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Parcours will.i.am au Louvre

Parcours thématique - Durée : 1h30 - Jours de visite : Lundi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche

00Le département des Objets d'art

Les collections de l’art du 18e au département des Objets d’art offrent un large panorama de la décoration intérieure, de la production des grandes manufactures, de l'artisanat et du commerce d'art, principalement français, du règne de Louis XIV à la Révolution. Elles sont constituées de boiseries et de décors peints, de tapisseries et de tapis, de meubles d'ébénisterie et de menuiserie, de bronzes d'ameublement, de marbres et pierres dures, d’orfèvrerie et de bijouterie, d’instruments scientifiques, de faïences et porcelaines européennes, de laques et porcelaines d'importation.

Vue du palier de l'escalier Nord, aile Sully, avec des décors d'Anselm Kiefer: Athanor, 2007 (à gauche) ;  Hortus Conclusus, 2007 (au fond, au centre)
Vue du palier de l'escalier Nord, aile Sully, avec des décors d'Anselm Kiefer: Athanor, 2007 (à gauche) ; Hortus Conclusus, 2007 (au fond, au centre) - vignette

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Franck Bohbot

01L'escalier Nord de la colonnade

L'accès aux objets d'art du 17e et du 18e siècles

Cinquante ans après Georges Braque, un artiste contemporain conçoit un nouveau décor pour le Louvre. Anselm Kiefer s’est vu confier la réalisation d’une oeuvre dans un escalier du département des Antiquités égyptiennes. Ce projet ambitieux a été dévoilé au public le 25 octobre 2007. Le décor d’Anselm Kiefer est une peinture monumentale sur le thème des constellations et de l’autoportrait. Elle prend place dans l’escalier conçu par les architectes Percier et Fontaine au 19e siècle au nord de la colonnade de Perrault. Le décor est confié en 1812 à quatre sculpteurs qui réalisent pour le palier du premier étage huit bas-reliefs cintrés représentant des dieux antiques et des figures allégoriques.

Cabinet Marie-Antoinette, mobilier et collections de Marie-Antoinette
Cabinet Marie-Antoinette, mobilier et collections de Marie-Antoinette - vignette

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Olivier Ouadah

02Le salon Marie-Antoinette

En 1784, Marie-Antoinette se fit aménager au palais des Tuileries un petit appartement, à la dernière mode. On ne sait pas aujourd’hui où il était précisément situé dans le château, mais il était distinct du grand appartement, et permettait à la reine de passer la nuit à Paris lorsqu’elle s’y rendait pour assister à un spectacle. Jean-Henri Riesener, l’ébéniste ordinaire de la Couronne, livra alors dix-neuf meubles d’ébénisterie. Outre ce secrétaire à cylindre, cette livraison comportait aussi une commode, une table de nuit et une table de toilette, toutes aujourd’hui réunies au Louvre.

Nécessaire de voyage de la reine Marie-Antoinette, 1787-1788
Nécessaire de voyage de la reine Marie-Antoinette, 1787-1788 - vignette

© RMN - Grand Palais (Musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi

03Nécessaire de voyage

Ce grand coffret rectangulaire d’acajou veiné, dont le couvercle présente une plaque de cuivre doré gravée des lettres « MA » entrelacées dans une couronne de laurier, ne contient pas moins de quatre-vingt-quatorze objets en argent, cristal, porcelaine, acier, ivoire ou ébène, tous délicatement rangés dans un ensemble de cases d’acajou de formes variées, agencées sur plusieurs niveaux. Marie-Antoinette était très attachée à ce nécessaire, destiné à lui assurer un meilleur confort dans ses déplacements.

Écritoire de laque montée en bronze doré de la reine Marie-Antoinette, vers 1785
Écritoire de laque montée en bronze doré de la reine Marie-Antoinette, vers 1785 - vignette

© RMN - Grand Palais (Musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola

04Petit cabinet des laques

Marie-Antoinette était particulièrement sensible au charme des objets de laque. Elle en avait reçu en 1781 de sa mère, en legs, une belle collection qu’elle avait augmentée de pièces acquises auprès de marchands parisiens. La reine avait regroupé ces pièces, ainsi que d’autres qu’elle appréciait particulièrement, porcelaines de Chine ou gemmes, dans son grand cabinet intérieur à Versailles. Un petit groupe de pièces de laque, incluant cette écritoire et une paire d’aiguières montées en bronze, était installé sur la table placée du côté des fenêtres.

Salle David-Weill, mobilier de Mesdames, tantes de Louis XVI, au château de Bellevue,  1780-1790
Salle David-Weill, mobilier de Mesdames, tantes de Louis XVI, au château de Bellevue,  1780-1790 - vignette

© 2014 Musée du Louvre / Antoine Mongodin

05Château de Bellevue

Construit pour la marquise de Pompadour et inauguré en novembre 1750, le château de Bellevue à Meudon devient rapidement maison royale. À la mort du roi en 1774, Mesdames Adélaïde, Victoire et Sophie de France deviennent propriétaires du domaine. Elles s’installent au rez-de-chaussée où, choisissant le dernier goût à la mode, elles font refaire les boiseries, les ornements, les décors peints dans le nouveau style dit « à l’antique ». Suivent également de nombreuses commandes de meubles, dont une livraison de meubles en laque et quatre grands vases à fond céladon et à décor de ramages fleuris, garnis de montures de bronze doré de style rocaille.

Salle Louis XVI, mobilier des résidences royales, 1775-1790
Salle Louis XVI, mobilier des résidences royales, 1775-1790 - vignette

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Olivier Ouadah

06Salon Louis XVI

Louis XVI eut la volonté d’achever l’aménagement des appartements royaux des châteaux de Compiègne et de Fontainebleau commencé sous Louis XV. À cette occasion, une grande commande d’ébénisterie fut passée pour les ensembles mobiliers. Deux bureaux furent successivement commandés, de mêmes dimensions et de mêmes ornements de bronze : le premier, muni de trois tablettes, fut plaqué en bois de palissandre, alors que le second, aujourd’hui au Louvre, fut doté de quatre tablettes et plaqué en bois d’acajou.

Les Grands Hommes de la France : Descartes, Bossuet, Turenne
Le 14 mars 1776, le directeur des Bâtiments du roi, projeta l’exécution en marbre d’une série de statues des Grands Hommes de la France, ou Hommes illustres de la France, destinée à garnir la galerie du Louvre (actuelle Grande Galerie). 

Salle René Grog et Marie-Louise Grog-Carven, mobilier et objets d’art néoclassiques, 1760-1775
Salle René Grog et Marie-Louise Grog-Carven, mobilier et objets d’art néoclassiques, 1760-1775 - vignette

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Olivier Ouadah

07Salle Grog Carven

En 1748 le trésorier général de la Maison du roi, commanda à la manufacture royale des Gobelins un « meuble » en tapisserie destiné à couvrir huit fauteuils et un canapé.
Les Quatre Parties du monde sont représentées (deux fois chacune) par des personnages sur les dossiers et par des animaux sur les assises : un couple de bergers, des moutons et des vaches pour l’Europe, un couple d’Indiens, un perroquet et un singe pour l’Amérique, un couple d'Africains et deux tigres pour l’Afrique, un Turc, son serviteur et deux dromadaires pour l’Asie.

Salle Aline Guerrand-Hermès, boiseries et mobilier, 1770-1780
Salle Aline Guerrand-Hermès, boiseries et mobilier, 1770-1780 - vignette

© 2014 Musée du Louvre / Antoine Mongodin

08Salon de musique

Ce décor se compose d’une double porte peinte à arabesques, d’un trumeau de miroir, de deux parcloses sculptées d’entrelacs de feuillages, de deux dessus-de-porte à médaillon, dont l’un orné d’un bas-relief sculpté et d’un environnement de fenêtre avec sa croisée et ses volets intérieurs.
Son style très raffiné évoque les plus belles réalisations parisiennes des années 1770.
Avec ses cassolettes fumantes, ses cornes d’abondance, ses sirènes et ses guirlandes de myrte, c’est un magnifique témoignage du goût à l’antique qui triomphe à Paris à l’époque.

Coupole du salon de compagnie des "Petits appartements" du Palais Bourbon, décor de Antoine-François Callet, La Toilette de Vénus, 1774
Coupole du salon de compagnie des "Petits appartements" du Palais Bourbon, décor de Antoine-François Callet, La Toilette de Vénus, 1774 - vignette

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Thierry Ollivier

09La coupole

La Toilette de Vénus

Afin d’étendre le domaine qu’il avait constitué sur la rive gauche de la Seine, le prince de Condé acquit en bordure de l’esplanade des Invalides un terrain sur lequel il fit construire en 1771-1772 un hôtel au goût du jour.
Il fut détruit en 1846 pour faire place aux bâtiments du ministère des Affaires étrangères, mais le décor de la coupole du salon, peint sur une toile marouflée, put être sauvé. C’est l’un des rares vestiges conservés de ce qui fut l’une des plus célèbres « folies » construites à Paris dans le dernier tiers du 18e siècle.
Trônant au centre, Vénus est à sa toilette tandis que, de l’autre côté de la galerie, Adonis, son amant, part à la chasse avec ses chiens et son cortège de nymphes. Gracieuse et sensuelle, vivement colorée, la peinture de Callet est parfaitement adaptée à sa fonction décorative.

Grand salon du château d’Abondant (Eure-et-Loir), boiseries et mobilier, vers 1750
Grand salon du château d’Abondant (Eure-et-Loir), boiseries et mobilier, vers 1750 - vignette

© Musée du Louvre© 2014 Musée du Louvre / Antoine Mongodin

10Salon d'Abondant

Le Grand Salon du château d’Abondant a été réalisé entre 1747 et 1750, du temps de Louis II du Bouchet de Sourches, qui tenait le château de son père. L’ayant agrandi, il fit aménager un salon par plusieurs artistes parisiens. 
La couleur retenue était le vert, on le retrouve ici : il s’agit d’un vert très clair mêlé de gris, rechampi de vert d’eau plus soutenu. Ces boiseries sont organisées en deux parties : des panneaux de bas lambris aux moulures rectilignes marquées par des fleurettes aux écoinçons et des panneaux beaucoup plus hauts soulignés de moulures chantournées et involutées, ornées de feuilles d’acanthe, de palmes, de cartouches et de fleurs. Les ornements sont répartis de manière tout à fait symétriques. Ce décor est complété par des scènes peintes en dessus-de-porte par Jacques de Sève, peintre et dessinateur connu grâce aux illustrations qu’il donna pour L’Histoire naturelle de Buffon. Les scènes représentent des jeux d’enfants chinois.

Pendule astronomique dite de la "Création du monde", 1754
Pendule astronomique dite de la "Création du monde", 1754 - vignette

© 2014 Musée du Louvre / Thierry Ollivier

11Cabinet scientifique

La pendule de La Création du monde fut commandée par Joseph-François Dupleix, gouverneur général des comptoirs de l’Inde, pour être offerte au nabab de Golconde. Perçu par certains de ses contemporains comme un aventurier ambitieux, Dupleix fut surtout un artisan de la puissance coloniale de la France, le plus grand de ses gouverneurs coloniaux.
La pendule correspond parfaitement au type même du cadeau diplomatique que le roi de France et ses représentants envoyaient aux souverains étrangers. À peine terminée, la pendule fut présentée à Louis XV. L’événement fut relaté dans la Gazette de France du 2 mars 1754 : « les différents instants de la création [sont] réunis sous un même point de vue. La terre est représentée par un globe de bronze de 14 pouces de diamètre, où tous les pays sont gravés avec les villes principales. »

Escalator Pei, aile Richelieu
Escalator Pei, aile Richelieu - vignette

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Franck Bohbot

12Escalator de Pei

Dès juillet 1983, l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei est désigné comme architecte du nouveau projet du « Grand Louvre ». L'une des réussites architecturales les plus significatives de l'aile Richelieu est le hall de l'escalator avec ses imposantes ouvertures circulaires. 

Appartements Napoléon III : le grand salon
Appartements Napoléon III : le grand salon - vignette

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Franck Bohbot

13Salon Napoléon III

Napoléon Ier a créé un empire qui s'est effondré. Son neveu Napoléon III sera le 1er président de la République Française élu au suffrage universel masculin en 1848, puis sera proclamé empereur quatre ans plus tard. Sa femme Eugénie est représentée sur les tableaux du salon. Napoléon III fera construire cette aile du Louvre réunissant le palais du Louvre et le palais des Tuileries qui fut détruit à la fin du 19e siècle. Celle aile était particulèrement dédiée aux réceptions. Le Grand Salon d'angle des appartements Napoléon III, de par son riche décor, est caractéristique du goût de l'époque pour le luxe, la somptuosité et le confort. 

Escalier Lefuel, décor de François Morellet, L’esprit d’escalier, 2010
Escalier Lefuel, décor de François Morellet, L’esprit d’escalier, 2010 - vignette

© 2013 Musée du Louvre / Paul Maurer

14Escalier Lefuel

L’escalier, appelé aujourd’hui « Lefuel » du nom de l’architecte qui en est l’auteur, est l’un des meilleurs exemples de l’architecture du 19e siècle. Il fut édifié entre 1852 et 1858 dans l’aile nord des bâtiments du Nouveau Louvre, appelée désormais l’aile Richelieu. Cet escalier monumental avec ses doubles volées de marches est entièrement construit en pierre blanche, richement décoré de sculptures et éclairé par de multiples baies, donnant à la fois sur l’extérieur et sur l’intérieur du musée. La luminosité du lieu est saisissante. Avec légèreté et élégance, François Morellet redessine les baies et oculi de ces vitraux et intitule son oeuvre « L'esprit d'escalier ».