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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>L’Éthiopie et l’Arabie du Sud dans l’Antiquité. Du royaume de...

Par Iwona Gajda, CNRS (UMR « Orient et Méditerranée », Paris)

Les recherches sur les civilisations de l’Éthiopie ancienne sont le but de la mission franco-éthiopienne. Les fouilles sur le site de Wakarida menées depuis 2011 ont permis de découvrir les vestiges d’une petite ville d’époque aksumite (4e-7e s. de notre ère).

Aux débuts de son histoire, la civilisation de l’Éthiopie était apparentée à celle de l’Arabie du Sud. Aux 9e- 8e siècles avant notre ère les premières constructions monumentales apparaissent sur le territoire englobant le nord de l’actuelle Éthiopie et l’Érythrée. Dès la fin du 8e siècle des inscriptions en écriture alphabétique et en langue sabéenne, très proches de celles utilisées en Arabie du Sud, sont gravées dans les temples. Les souverains utilisent le titre de mukarrib, comme ceux du royaume de Sabaʾ de l’autre côté de la mer Rouge mais ils portent des noms locaux. La parenté de ces civilisations était-elle le résultat d’une colonisation de l’Éthiopie par l’Arabie du Sud ou d’une appropriation de la culture voisine par les élites locales ? Cette première civilisation éthiopienne, dont la naissance était liée à l’essor du commerce de longue distance, semble s’éteindre vers le milieu du 1er millénaire avant notre ère.
Vers le tournant de l’ère, une nouvelle entité apparaît, le royaume d’Aksum. Mentionné dans les sources classiques dès le 1er siècle de notre ère, Aksum atteint son apogée entre le 3e et le 6e siècles. Les stèles monumentales de plusieurs mètres de hauteur, les tombeaux, les complexes palatiaux, les églises montrent la puissance des rois d’Aksum et leur richesse due aussi au commerce. Situé sur la voie commerciale reliant l’Empire romain et la Méditerranée à l’Inde, le royaume d’Aksum a su tirer profit du développement de la navigation sur l’océan Indien. Dès le 3e siècle, ses rois frappent monnaie, en or et en argent, et transforment l’ancienne écriture alphabétique en syllabaire.
 

Iwona Gajda est chercheur au CNRS (UMR « Orient et Méditerranée », Paris). Spécialiste en épigraphie et histoire de l’Arabie du Sud préislamique (l’actuel Yémen) et de l’Éthiopie ancienne, elle dirige la mission archéologique franco-éthiopienne consacrée à l’étude des civilisations de l’Éthiopie ancienne (1er millénaire avant notre ère - 7e siècle de notre ère) et menée d’abord en collaboration avec Fabienne Dugast (2011-2014), puis avec Anne Benoist.
Son livre Le royaume de Ḥimyar à l’époque monothéiste. L’histoire de l’Arabie du Sud ancienne de la fin du IVe siècle de l’ère chrétienne jusqu’à l'avènement de l'islam, Paris, 2009, couvre la période du VIe siècle, lorsque les ambitions dominatrices des rois d’Aksum ont abouti à la domination de l’Éthiopie sur le Yémen.


Evénement(s) : 12h30 au Louvre

Informations pratiques

Lieu
Auditorium du Louvre, sous la pyramide

Tarif D
8 €, plein
6 €, réduit
4 €, jeune (- de 26 ans) ; solidarité ; scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeune ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM).

Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
Du lundi au dimanche (sauf le mardi) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

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