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Accueil>Expositions & Actualités>Spectacle vivant et littérature>La vérité sur Pinocchio

En partenariat avec :

Spectacle d’après Pinocchio de Carlo Collodi
Adaptation libre de Didier Galas
Tout public à partir de 7 ans
Durée : 55 min.

Mise en scène et jeu : Didier Galas
Collaboration artistique & conception visuelle : Jean-François Guillon

Création lumière : Caty Olive

Composition et interprétation musicales : Kevin Seddiki
Collaboration à la mise en scène : Jos Houben & Emily Wilson

Régie Générale : Thibaut Champagne
Construction : Vincent Mauroy
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Production : Les Hauts Parleurs
Coproductions : La Passerelle/scène nationale de Saint-Brieuc ; Le Théâtre National Populaire de Villeurbanne
Avec le soutien de La Nef – Manufactures d’utopies et le théâtre du Fil de l'eau - ville de Pantin
Avec l’aide à la production dramatique de la DRAC Ile de France

Remerciements à François Bon & Olivier Nerry

Naviguant entre une gestuelle de danseur et celle d’une marionnette, Didier Galas se fait conteur pour donner à voir et à entendre l’histoire d’une marionnette vivante à la recherche de son père.
Dans cette adaptation pour un acteur seul en scène, Didier Galas a choisi un point de vue singulier sur Pinocchio, il le montre à travers le prisme de sa famille, dans laquelle on est barbier de père en fils. L’action se situe dans un salon de coiffure et on y voit quelqu’un qui se propose de dire la vérité. Il s’agit de Pinocchio, le pantin de bois devenu petit garçon qui a grandi. Il raconte son histoire, une fable qui va du bois à la chair ; tandis que son corps vit une évolution à rebours, de l’humain au végétal.

PRÉSENTATION
(…) Après s’être confronté à Rabelais ou au Quichotte, comment Didier Galas ne serait-il pas repassé un jour dans l’Italie d’Arlequin avec Pinocchio ? Histoire pour enfants ? Oh, nul doute qu’on puisse les y amener et qu’ils s’amusent.
Tous les contes sont à prendre au premier degré, et on n’est pas obligé de regarder l’abîme sans lequel ils ne seraient que gentille fadaise. Peter Pan ou Alice aussi sont des trous noirs. 
Pinocchio ? L’ambiguïté aussi vieille que les dieux ou le Golem, de l’être inanimé qui devient corps organique. C’est le fondement du conte.
Mais, avec Pinocchio, l’orage arrive bien plus large : à quoi sert le travail ? Y a-t-il nécessité de se confronter soi à ce que Montaigne nommait l’humaine condition ? Pinocchio, non parce qu’il est marionnette, mais parce qu’il est déjà en chemin vers l’homme, est celui qui, soumis au désir, n’échappe pas à sa faiblesse. Et c’est ce rouage-là qui va s’amplifier jusqu’à ses limites : de la paresse et de la tentation, on passe à la revendication de la morale bafouée, à l’active complicité avec celui qui trompe et domine.
Mais c’est la part la plus vive des villes, et non pas un pays de légende, qui s’en fait le théâtre - la fête foraine mène à l’usine. Et le chemin de la rédemption sera celui même de ce qui est concédé en général aux humbles : la peine, la misère.

 

Pas possible d’aborder la tragédie de Pinocchio sans aborder en quoi elle est la tragédie commune.
Moi, je pense toujours, quand il s’agit de Didier Galas, à un humble salon de coiffure marseillais, comme lieu où pouvait se rejouer – en paroles – une totalité du monde. C’est ce que nous lui demandons, et qu’il nous offrira en retour, en l’attendant dans La Vérité sur Pinocchio.
François Bon

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ÉLÉMENTS BIOGRAPHIQUES

Les Hauts Parleurs est un collectif de recherche et de production fondé par l’acteur et metteur en scène Didier Galas et l’artiste visuel Jean-François Guillon. On retrouve au centre de leurs propositions artistiques une certaine simplicité dans la conception aussi bien que dans les moyens mis en oeuvre.
Leur approche du théâtre et de la performance est transversale, elle se situe aux frontières de la danse et des arts visuels. Ils explorent aussi bien les grandes oeuvres littéraires et les mythes ancestraux que le langage parlé, qu’ils appréhendent comme une matière.
Leurs productions se destinent à tous les publics de 7 à 107 ans ! Dernièrement, ils ont présenté leur travail au TNB (Rennes), au Bateau-Feu (Dunkerque), à l’auditorium du Louvre (Paris) et au Festival Rayon Frais (Tours) ; mais aussi au Japon, où ils se sont concentrés tant sur la création d’un spectacle avec des danseurs professionnels (Kyoto), que sur un projet de fables urbaines avec des habitants (Tottori).
Cette saison, ils présentent leur travail à Pantin, Chinon, Saint-Brieuc, Villeurbanne (TNP), à l’auditorium du Louvre-Paris, au Louvre-Lens, à Tokyo et Hiroshima (Japon).

Didier Galas
Après plusieurs résidences en Asie et en Amérique du sud, Didier Galas crée Monnaie de Singes au festival d’Avignon 2000, ce qui l’entraine dans une recherche sur le valet comique : Le petit (H)arlequin (2001)… et ses variantes chinoise (2005) et japonaise (2010), puis des versions chorégraphique : Trickster (2011) et musicale : aïlòviou (2013).
Il a aussi mis en scène des spectacles à partir de Cervantès, Gombrowicz et surtout Rabelais : Debvoir est vertu héroïque (2006), Paroles horrifiques et dragées perlées (2007) et Parlaparole (2012).
Sa dernière création, Kotoba no Hajimari (L’Invention de la Parole) a eu lieu au Japon en septembre 2014.
Il a également collaboré récemment à la mise en scène des 30 ans de la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain et en tant qu’acteur à Natural Beauty Museum d’Éléonore Weber et Patricia Allio.
Son association avec l’artiste visuel Jean-François Guillon donne un nouveau nom à sa compagnie : Les Hauts Parleurs.
Pour le festival d’Avignon IN 2015, il met en scène, avec Valérie Dréville et Grégoire Ingold, La République de Platon d’Alain Badiou, présenté par des habitants avignonnais et des élèves de l’ERAC (où il est professeur depuis plusieurs années.)

Jean-François Guillon
Après des études aux Beaux-arts de Paris, Jean-François Guillon a développé un travail de sculpture traitant de l’« en-deça » de l’écriture. Il crée avec Pierre Ardouvin et Véronique Boudier en 1994 le lieu d’exposition « A l’écart » à Montreuil, puis, en 1997 avec Jean-François Courtilat la galerie Ipso Facto à Nantes.
En 1999, il obtient l’aide à la première exposition de la Délégation aux Arts Plastiques, et poursuit dans les années 2000 une production mettant en jeu le texte écrit : poèmes visuels aléatoires, dispositifs minimalistes, conçus à l’occasion d’expositions ou d’interventions in situ. Il poursuit  également un travail photographique autour du signe dans l’espace urbain, à mi-chemin entre signalétique et poétique (Choses lues, publié chez Manuella éditions, avec un texte d’Olivier Cadiot en 2008).
Enfin, il scénographie les spectacles de Didier Galas depuis 2007. Son travail a été montré récemment à la galerie Contexts (Belleville), au centre d’art le 19 à Montbéliard, et au Musée des Arts Décoratifs, où il a  scénographié l’exposition de jouets Parades.

Informations pratiques

Lieu
Auditorium du Louvre

Tarif D
10 €, plein
8 €, abonnement classique
7 €, abonnement tarif réduit
5 €, réduit
5 €, jeune ; solidarité
4 €, scolaire
Gratuit pour les Amis du Louvre famille

Caisse de l’auditorium
Du lundi au samedi (sauf le mardi),de 9h à 17h15, les mercredi et vendredi jusqu’à 19h15.
Ouverture des caisses le 2 septembre 2015
Ventes en continu à la Fnac.

Par téléphone
01 40 20 55 00
Du lundi au vendredi (sauf mardi), de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

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