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Après-midi dans les salles du musée : performances de Volmir Cordeiro, Claudia Triozzi et Jérôme Bel

Volmir Cordeiro 
Rue (création)

15h30 et 18h

Cour Marly du Louvre (Richelieu, Entresol)
Chorégraphie et danse : Volmir Cordeiro
Percussion : Timbó
Durée : 30 mn
La muséographie de la cour Marly, hommage aux jardins d’agrément de Louis XIV dont elle abrite les sculptures, en rappelle l’esprit mêlé de théâtralité et de célébration panthéiste. Une création de Volmir Cordeiro prend place dans ce cadre marmoréen, rythmé par un jeu subtil de perspectives, de symétries et d’intervalles. Le jeune danseur  interpelle l’espace et les forces qu'il met en présence. Depuis ses débuts à Rio de Janeiro puis en France à partir de 2009, son écriture chorégraphique s’intéresse aux marges et met au premier plan l’hybridité de tout terreau culturel. Conjonction d’imaginaires, « constellation obscène », telle qu’il l’évoque, sa chorégraphie de mouvements et de sons explore les possibles d’un dérèglement.
« La rue est une ouverture vers une autre. La rue invente des langues, des types, elle héberge les misérables et elle prête sa scène aux artistes qui la prennent comme refuge. Le vagabondage est une excellente invention de la rue. La rue a inventé la classe, la race, l’angoisse, le sang. La rue ne nous échappe pas, on la connaît tous. Elle rassemble les hommes, les manifestations sordides, elle est là pour nous ; et nous croyons jouer le « nous » quand nous nous retrouvons dans la rue. Men-songe. La rue sélectionne, limite, empêche, divise, dicte. La rue n’est pas la route, la rue ne veut pas le monde. Elle reste en ville. Et dans la ville, plein de poètes. Les poèmes, tous pulvérisés. Les rides. Les rues sont comme les rides d’un visage : les rues du visage, les rides du sol. Si je dis que la rue tricote avec le ciel, je n’exagère en rien : ils ont tous deux cette incroyable faculté à sentir les choses, les êtres, les matières pauvres. À se mettre à nu. Cette rue, que j’ai envie de proposer, est celle qui sort à la chasse inlassable du rêve que les édifices nous ont volé. », Volmir Cordeiro.

Claudia Triozzi,
Comparses 
(création)

16h15 et 18h45
Salle des sculptures du « Gothique tardif » au Louvre (Denon, Entresol, salle C)
Chorégraphie : Claudia Triozzi / Performance : Claudia Triozzi et ses invités
Durée : 30 mn
Dans les anciennes écuries du Louvre de Napoléon III, qui jouxtent la cour Lefuel, Claudia Triozzi se donne à voir, comparse, œuvre « mineure », parmi les sculptures votives en bois polychrome taillées en Europe du Nord aux 15e et 16e siècles. Poursuivant un chantier commencé en 2011 sous le titre « Pour une thèse vivante », l’artiste chorégraphe met à nouveau en friction les savoirs et les pratiques pour interroger tout ce qui habite un geste. Elle porte sur le musée un regard autre, où images, objets, sons et langage sont au travail dans le temps précaire de la performance. Mêlant présences et interview, Claudia Triozzi et ses invités se confrontent à la Sainte Marie-Madeleine de Gregor Erhart et à son pouvoir évocateur :
« Exposant son érotique d’icône, au plus proche de sa peau de naissance, privée de son élan vers les cieux, immobile, elle se laisse observer. Manipulée, corrigée, oubliée, descendue de la voûte parmi des œuvres mineures, à une place non désirée, peut-être se voulait-elle plus lointaine. Destinée semblable des corps en représentation.Et si nous prêtions attention à la matière et au geste qui l’a conçue ? » Claudia triozzi

Jérôme Bel
1000 (2015)

17h et 19h30
Cour Puget (Richelieu, Entresol) à 17h / Galerie Médicis (Richelieu, 2e étage) à 19h30
Concept: Jérôme Bel / Performance de groupe, sans répétition
Durée : 35 mn
En collaboration avec le Festival d’Automne à Paris
Après s’être attelé à une déconstruction, par la chorégraphie, du dispositif dramaturgique du théâtre, Jérôme Bel met en tension, avec 1000, les hypothèses spectaculaires qui se font jour dans le musée. Son œuvre reprend le fil des questions partagées par la danse et les arts visuels depuis le Minimalisme dans une performance qui articule avant tout une situation commune : celle que traversent spectateurs et performers dans l’espace-temps du dispositif muséal et des œuvres qu’il offre aux regards. 


Evénement(s) : « Ouvertures / Openings »

Informations pratiques

Accès libre avec un billet pour les collections permanentes du musée.

Adresse :
Cour Marly (Richelieu, Entresol), entrée par la pyramide, le passage Richelieu ou les galeries du Carrousel.