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Accueil>Expositions & Actualités>Musique>à 14h30 et 17hRostropovitch joue Bach, Dvorak, Bloch, Beethoven,...

Samedi 2 juin
14 h 30
Bach : Suite pour violoncelle  n°1 en sol majeur BWV 2007
Mstislav Rostropovitch, violoncelle
Prod. : Granada Television, I963, 15 min.

Dvorak: Concerto pour violoncelle et orchestre en si mineur, op. 104
Mstislav Rostropovitch, violoncelle
London Symphony  Orchestra
Dir. : Carlo Maria Giulini
Réal. : Hugo Käch.  prod. : Clasart, 1979, 44 min.

Ernest Bloch : Schelomo, Rhapsodie hébraïque pour violoncelle et orchestre
Mstislav Rostropovitch, violoncelle
Orchestre National de France
Dir : Leonard Bernstein
Réal : Humphrey Burton., prod. : Unitel. 1975, 20 min.

On sait que Mstislav Rostropovich a beaucoup (d’aucuns ont dit trop…) attendu pour graver cette somme du répertoire de violoncelle que sont les six Suites de Bach. Nous avions pourtant eu la surprise, durant « Classique en Images 2000 » consacré à J.S. Bach , de découvrir un film anglais réalisé en 1963, montrant le violoncelliste dans une interprétation en studio de la première Suite. L’intégrale aurait même été réalisée mais reste introuvable…
Une profonde amitié liait M. Rostropovitch et Leonard Bernstein qui accueillit son ami Slava à bras ouverts alors qu’il était  à Paris, chef invité de l’Orchestre National de France. Deux films furent alors réalisés par Humphrey Burton, le concerto de Schumann et ce Schelomo de Ernest Bloch où la complicité et l’intense émotion émanant du caractère quasi improvisé de cette Rhapsodie Hébraïque, donnent un souffle puissant au dialogue des deux musiciens.

Cette séance est complétée par un autre grand classique du répertoire pour violoncelle, le concerto de Dvorak que Rostropovitch donna au Henry Wood Hall en même temps que le concerto de Saint-Saëns au cours de l’année 1979 avec le London Symphony Orchestra dirigé par Carlo Maria Giulini. L’œuvre de Dvorak occupait une place de choix dans le répertoire de Rostropovitch. Elle figurait notamment au programme du fameux concert qui marqua son retour sur la scène russe après le bannissement dont il fut l’objet pour son soutien à l’écrivain Alexandre Soljenitsyne.

Samedi 2 juin
17 h
Beethoven : Sonate en ut majeur. op. 102 n°1  pour violoncelle et piano
Mstislav Rostropovitch, violoncelle et Svjatoslav Richter, piano
Réal : Walter Todds, Prod. : BBC/Classic Archive, 1964, 15 min.

Johannes Brahms : Double concerto pour violon, violoncelle et orchestre en la mineur op. 102
David Oïstrakh, violon et Mstislav Rostropovitch, violoncelle
Orchestre philharmonique de Moscou.
Dir : Kirill Kondrachin.
Réal : Brian Large. Prod. : BBC/Classic Archive, 1965, 33 min.

Dimitri Chostakovitch : Concerto n°1 pour violoncelle et orchestre en mi bémol majeur. Op. 107
Mstislav Rostropovitch, violoncelle
London Symphony Orchestra
Dir : Charles Groves
Prod : BBC/Classic archive, 1961, 28 min.

La première rencontre musicale entre Rostropovitch et Richter a lieu en 1949 à l’occasion de la création de la sonate de Prokofiev. Ils enregistrent à Moscou en 1961 l’intégrale des Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven qu’ils redonnent au cours d’une série de concerts au festival d’Edimbourg en 1964. C’est à cette occasion qu’a été réalisé ce film édité en Dvd, avec l’ensemble des Sonates, dans la série Classic Archive.
« Nous avions trouvé un langage commun », raconte malicieusement  Richter dans ses mémoires,  « en musique comme pour toutes sortes d’idioties ! ».
Des mêmes archives de la BBC  provient un document témoignant de la collaboration entre Rostropovitch et un autre éminent représentant de l’élite musicale soviétique, David Oïstrakh, dont l’impassibilité légendaire contraste avec l’expansivité du violoncelliste.
Un hommage à Mstislav Rostropovitch qui ne rendrait pas compte de son intense activité en faveur de la musique de son temps serait gravement lacunaire. Plus de cent œuvres nouvelles lui furent dédicacées. Parmi les compositeurs qui ont écrit pour lui, citons seulement les noms de Benjamin Britten, Henri Dutilleux, et plus près de nous, Renaud Gagneux et Eric Tanguy.
Britten, Prokoviev et surtout Chostakovitch eurent une importance particulière pour le violoncelliste. Ils formaient pour lui « une sainte trinité qui a illuminé ma vie ». Il ajoutait : « Dimitri Chostakovitch fut vraiment mon ange gardien. Mon amitié personnelle avec lui et notre compréhension réciproque est la plus belle page de ma vie ».
La version du premier Concerto que nous montrons a été filmée à Londres en 1961 avec le London Symphony Orchestra dirigé par Charles Groves.
Signalons qu’il existe dans les archives de la télévision soviétique une version filmée du deuxième Concerto, difficile à projeter à cause de la mauvaise qualité du son et de l’image.

Cycle(s) : Hommage à Mstislav Rostropovitch

Informations pratiques

Lieu

Auditorium du Louvre

Tarifs

6€
5€ (Tarif réduit),
3,50€ (jeunes et solidarité)
2,50€ (scolaires)