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Films Les Hommes le dimanche

Cinéma muet et musique

Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag)
de Robert Siodmak, Edgar G. Ulmer et Rochus Gliese

D’après un reportage de Kurt Siodmak
Avec Brigitte Borchert, Christl Ehlers, Annie Schreyer, Kurt Gerron
All., 1929, 74 min, vostf, nb, DCP
Numérisation 2K supervisée par la Deutsche Kinemathek d’après une restauration menée par le Eye Film Institute en 1998. Ressortie salles par Tamasa
Ciné-concert avec accompagnement live de NLF3, création

« Œuvre de jeunesse de futurs talents d’Hollywood, Les Hommes le dimanche n’en est pas moins un film notable du cinéma réaliste  allemand. Cette chronique, basée sur un reportage de Billy Wilder sur les dimanches à Berlin, est une peinture réaliste, sensible et féroce, de la vie de cinq jeunes citadins. Fiction imbriquée au documentaire, elle s’inscrit dans le  mouvement  artistique du « Neue Sachlichkeit » qui se  caractérise par la  représentation du réel dépouillé de tout artifice. Robert Siodmak aiguise son sens de l’observation et  compose une mosaïque d’instantanés du quotidien que la photographie d’Eugen Schüfftan vient sublimer. La grâce et la finesse des scènes prises sur le vif - quiétude des parcs, sieste, rues désertes, linge qui sèche aux fenêtres - soulignent tout autant la rêverie, la sensualité,  l’enchantement qu’offre le temps suspendu, que la vacuité sociale et urbaine, la pauvreté, le désenchantement et le pessimisme attenant. Le film préfigure le néoréalisme et la Nouvelle Vague par son intention de se  distinguer du cinéma existant, et  d’aborder la réalité dans ce qu’elle a de plus banal. Le budget est  dérisoire, le film est tourné en décors naturels,  interprété par des acteurs non  professionnels d’après un  scénario improvisé. Il sort sur les écrans en 1930, en plein essor du cinéma parlant, et, bien qu’il aille délibérément à  l’encontre des schémas  commerciaux établis, son  caractère novateur lui assure un certain succès critique en Allemagne et à l’étranger. » Samantha Leroy, Cinémathèque française

NLF3
Groupe instrumental formé en 2000 à Paris, NLF3 est le projet des frères Nicolas et Fabrice Laureau, accompagnés depuis 2006 par le batteur Jean Michel Pirès. Le trio explore une musique cyclique, texturée, à mi-chemin entre bande originale et transgression rock psychédélique, empreinte d'électronique. Après deux albums remarqués, leur ciné-concert sur Que viva Mexico! (Sergueï Eisenstein) fait le tour du monde. De nombreuses tournées et créations suivent (Nuit Blanche de Pierrick Sorin, ciné-concert Der Golem…), accompagnées de sorties d’albums, dont le dernier en date Waves Of Black and White paraît en 2017. NLF3 dévoile un univers instrumental spacieux et épuré à l’instrumentarium ouvert : guitares électriques, claviers vintage, gongs, kalimbas électrifiés et effets électroniques y inventent pulsations et mélodies en apesanteur.

Dans le cadre du festival Toute la mémoire du monde 2020, en partenariat avec La Cinémathèque française

Informations pratiques

Lieu
Auditorium du Louvre, sous la pyramide

Tarif D
8 €, plein
6 €, réduit
4 €, jeune (- de 26 ans) ; solidarité ; scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeune ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM).

Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
Du lundi au dimanche (sauf le mardi) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

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