Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language

Accueil>La recherche scientifique>Victor Marie Hugo, Taches-planètes

Si vous n’arrivez pas à lire les médias, téléchargez Flash Player.

Victor Marie Hugo, Taches-planètes

Un petit groupe de dessins de Hugo, à première vue confinant à l’abstraction, dont une autre Taches-planètes de la collection Granville à Dijon, a d’abord été daté de la période de l’exil, avant que Marie-Laure Prévost ne fasse observer (Victor Hugo. Du chaos dans le pinceau, catalogue de l’exposition, Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza, et Paris, Maison de Victor Hugo, 2000-2001, no 235, repr. coul.) que le papier de support était semblable à celui utilisé par Hugo lorsqu’il avait aménagé un atelier de fortune dans l’appartement de sa maîtresse, Juliette Drouet, au cours du second semestre de 1850, alors qu’il n’écrivait pratiquement plus, mais se consacrait à la création de dessins de grandes dimensions, comme La Salière ou le fameux Burg à la Croix. Utilisant les procédés qu’il aime entremêler (coulures, applications de papiers découpés ou encore de pochoirs), le dessinateur semble ici transcrire l’une des rêveries métaphysiques du poète, en une sorte de compte rendu cosmique qui se poursuivra, et dont l’expression ira s’accentuant pendant l’exil dans les îles Anglo-Normandes (1852-1870). C’est sans doute le grand charme de cette vision démiurgique que de laisser ici sa place au hasard des épanchements de lavis brun, au sein desquels deux planètes, l’une sombre et l’autre claire, émergent, tels des points de repère dans l’infini.

L.-A. Prat

Victor Marie Hugo (Besançon, 1802 – Paris, 1885)
Taches-planètes
Plume et encre brune, lavis brun, sur papier brun clair marouflé sur toile
et monté sur châssis. H. 45 cm ; l. 58,5 cm
Georges Hugo. Valentine Hugo ; don à Georges et Janine Herscher,
1964. Collection particulière, Paris ; acquis en vente publique à Paris,
Christie’s, le 23 juillet 2010, n° 170
Département des Arts graphiques (R.F. 54 787)


 

English version

A small group of Hugo’s drawings, which at first sight border on abstraction, date to the second half of 1850, when he had practically stopped writing. In these drawings the draughtsman enjoyed combining different techniques, such as leaving inks to run and applying cut papers and stencils, to render what might be described as one of the poet’s metaphysical dreams.

Informations pratiques

Musée du Louvre, 75058 Paris - France
+ 33 (0)1 40 20 53 17

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
24 et 31 décembre 2014 : ouvert jusqu'à 17h

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

Information in other languages

Newsletter

Achetez votre billet