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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>Le jardin des Tuileries sous le regard de l’archéologie

Par Anne Allimant-Verdillon, CRBA (Centre de ressources de Botanique Appliquée)
Grâce aux recherches archéologiques menées dans le jardin des Tuileries en 2012, on en sait désormais plus sur l’histoire des lieux et leur évolution dans le temps.

Aménagé au milieu du XVIe siècle, du temps de Catherine de Médicis, le jardin fut ensuite remanié en profondeur par Le Nôtre à partir de 1664. Ce dernier, à la recherche de solutions pour protéger le jardin des caprices de la Seine, va mettre au point d’astucieuses structures qui vont permettre au jardin d’affronter le temps et éléments. En reliant palais et jardin et en ouvrant le site à l’Ouest, il préfigure également les futurs Champs-Elysées et inscrit le jardin dans l’urbanisme parisien. Cette symbiose entre ville et jardin perdurera sans trop de heurts durant près de 200 ans, jusqu’à l’incendie du Palais des Tuileries, dont l’incidence majeure sur le jardin a été révélé par l’archéologie.
Comme nous l’avons démontré aux Tuileries, au-delà de la reconnaissance des simples tracés ou des fosses de plantations, l’archéologie permet donc d’établir une réelle cartographie des sous-sols du jardin. Véritables atouts pour la compréhension du site et de son évolution, ces données ont déjà permis de fournir les premiers éléments nécessaires à la restauration du bosquet Nord-Est.
A terme, il serait intéressant de compléter ces recherches en fonction des problématiques posées par les chantiers de restauration à venir. Mais aussi, pourquoi pas, de répondre à des questions restées jusqu’alors en suspens : quid de l’incroyable réseau hydraulique mis en place par Catherine de Médicis pour alimenter palais et jardin, du somptueux théâtre de verdure mis en place par Le Nôtre ou de la fameuse grotte réalisée par Bernard Palissy au milieu du XVIe siècle ?

Chercheur associée au CRBA (Centre de ressources de Botanique Appliquée), Anne Allimant-Verdillon est responsable scientifique du pôle archéologie, Historienne de l’art et archéologue spécialisée en jardins historiques et également conseil en stratégie de restauration de jardins historiques.
Après des études universitaires à Lyon 2 (Maîtrise en Archéologie et Histoire de l'art, suivie d'un DEA d'Histoire), Anne Allimant-Verdillon complète sa formation par un DESS sur les Jardins historiques et paysages à l'Ecole d'architecture de Versailles.
Elle travaille ensuite sur de nombreux chantiers de restauration, qui vont la consacrer dès le début des années 90 comme la spécialiste française de l'archéologie des jardins.
Anne Allimant-Verdillon va démontrer l'importance de l'étude stratigraphique des jardins et ouvrir ainsi des champs de recherche inexplorés : l'archéologie profonde appliquée aux jardins montre en effet, comment ces « micro-paysages » ont été, au moment de leur création, pensés et conçus en fonction de l'espace qu'ils occupent, aussi bien du point de vue symbolique que technique. Cette compréhension des mises en oeuvre profondes des jardins lui permet alors d’orienter une partie de son activité autour du conseil en stratégie de restauration.

Quelques exemples de jardins étudiés sont notamment :
Les jardins du château du Touvet (Isère), de la Bâtie d'Urfé (Loire), de Maulnes (Cruzy-le-Châtel, Yonne), de la Motte-Tilly (Aube), de Vallery (Yonne), du Rivau (Indre-et-Loire), le parc de Méréville (Essonne), le jardin d'Olivier de Serres au Pradel (Mirabel, Ardèche), d’Albertas (Bouc-Bel-Air, Bouches-du-Rhône), le premier jardin secret de la Villa Borghèse (Rome, Italie) ou récemment le parc de Buffon à Montbard, le jardin des Tuileries à Paris et ceux du Palais des Papes à Avignon.

Anne Allimant-Verdillon fut également pensionnaire de l'Académie de France à Rome, à la Villa Médicis, section restauration (auparavant, grand prix de Rome),
Elle donne régulièrement des conférences sur l’histoire et l’archéologie des jardins dans le cadre universitaire (elle est chargée de cours à l’Université Lyon2), lors de formations professionnalisantes, de colloques ou de séminaires.

Informations pratiques

Lieu
Auditorium du Louvre, sous la pyramide

Tarif D
8 €, plein
6 €, réduit
4 €, jeune (- de 26 ans) ; solidarité ; scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeune ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM).

Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
Du lundi au dimanche (sauf le mardi) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

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