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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>La restauration du tombeau de Philippe Pot

par Sophie Jugie, conservatrice générale du Patrimoine, directrice du département des Sculptures, musée du Louvre et Manon Joubert, conservatrice-restauratrice
Le tombeau de Philippe Pot est l'un des plus spectaculaires de la fin du Moyen Âge. Huit pleurants presque grandeur nature, drapés de noir et porteurs d'écus armoriés semblent marcher, portant la dalle où repose le corps du chevalier en prière, en armure et tunique héraldique.

Ce monument sans équivalent est d'autant plus fascinant qu'il a été commandé de son vivant par Philippe Pot, Grand Sénéchal de Bourgogne (1428-1493), pour prendre place dans une chapelle de la prestigieuse abbaye de Cîteaux, avec des intentions bien précises sur le souvenir qu’il entendait ainsi laisser de lui dans le contexte politique troublé de la fin du duché de Bourgogne. La magistrale originalité de la composition, la hardiesse de cette dalle de pierre posée sur huit points étroits, le traitement vigoureux de la sculpture intriguent les historiens de l'art depuis sa redécouverte de la fin du 19e siècle.

La décision d'engager une restauration a été prise en 2015. L’état de conservation du tombeau, encrassé et chaotique, gardait les traces de son histoire mouvementée. Après une étude par un groupe de restaurateurs et des analyses approfondies par le Centre de recherche et de restauration des musées de France en 2016-2017, une nouvelle intervention a été menée en 2018 pour améliorer sa présentation, sous la surveillance d’un comité scientifique. Ce sont les étapes, les choix et le résultat de ce chantier qui seront détaillés par cette présentation.

Sophie Jugie est conservatrice générale du Patrimoine, directrice du département des Sculptures depuis 2014.
Elle a fait ses études à l’Ecole nationale des Chartes, à l’Ecole du Louvre et à l’Institut national du Patrimoine. Elle a commencé sa carrière comme conservatrice au Musée national de la Renaissance, à Écouen, puis au musée des Beaux-Arts de Dijon avant d’en prendre la direction. Elle a entamé la rénovation de ce musée, avec la construction de réserves et le réaménagement des collections du Moyen Âge et de la Renaissance. Au musée des beaux-arts de Dijon, elle a été le commissaire de l’exposition L’Art à la cour de Bourgogne. Le mécénat de Philippe le Hardi et Jean sans Peur, réalisée avec le Cleveland Museum of Art, et l’auteur d’ouvrages sur la chartreuse de Champmol, le Palais des ducs de Bourgogne, les tombeaux des ducs et les retables de la chartreuse de Champmol.
Au Louvre, elle est en charge des sculptures du 15e et du 16e siècle pour la France et l’Europe du Nord. Elle participe aux programmes de recherche et aux actions de mise en valeur (expositions, colloques, publications…) dans ces domaines, notamment sur les usages de l’albâtre à en France entre le 14e et le 16e siècles.), la sculpture bourguignonne de la fin du Moyen Âge. Elle prépare avec le musée Rolin d’Autun le 4e rendez-vous du Louvre à Autun.

Manon Joubert est conservatrice-restauratrice de sculptures installée en tant qu’indépendante en région Centre-Val de Loire. Après une licence d’histoire de l’art à l’Université de Nantes, elle suit le cursus conservation-restauration des œuvres sculptées de l’école supérieure des beaux-arts de Tours dont elle est diplômée en 2013 (mémoire de fin d’études sur la restauration du Christ des Rameaux en bois polychromé du 15e siècle du musée de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg).
Elle intervient sur des œuvres en différents matériaux : pierre, bois, terre cuite, plâtre…polychromées ou non, pour des prestations d’études préalables, de conservation et de restauration, de conservation préventive, de dépose/repose…
Elle a récemment travaillé sur des sculptures en pierre polychromée des collections du musée du Louvre (Tête de femme, vers 1500, Bourbonnais et Enfant Jésus 1400-1425, France), du musée Dobrée à Nantes (Piéta, fin 15e-début 16e siècle, Vallée de la Loire ; et Armes de Jean de Rouville, 16e siècle, France) et du musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon (deux Vierge du 14e et 16e, Lorraine et Franche-Comté).
Elle est mandataire d’un groupement composé de sept restauratrices indépendantes (Amélie Méthivier, Nathalie Bruhière, Hélène Dreyfus, Jeanne Cassier, Aline Raux et Morgane Poirier) pour la restauration du tombeau de Philippe Pot réalisée dans les salles du musée du Louvre.

Séances

  Lieu Commentaires Réservation
21/12/2018 - 12h30 Auditorium du Louvre Durée : 1h

Informations pratiques

Lieu
Auditorium du Louvre, sous la pyramide

Tarif D
8 €, plein
6 €, réduit
4 €, jeune (- de 26 ans) ; solidarité ; scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeune ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM).

Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
Du lundi au dimanche (sauf le mardi) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.