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L’art du pastel : hommage à Sam Szafran
Xavier Salmon, directeur du département des Arts graphiques et Daniel Marchesseau, conservateur général honoraire du patrimoine et historien d’art

Projection
La Maison du Pastel  (6,39 minutes) © Musée du Louvre 2017

Sam Szafran artiste atypique et inclassable, hors nomes et hors courants, a été interviewé par Xavier Salmon, commissaire de l’exposition « En société. Pastels du Louvre du 17e et 18e siècle », au sujet de sa pratique du pastel. Il aime ce pastel avec passion parce qu’il lui a fallu dominer sa technique délicat :

« Cette décomposition possible à l’infini de tous les tons m’a autorisé les déclinaisons obsessionnelles qui sont au cœur de mon inspiration. » (Sam Szafran). Il possède jusqu’à 1800 tons, dont 375 de vert. Dès qu’il a de l’argent, il en achète, chez Roché, la seule boutique qui vaille à ses yeux. « J’ai de quoi dessiner durant 400 ans », a rigolé l’artiste lors de notre visite chez lui :

« J’ai besoin du chaos, mon atelier est un chaos entre les strates de livres, les pastels qui traînent, l’empilement de choses et d’autres. J’ai besoin, pour sortir quelque chose, de partir du chaos. » (Sam Szafran)

Né à  Paris en 1934 de parents juifs polonais, Sam  Szafran  est un des artistes français les plus rares, discrets et importants de sa génération. Peintre, dessinateur, pastelliste et graveur autodidacte, il se définit  lui-même comme un « miraculé »,  ayant successivement échappé à la rafle du Vél’d’hiv’ et à une addiction à l’héroïne.  Au  début  des  années   60,  il se  lie d’amitié  avec  Alberto Giacometti et entre à  la galerie Claude  Bernard.  Dans  les  années 70,  il adhère un temps au groupe  Panique (fondé   par   Arrabal, Topor et  Jodorowsky). Il rencontre aussi Henri Cartier-Bresson,  Martine  Franck,  Raymond  Mason et commence sa série des « Ateliers »,  puis  des  « Escaliers ».
Au  milieu  des  années  80, il reprend ces  thèmes dans de grandes aquarelles. Les  premières  rétrospectives  de  son  œuvre   ont  lieu en 1999, à la fondation Gianadda à Martigny, à la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, puis, en 2000, grâce à  Jean Clair et Daniel Marchesseau, au Musée de la vie romantique.  

Daniel Marchesseau est conservateur général honoraire du patrimoine et historien de l’art. Sa carrière l’a d’abord conduit au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (1974-1981 et 1992-1998) et au Musée des Arts décoratifs, Paris (1982-1991). Il a ensuite dirigé de la fin de l’année 1998 jusqu’à février 2013 le Musée de la Vie romantique à Paris. Commissaire et co-directeur de nombreuses expositions à Paris, il a par ailleurs contribué en France et à l'étranger à de multiples catalogues et publications.  Aujourd’hui il poursuit ses activités de commissaire d’expositions (Monet, Renoir, Cézanne, mais aussi Pol Bury et Zao Wou-Ki).
Il a été commissaire de deux expositions sur Sam Szafran : L’Atelier dans l’atelier 1960-2000 (Musée de la Vie romantique, 2000-2001) et Sam Szafran - 50 ans de peinture (Martigny, Fondation Perre Gianadda, 2013). Il a aussi dirigé les ouvrages collectifs Le Pavillon Szafran (Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2006) et Henri Cartier-Bresson : Collection Sam, Lilette et Sébastien Szafran (Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2006).

Spécialiste de l’art européen du XVIIe et du XVIIIe siècle, Xavier Salmon est directeur du département des Arts graphiques du musée du Louvre. Il a été précédemment conservateur des peintures du XVIIIe siècle et du cabinet d’arts graphiques au château de Versailles, chef de l’inspection générale des musées et directeur du patrimoine et des collections du château de Fontainebleau. Il fut commissaire de nombreuses expositions dont les rétrospectives « Jean-Marc Nattier », « Maurice Quentin de La Tour. Le voleur d’âmes » et « Alexandre Roslin. Un portraitiste pour l’Europe » à Versailles, « Madame de Pompadour et les arts » également à Versailles, « Marie-Antoinette » et « Elisabeth Louise Vigée Le Brun » au Grand Palais à Paris. Il a reçu en 2014 le grand prix de l’Académie Française pour son ouvrage : Fontainebleau. Le temps des Italiens.
Il a dédié une partie de ses travaux aux pastels français du XVIIIe siècle.

Cycle(s) : Découvrir … les Arts graphiques Le geste et la matière

Informations pratiques

Lieu
Auditorium du Louvre, sous la pyramide

Tarif D 
8 €, plein
6 €, réduit
4 €, jeune (- de 26 ans) ; solidarité ; scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeune ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM)
- Adhérents Carte Louvre Professionnels.
Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
Du lundi au dimanche (sauf le mardi) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

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