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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>La gypsothèque du musée du Louvre

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Conservatoire d’un répertoire de modèles pour artistes et amateurs du 17e au 20e siècle
Par Elisabeth Lebreton, musée du Louvre
L’acte de naissance de la gypsothèque du musée du Louvre est daté de 2001 et valide la fusion de trois grandes collections nationales provenant d’institutions parisiennes : l’École des Beaux-arts de Paris, l’Institut d’art et d’archéologie de Paris et le Musée du Louvre.

Dans l’antiquité classique romaine ont été exécutés les premiers « recueils » de modèles à imiter. L’idéal à atteindre, dans les valeurs éthiques comme dans les arts, était alors grec et un des moyens les plus sûrs et les moins onéreux pour le rejoindre parfaitement, devaient s’offrir aux artistes, sous la forme de statues de plâtre moulées. Largement consulté, le répertoire réalisé fut traduit dans les productions romaines.
Plus tard, à partir du XVIe siècle, tandis que Rome commençait à exhumer son passé sculpté, en France, puis en Europe, le modèle à égaler reposait cette fois sur les valeurs morales et politiques prônées dans l’Empire romain. Les grandes références artistiques furent alors très convoitées et convoquées jusqu’à paraître l’héritage légitime de la France.
Enracinée dans le XVIe siècle, cette tradition qui consiste à copier l’antique à partir de modèles en plâtre, s’épanouit au XVIIe grâce à la politique menée sous Louis XIV, puis se prolonge par la suite, pour connaître un âge d’or au XIXe siècle.
De cette longue histoire, près de 5500 plâtres d’antiques sont conservés par le musée du Louvre; abrités depuis 1970 dans les Ecuries du Roi à Versailles. Seulement les reconnaître n’est pas déterminant. En effet, le moulage se décline à l’envi, peut être réparé à différentes reprises, ou de nouveau surmoulé ; il n’est jamais signé. Comment restaurer alors la mémoire de ce vaste ensemble ?
Grâce aux campagnes fondamentales de restaurations menées par le musée du Louvre depuis plus de 15 ans, il a été possible, d’éclairer des pans entiers de cette collection en lui rendant pleinement son statut patrimonial, et en redonnant plein sens à ces humbles passeurs de relais.

Elisabeth Lebreton est conservateur du Patrimoine au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines. Entrée au musée du Louvre en 1988, elle est aujourd’hui responsable de la collection de moulages d’antiques conservée dans la gypsothèque du musée du Louvre dans la Petite écurie du roi à Versailles.
Suite à l’affectation par le ministère de la culture au musée du Louvre d’un vaste ensemble de plâtres en décembre 2001, 5500 numéros, les travaux de réhabilitation, par d’amples redéploiements d’œuvres et d’importantes restaurations, l’ont conduit à s’intéresser à la datation des tirages en plâtre et à élaborer une carte d’identité des plâtres anciens qui ont permis de reconnaître un reliquat important des collections royales du XVIIe siècle.
Elle a rédigé de nombreux écrits sur le sujet, en particulier : Gypsothèque du musée du Louvre. Les apports de la restauration à la datation des tirages en plâtre anciens, dans In Situ [En ligne], 28 | 2016, mis en ligne le 10 mars 2016, consulté le 08 mars 2018.  ; DOI : 10.4000/insitu.12581, p. 1-47.
La gypsothèque du musée du Louvre, Mémoire d’un répertoire de modèles pour artistes et amateurs (Catalogue Delacroix et l’Antique, 2015, p. 28-47.) Les tirages en plâtre du XVIIe siècle dans la gypsothèque du musée du Louvre - Apport des restaurations récentes (Monuments et mémoires de la fondation Eugène Piot, 2013, N° 92, p. 67-92.), Le Dioscure du Quirinal dans la gypsothèque du musée du Louvre (Revue Archéologique, 2/2012, p. 279-295.), La Vittoria alata nelle raccolte des Louvre, Napoleone III a Brescia  e a Solferino – La Vittoria celebrata 1859 – 2009,  (exposition à Brescia, Santa Giulia – museo della città. 20 giugno – 20 settembre 2009, pp 67-75 et p. 87.), Ingres et les envois de moulages d’après l’antique à l’École royale des beaux-arts de Paris ( Bulletin du Musée Ingres 79, mars 2007, pp. 49-68.), Ingres et les envois de moulages d’après l’antique à l’École royale des beaux-arts de Paris, (Ingres et l’antique, l’illusion de l’antique, exposition Montauban – musée Ingres 15 juin - 15 septembre 2006, 2006, pp. 148-165.)

Informations pratiques

Lieu
Auditorium du Louvre, sous la pyramide

Tarif D
8 €, plein
6 €, réduit
4 €, jeune (- de 26 ans) ; solidarité ; scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeune ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM).

Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
Du lundi au dimanche (sauf le mardi) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

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