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A l'occasion de la parution de « Delacroix, peindre contre l'oubli » de Stéphane Guégan, Flammarion, 
et de « Delacroix, la liberté d'être soi » de Dominique de Font-Réaulx, Cohen&Cohen, dispute et dialogues croisés

par Stéphane Guégan, musée d'Orsay, Sébastien Allard et Dominique de Font-Réaulx, musée du Louvre.

Delacroix, ce « monde très riche » (Baudelaire), glacerait-il (de peur) l’histoire de l’art ? Le fait est que le peintre de Mort de Sardanapale et de La Liberté guidant le peuple souffre d’un déficit d'interrogations nouvelles. La récente rétrospective du Louvre proposait les siennes, que la presse et le public ont peu relevées. De manière générale, l’analyse aujourd'hui s’attache plus aux textes du peintre, Journal et correspondance, qu’á ses images, comme s’il n’y triomphait que la couleur enfin libérée ou on ne sait quelle fièvre évidente. Delacroix, ce jeune homme qui courait sur les toits, serait-il devenu si convenu, si transparent, qu’il n’y aurait plus rien à en dire ? Deux livres récents, par des voies convergentes ou pas, reviennent au grand romantique et tentent d’y faire étendre d’autres préoccupations, d’autres continuités, d’autres démons intimes, mais aussi d'autres liens avec l'époque. Ce serait se méprendre sur la modernité delacrucienne que de l’en isoler.
Dans Delacroix. Peindre contre l'oubli (Flammarion, 2017), Stéphane Guégan rend compte d’une carrière et d’une peinture soumises à l’action des trois mémoires, affective, esthétique et républicaine, qui ont hanté cet enfant du siècle de bout en bout. L’œuvre et la personne d’Eugène Delacroix ne sont pas exempts de contradictions qui nous le rendent difficile à saisir, voire impossible à étiqueter et classer. En donnant la parole à Delacroix lui-même, grâce à la publication de ses écrits, Delacroix, la liberté d’être soi (Cohen&Cohen, 2018) cherche à faire découvrir la richesse de l’œuvre de Delacroix, sa diversité, comme sa cohérence. Dominique de Font-Réaulx s’attache à révéler le processus créatif de l’artiste, à la croisée des disciplines artistiques, et de rappeler son rôle insigne dans la vie artistique de son temps.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm), de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’École nationale du patrimoine, Sébastien Allard est conservateur général du patrimoine. D’abord en charge de la peinture française du 19e siècle au musée du Louvre, il est depuis 2014 le directeur du département des Peintures du musée du Louvre.
Spécialiste de la peinture du 19e siècle, il a été le commissaire de nombreuses expositions internationales dont « Dante et Virgile aux enfers d’Eugène Delacroix » (musée du Louvre, 2004), « Portraits publics, portraits privés (1770-1830) » (Paris, Galeries nationales du Grand Palais et Londres, Royal Academy of Arts, 2006-2007), « Eugène Delacroix. De l’idée à l’expression » (Madrid, Caixa Forum- Barcelone Caixa Forum, 2011-2012), « De l’Allemagne » (musée du Louvre, 2013), « Valentin de Boulogne, réinventer Caravage » (Louvre, 2017).
En 2018, il a été commissaire de l’exposition « Delacroix (1798-1863) » avec Côme Fabre (musée du Louvre ; à l’automne au Metropolitan Museum de New York), ainsi que de l’exposition « Corot. Le peintre et ses modèles » (musée Marmottan Monet).
Il a été, en 2010, le commissaire de l’invitation au Louvre de Patrice Chéreau et a organisé avec ce dernier et Vincent Huguet deux expositions : « Les Visages et le corps » et « Derrière les images ».
Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur l’art de la première moitié du 19e siècle, dont Paris 1820. L’Affirmation de la génération romantique (2005), Le Louvre à l’époque romantique. Les décors du palais (1815-1835) (2006), Ingres. La Réforme des principes (2006), L’Art français. Le XIXe siècle (avec H. Loyrette et L. Des Cars) (2006), Le suicide de Gros. Les peintres de l’Empire et la génération romantique (2011, Prix 2011 de l’Essai de l’Académie française avec M. Cl. Chaudonneret).

Historien d’art, critique littéraire et conseiller scientifique auprès de la Présidence du musée d’Orsay, Stéphane Guégan est l’auteur de plusieurs livres sur la peinture et la littérature des 19e et 20e siècles, du romantisme français à Picasso et Derain, dont une édition des Salons de Stendhal (Le Promeneur, 2002) et une biographie de Théophile Gautier (Gallimard, 2011, Prix François-Victor Noury de l’Institut de France).
Deux de ses ouvrages sont consacrés à l’art et à la littérature sous l’Occupation allemande. Il a été le commissaire d’expositions remarquées : « Chassériau » (Grand Palais, 2002), « De Delacroix à Renoir. Les peintres français en Algérie » (Institut du monde arabe, 2003), « Ingres » (musée du Louvre, 2006), « Manet. Inventeur du Moderne » (musée d’Orsay, 2011), « Manet. Ritorno a Venezia » (Venise, Palazzo Ducale, 2013) et « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso » (Bordeaux. Cité du vin, 2016).

Dominique de Font-Réaulx est conservateur général au musée du Louvre, directrice de la Médiation et de la Programmation culturelle du musée du Louvre.
Elle a commencé sa carrière comme conservateur de la collection des moulages du musée des Monuments français, a œuvré à sa restauration et son redéploiement, avant de rejoindre le musée d’Orsay où elle a été responsable de la collection des photographies. Au musée du Louvre, elle a été en charge de la coordination scientifique internationale, en particulier du projet du Louvre Abu Dhabi.
Elle a été commissaire de très nombreuses expositions, notamment : « L’Invention du sentiment » (2002, musée de la Musique), « Le daguerréotype français, un objet photographique » (2003, musée d’Orsay, The Metropolitan Museum of Art) « Dans l’Atelier » (2005, musée d’Orsay), « L’œuvre d’art et sa reproduction photographique » (2006, musée d’Orsay), « Gustave Courbet (1819-1877) » (2007-2008, Grand Palais, The Metropolitan Museum of Art, Musée Fabre), « Jean-Léon Gérôme » (2010, musée d’Orsay, The Getty Museum, Fondation Thyssen à Madrid), « Delacroix en héritage, autour de la collection Moreau-Nélaton » (2013, Musée E. Delacroix), « Objets dans la peinture, souvenir du Maroc » (2014, Musée E. Delacroix), « Une brève histoire de l’avenir » (2015-2016, musée du Louvre), « Mythes fondateurs. D’Hercule à Dark Vador » (2015-2016, Petite Galerie, musée du Louvre), « Delacroix en modèle » (2016, musée E. Delacroix), Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée (2017, musée E. Delacroix), Shakespeare romantique (2017/2018, musée de l’Hôtel Sandelin, musée Rops).
Directrice du musée national Eugène-Delacroix de 2013 à 2018, elle est aujourd’hui directrice de la Médiation et de la Programmation culturelle du musée du Louvre.
 

Informations pratiques

Informations pratiques
Lieu
Auditorium du Louvre, sous la pyramide

Tarif D
8 €, plein
6 €, réduit
4 €, jeune (- de 26 ans) ; solidarité ; scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeune ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM).

Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
Du lundi au dimanche (sauf le mardi) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

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