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  • D’après François Bonnemer, Vénus sur son char, 2e tenture : Les sujets de la Fable, 1690-1703, manufacture des Gobelins, atelier de Jans, laine, soie et or, musée du Louvre - C

Cycle de conférences et colloques Bruxelles, Paris, Madrid. Regards croisés sur la technique et l’iconographie de l’art de la tapisserie

Cycle de 3 conférences.

Le cycle est reporté à une date ultérieure.
Le programme reste inchangé.
 

L’une des principales destinations de la tapisserie est sans doute l’ornementation murale monumentale. Symbole de puissance et de richesse, les tapisseries ont longtemps satisfait le plaisir esthétique et le goût du faste en témoignant du prestige social de leur commanditaire. Les tapisseries flamandes, œuvres d’ateliers de lissiers réputés d’Arras, de Bruxelles, de Bruges ou de Tournai comptèrent, au XVe et au XVIe siècle, parmi les articles d’exportation les plus prisés par une clientèle aristocratique et raffinée. Bruxelles devint le centre incontournable de l’art de la tapisserie à la césure du XVe siècle : élaborant un style nouveau, les lissiers bruxellois impliquèrent étroitement les peintres à la création des cartons. L’art de la tapisserie entrait dans une ère nouvelle, annonciatrice des bouleversements de la modernité, associant étroitement l’art de la composition picturale à celui du tissage. Jouant désormais le rôle de véritables fresques mobiles – dont l’utilité demeurait exemplaire dans la lutte contre le froid et l’humidité des grandes demeures – les grandes tentures palatiales étaient parfaitement adaptées à des cours européennes le plus souvent nomades.
Lorsque les Bourbons, désireux de concurrencer l’économie Bruxelloise, favorisèrent au XVIIe siècle les manufactures parisiennes en faisant venir des lissiers flamands à Paris, une nouvelle conception iconographique des tapisseries devait voir le jour sous l’influence des peintres cartonniers parisiens. Avec la création de la Manufacture des Gobelins en 1662, un nouveau style triomphait sous la direction du premier Peintre du Roi, Charles Le Brun. Ode à la gloire de la Monarchie absolue, une inflexion stylistique plus intimiste marqua la Manufacture sous le ministère de Louvois.
Là encore, la réflexion théorique et académique sur la peinture nourrissait abondamment la conception des peintres cartonniers, consacrant pleinement l’art de la tapisserie comme une peinture tissée.
Mais c’est à Madrid que le conflit engagé depuis deux siècles entre la valeur iconographique de la composition tissée et sa qualité d’objet décoratif devait atteindre son paroxysme. Goya y produisit au cours de deux décennies une soixantaine de cartons pour les Manufactures royales de Santa Bárbara. Les sept séries de cartons réalisés par Goya pour les palais royaux de l’Escorial et du Pardo annonçaient la modernité dont l’artiste demeure l’initiateur.
Ainsi, l’art de la tapisserie, loin de ne jouer qu’un rôle annexe dans l’évolution des arts plastiques, occupe une place qui mérite d’être questionnée sous un jour nouveau.

Agenda des expositions et évenements
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Toute la programmation

Informations pratiques

Lieu :
Auditorium du Louvre

Tarifs
À l’unité : 4 € (tarif unique)
Entrée gratuite pour les Amis du Louvre, les adhérents de la carte Louvre Professionnels, les étudiants en art, histoire de l’art et architecture et pour les jeunes de moins de 26 ans.

Billetterie de l’auditorium
Du lundi au dimanche (sauf le mardi et les dimanches sans séance) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.

Par téléphone
01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

Les billets commandés par téléphone sont expédiés à domicile. Les billets des commandes passées deux semaines avant la date de la première manifestation choisie sont à retirer sur place ainsi que les billets achetés par téléphone à un tarif nécessitant la présentation d’un justificatif. Les places non retirées ne sont ni remboursées ni échangées.

Sur Internet
www.fnac.com

Accès
Métro : Palais-Royal / Musée du Louvre.
Entrée par la Pyramide, le passage Richelieu (de 9h à 17h30, jusqu’à 18h les mercredis et vendredis), ou les galeries du Carrousel.
Parc de stationnement du Carrousel ouvert de 7h à 23h.