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Horaires, tarifs, accèsAquarelle

Thème(s): Techniques

L’aquarelle est inventée au XVe siècle mais le terme n’apparaît en France qu’à la fin du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique de peinture à l’eau rapide et légère qui laisse apparaître le support et permet des effets de transparence et de luminosité. Elle est principalement utilisée pour le paysage, mais associée à des techniques graphiques elle peut  intervenir, majoritairement ou en rehauts de couleurs, dans des projets de décors, d’architecture ou de costumes. Le terme désigne aussi l’œuvre réalisée par cette technique.

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La fabrication

L’aquarelle est composée de pigments végétaux et minéraux, stables à la lumière, finement broyés et mélangés à un agglutinant, la gomme arabique (résine de l’acacia) diluée dans l’eau. Du miel peut être ajouté pour obtenir plus de souplesse. Les couleurs toutes prêtes se présentent en godets, en tubes ou sous forme de pastilles ou de tablettes qui doivent être humidifiées. Elles sont posées au pinceau.

Une technique de virtuose

Au moment de son application sur un rapide dessin au crayon, l’artiste délaye l’aquarelle dans plus ou moins d’eau. Elle peut être largement étendue en couches translucides. À la différence de la gouache, elle laisse apparaitre le fond qui joue à travers la transparence des couleurs avec des effets de luminosité. Les blancs réservés créent des éclats de lumière. Le support peut être du parchemin (enluminures), de l’ivoire (miniatures), de la soie, mais le plus souvent il s’agit de papier. Il doit être de très bonne qualité pour pouvoir être lavé. L’aquarelle sèche vite et exclut les repentirs. Une exécution rapide et spontanée, requérant une grande maîtrise de la technique, permet de traduire la lumière et de fixer l’éphémère.

Une utilisation simple

La facilité de l’utilisation et les qualités esthétiques de l’aquarelle en font, dès la Renaissance, un médium privilégié par les artistes en voyage ou en situation de découverte.  Ainsi Dürer l’emploie pour ses paysages quand il part en Italie. Au XVIIIe siècle les membres des expéditions réalisent à l’aide de cette technique des vues topographiques et des études scientifiques. À cette époque, l’Angleterre développe et valorise la pratique de l’aquarelle en lui donnant l’importance d’un art à part avec ses règles et ses codes. Des artistes, paysagistes et auteurs de scènes de genre, se spécialisent. En France, les romantiques, en particulier Delacroix, privilégient l’aquarelle dans leurs études. Dans la seconde moitié du XIXe siècle la simplicité du matériel favorise le travail sur le vif et la technique évolue. Turner et Bonington s’expriment avec plus de légèreté et de luminosité, inspirant lors de leurs voyages en France des artistes tels Jongkind et Boudin. À travers eux les impressionnistes transposent vers la peinture à l’huile les qualités de l’aquarelle : spontanéité, plein air et luminosité des ciels et de l’eau.

Bibliographie

Ségolène Bergeon Langle et Pierre Curie, Peinture et dessin, vocabulaire typologique et technique, 2 vol., Paris, 2009.

Nicole Van Hoeke, cat. exp., Les Dessous du dessin, Lille, palais des Beaux-Arts, 1998.

José de los Llanos, L’Aquarelle de Dürer à Kandinsky, Paris, 1996.

Marie-Pierre Salée, cat. exp., Aquarelle : atelier et plein air, Paris, musée d’Orsay, 2008.