.
Sous le règne d'Assurbanipal, le décor palatial, par son dynamisme et son raffinement, marque l’apogée de l’art narratif assyrien. Pourtant, les fastes de Ninive masquent en réalité l'essouflement d'un empire démesurément agrandi qui connaîtra bientôt un effondrement brutal.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Ainsi se termine le parcours sur les Palais assyriens. Si vous désirez approfondir vos connaissances sur l'art oriental, d'autres parcours vous attendent sur ce site. Ainsi le parcours « Génies et démons » propose de vous initier à la mythologie orientale, tandis que le parcours « Le Monde des cités-États sumériennes » vous conte l'apparition des premières villes. Pour rejoindre la sortie, retraversez la cour Khorsabad et tournez à gauche dans la salle 4. Dirigez-vous ensuite vers les premières salles d'Antiquités orientales afin de rejoindre l'escalator vers la sortie.

 

Auteur(s) : 

Patrick Pouyssegur