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Collections, départements et domaine Département des Sculptures

Le département des sculptures du Moyen Âge, de la Renaissance et des Temps modernes présente la plus importante collection au monde de sculptures françaises dans l'aile Richelieu, et des chefs-d'œuvre de la sculpture italienne et germanique dans l'aile Denon.

 

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Tri : Catégorie -  Date

Une esquisse en terre crue mise en dépôt au musée des Beaux-arts de Lyon

2 Juillet 2018

Saint Pothin, terre crue, département des Sculptures, RF 1544.

Le département des sculptures dépose au musée des Beaux-arts de Lyon une esquisse du sculpteur lyonnais Joseph Chinard (1756-1813). Un dépôt, généralement de cinq ans et renouvelable, est destiné à renforcer la présentation des collections permanentes.
Cette étude en terre crue est préparatoire à la statue d’autel de Saint Pothin réalisée en marbre pour l’église Saint-Nizier à Lyon et toujours en place. Saint Pothin présente un groupe sculpté de la Vierge et l’Enfant. En effet, premier évêque de Lyon et de la Gaule (vers 150 – 177) il est connu pour avoir introduit la dévotion à la Vierge. Saint Pothin meurt en martyr, à Lyon, aux côtés de Sainte Blandine et d’autres chrétiens, en 177.
La terre crue récemment restaurée par Laurence Labbe au C2RMF est un témoignage important du travail préparatoire de Chinard.
Ce dépôt participe aux échanges et à la collaboration scientifique entre le C2RMF, le musée des Beaux-Arts de Lyon et du Louvre qui ont lancé conjointement un programme d’analyse et de caractérisation minéralogique et chimique des terres utilisées par le sculpteur en Italie, à Lyon et à Paris.

Auteur(s) : Stéphanie Deschamps-Tan ; Béatrice Tupinier Barrillon

Vous pouvez également découvrir au musée du Louvre un ensemble d’esquisses en terre de Chinard :
niveau 0, salle 224, vitrine 2.

Sculptures - Actualité

ESPRIT. Étude sur les Stucs Polychromes de la Renaissance ITalienne

22 Juin 2018

Entourage de Donatello, La Nativité

27 juin – décembre 2018
Département des Sculptures, salle 103

Au début du 15e siècle, des techniques de reproductions sérielles, appliquées aux oeuvres des plus grands sculpteurs de l’époque : Ghiberti, Donatello, Rossellino…, assurent le rayonnement de l’art florentin. Le « stuc », ici un plâtre contenant des additifs organiques, est utilisé pour reproduire par moulage des reliefs originaux en marbre ou en terre cuite. Ces oeuvres sérielles, longtemps dédaignées, s’avèrent en fait être des témoignages de premier plan de l’histoire de l’art et des sociétés. Plusieurs dizaines de ces « stucs », dont un bel ensemble au Louvre et dans d’autres musées français, sont analysés, depuis 2015, dans un programme de recherche conduit par le département des Sculptures du musée du Louvre, en collaboration avec le C2RMF et le LRMH, largement soutenu par la Fondation Patrima. Des protocoles analytiques innovants sont mis en place, permettant une étude à plusieurs échelles de la matière : analyse par faisceaux d’ions, microscopie électronique à effet de champs, analyse protéomique, fluorescence X 2D, scan 3D… On cherche à mieux caractériser les matériaux du support et du riche décor polychrome, à retrouver l’origine des matières premières, à évaluer la variabilité des recettes et à mieux définir la localisation et le rôle des ateliers.

Commissaire : Marc Bormand, musée du Louvre.

Sculptures - Actualité

Nouvelle acquisition : Portrait d’Anne-Ange Houdon âgée de quinze mois par son père Jean Antoine Houdon

5 Décembre 2017

Jean Antoine Houdon (Paris, 1788- Paris, 1843), Anne-Ange Houdon (Paris, 1788- Paris, 1843) âgée de quinze mois - 140x87

Le musée du Louvre a pu acquérir par préemption en vente publique, le 16 mai 2017, un des chefs d’œuvre de Jean Antoine Houdon (Versailles, 1741- Paris, 1828), le portrait de sa fille cadette Anne Ange. Ce marbre bien connu et publié plusieurs fois provient de la famille de l’artiste. Vendu à Londres chez Christie’s, le 2 décembre 1965, le buste visible un temps dans le marché de l’art londonien, est proposé chez Sotheby’s à Londres, le 13 décembre 1990, puis à Paris en 1992 à la Biennale des Antiquaires. Il disparaît dans une collection privée suisse avant de réapparaître publiquement à Paris en mai dernier.

Houdon avait trois filles. Il portraitura l’aînée, Sabine (1787-1836), plusieurs fois : âgée de dix mois (plâtre original au Louvre ; marbre au Metropolitan Museum of Art de New York), âgée de quatre ans (plâtre original au Louvre ; marbre à Londres, collection privée) puis adolescente… Il portraitura la cadette, Anne Ange, une seule fois, cheveux bouclés et poitrine nue : le plâtre original, conservé au Louvre fut exposé au Salon de 1791. Et il représenta la benjamine, Claudine (1790-1878), également une seule fois, les épaules couvertes par une draperie (marbre, vers 1793, Worcester, Massachussetts, Art Museum).

Les portraits de ses trois filles par Houdon témoignent d’un intérêt au XVIIIe siècle pour l’enfant en tant que personnalité autonome, et non le reflet d’un type social. Cette adorable brochette d’enfants a toujours été montrée dans une vitrine de la salle Houdon, une des préférées des visiteurs du musée. Le buste d’Anne Ange est exposé à présent sous le double aspect de son modèle en plâtre et du marbre. Cette acquisition spectaculaire complète admirablement notre collection d’œuvres de Houdon, la plus importante au monde.

Vitrine de la salle d’actualité du département des Sculptures, Richelieu entresol

Sculptures - Actualité

Nouvelle acquisition : Portrait de Charles d’Albert d’Ailly, duc de Chaulnes (1625-1698) par Antoine Coysevox (1640-1720)

6 Juillet 2017

Vignette Portrait de Charles d’Albert d’Ailly, duc de Chaulnes (1625-1698) par Antoine Coysevox (1640-1720)

Le musée du Louvre vient d’acquérir le buste en marbre de Charles d’Albert d’Ailly, duc de Chaulnes (1625-1698) exécuté par Antoine Coysevox. Il s’agit d’un très bel exemple des portraits de dignitaires au service du roi Louis XIV qu’a exécuté Coysevox, l’un des plus importants sculpteurs de ce règne, et le meilleur portraitiste de son temps.
Le duc de Chaulnes, pair de France et chevalier des Ordres du roi (1661), fut pendant un quart de siècle gouverneur de Bretagne (1670-1695), et fut notamment rendu célèbre dans cette province par la répression sanglante de la révolte dite du papier timbré en 1675. À partir de 1685 il a œuvré activement pour la réalisation de la statue équestre de Louis XIV commandé par les États de Bretagne à Coysevox, détruite à la Révolution. Le duc de Chaulnes devint après 1695 gouverneur de Guyenne.
L’exécution du portrait du duc de Chaulnes par Antoine Coysevox est documentée par les sources anciennes. Le buste, qui, selon les inventaires après décès, se trouvait très probablement au château de Chaulnes à la mort sans héritier du duc en 1698, et s’y trouvait toujours en 1744, passa au château de Dampierre, à la faveur des liens entre les branches de Chaulnes et de Luynes de la famille, et y fut longtemps conservé.
Imposant par ses dimensions et d’une très grande qualité d’exécution, il vient aujourd’hui rejoindre l’exceptionnelle galerie de portraits sculptés du Grand Siècle réunie au musée du Louvre, et y complète l’important corpus d’œuvres de Coysevox exposées dans la cour Marly et la crypte Girardon du département des Sculptures.

Sculptures - Actualité

Nouvelle acquisition : Portrait de Matthew Prior (1664-1721) par John Cheere (1709-1787), d’après Antoine Coysevox

3 Janvier 2017

John Cheere (1709-1787), Portrait de Matthew Prior (1664-1721) d’après Coysevox

Le musée du Louvre vient d’acquérir, à la suite d’un don d’Alain Moatti par l’intermédiaire de la Société des Amis du Louvre, un buste en plomb représentant Matthiew Prior (1664-1721), poète et diplomate anglais, aujourd’hui reconnu comme une référence importante de la littérature britannique. Francophile, Matthiew Prior séjourna à Paris où il a rencontré le sculpteur Antoine Coysevox (1640-1720) au début du XVIIIe siècle. Coysevox exécuta le buste en marbre de Prior en suivant de près son portrait peint par Hyacinthe Rigaud (1659-1743). Le marbre de Coysevox, créé comme un portrait indépendant, fut installé après la mort de Prior sur son tombeau à l’abbaye de Westminster : c’est un des plus célèbres monuments du « Coin des poètes ».
Ce buste est une réduction fidèle de la sculpture de Coysevox. Il est caractéristique de la production de John Cheere (1709-1787), spécialiste de statuaire de jardin et aussi de petits portraits en plomb de célébrités littéraires antiques et britanniques. D’une très haute qualité, exécutée avec beaucoup de finesse et de sensibilité, cette nouvelle acquisition enrichit les collections d’une vraie rareté : la copie réduite par un éminent sculpteur anglais d’un des fleurons de la sculpture française en Angleterre, le buste de Prior par Coysevox, qui a influencé l’école anglaise de sculpture au XVIIIe siècle.

Richelieu, niveau -1, cour Puget

Sculptures - Actualité

Deux pleurants

7 Novembre 2016

Jean de Cambrai, 15e siècle, Deux pleurants, marbre

Jean de Cambrai (+ 1438), Pleurant avec capuchon rabattu et pleurant au rosaire, premier tiers du XVe siècle, H. 0,37 m ; L. 0,125 m ; Pr. 0,10 m (pleurant au capuchon baissé) ; H. 0,37 m ; L. 0,135 m ; Pr. 0,085 m (pleurant au rosaire), marbre, provenant du tombeau de Jean de France, duc de Berry à Bourges

Le musée du Louvre vient d’acquérir deux pleurants provenant du tombeau de Jean de France, duc de Berry (1340-1416). Ce célèbre mécène de la fin du Moyen Âge avait choisi en 1403 d’être inhumé dans une église qu’il venait de fonder, la Sainte-Chapelle de Bourges. Le monument funéraire a dû être commandé à la suite de cette décision, mais n’était certainement pas terminé à la mort du duc et est resté inachevé lors du décès du sculpteur. Il fut complété au milieu du XVe siècle par la volonté du roi de France Charles VII (à cette deuxième campagne de création appartiennent deux pleurants déjà présents au Louvre). Le tombeau a subi ensuite de nombreuses vicissitudes, notamment après la destruction de l’édifice au milieu du XVIIIe siècle. Les deux pleurants dus à Jean de Cambrai illustrent le talent très particulier de ce sculpteur, au style presque intemporel par la simplification des formes, la calme pesanteur des drapés et la solennité mystérieuse des gestes.

Sculptures - Actualité

Nouvelle acquisition : L’Amour essayant une de ses flèches de Jacques Saly

21 Juillet 2016

L’Amour essayant une de ses flèches de Jacques Saly (détail)

Grâce au soutien de la Société des Amis du Louvre et à l’opération « Tous Mécènes », le musée du Louvre vient d’acquérir L’Amour essayant une de ses flèches de Jacques Saly (1717-1776). Inaccessible depuis plus de deux siècles, car caché dans des collections privées, ce chef-d’œuvre de l’art français fut révélé au public en 2002 lors de l’exposition Madame de Pompadour et les arts au château de Versailles. Il fut déclaré par l’Etat « Trésor national » en 2006.

Cette statue en marbre avait été commandée en 1752 à Jacques Saly, sculpteur du roi, par la marquise de Pompadour, favorite de Louis XV. Elle fut présentée au roi le 11 août 1753 avant d’être installée au Salon de l’Académie au Louvre pour être exposée au public pendant un mois. Mme de Pompadour présenta L’Amour dans ses trois demeures préférées, les châteaux de Crécy et de Bellevue (aux environs de Paris) et son hôtel parisien (l’hôtel d’Evreux, le futur palais de l’Elysée).
Exposé aujourd’hui dans une salle donnant sur la Cour Puget (salle 29), L’Amour de Saly fait face à l’Amour menaçant de Falconet, également commandé par la Marquise qui appréciait le thème de l’enfant. Il est décrit par Saly lui-même : « un Amour, qui tient & montre en souriant deux traits qu’il médite de décocher. Ces traits sont noués avec un ruban sur lequel on lit : Duo tela unus amor » [deux traits, un amour]. La statue a conservé son piédestal d’origine, exécuté par un des plus grands noms des arts décoratifs, Jacques Verberckt (1704-1771).

Sculptures - Actualité

Nouvelle acquisition : Vierge assise tenant l’Enfant, Aragon, vers 1300

22 Juillet 2015

Vierge assise tenant l’Enfant, Aragon, vers 1300

Ce groupe de la Vierge Marie et de l’Enfant Jésus se trouvait dans la collection d’Ernest Rupin (1845-1909), un amateur célèbre de la fin du 19e siècle. Il l’a publié dès 1896, en précisant qu’il l’avait acquis en Espagne en provenance d’un couvent de Morata de Jalón, une localité située en Aragon, entre Calatayud et Saragosse. Le groupe appartient donc aux très nombreux exemples de Vierge et l’Enfant de l’Espagne médiévale, qui se caractérisent notamment par une forte permanence du type assis durant les 13e-14e siècles, contrairement à la France, où le type debout l’emporte peu à peu à la même époque. Cependant, par rapport aux Vierges en majesté de l’époque romane, plus rigides et tenant leur enfant bien centré dans leur giron, les exemples gothiques s’animent, peut-être sous l’influence de modèles français, transmis notamment par des ivoires qui circulaient facilement entre Paris et l’Espagne dès le 13e siècle. Ainsi, dans notre exemple, l’Enfant Jésus est assis sur le genou gauche de sa mère. De plus, il arrache un pétale d’une fleur rouge que lui tend la Vierge, en un geste qui semble pour l’instant unique dans l’art médiéval, mais qui se comprend fort bien. La fleur doit être interprétée comme une rose, associée par tous les clercs du Moyen Âge aussi bien à la Vierge qu’à son fils. Mais sa coloration rouge renvoie plus précisément à la Passion du Christ : l’Enfant Jésus annonce ainsi et accepte ses propres souffrances à venir.

Vierge assise tenant l’Enfant, Aragon, vers 1300, bois polychromé ; H. 0,94 ; L. 0,42 ; Pr. 0,32 m  - RF 2015-2

Sculptures - Actualité

Nouvelle acquisition : La Vierge et l’Enfant dans un tabernacle attribuée à Michele da Firenze

22 Juillet 2015

La Vierge et l’Enfant dans un tabernacle, attribuée à Michele da Firenze

Le Louvre vient d’acquérir un relief florentin du début du 15e siècle, très vraisemblablement attribué à Michele di Niccoló di Dino dit Michele da Firenze, important artiste florentin absent des collections. Apprenti dans l’atelier de Lorenzo Ghiberti, le sculpteur y côtoie Donatello. Son activité est attestée dans les années 1430/1440 à Vérone, Modène ou Ferrare, et à Florence, pour la terre cuite polychromée. L’édicule trilobé qui encadre le groupe de la Vierge et l’Enfant reflète l’attachement à la tradition gothique, mais évoque déjà des caractères du nouveau style avec les deux colonnes cannelées aux chapiteaux corinthiens. On retrouve, dans la physionomie des anges, l’enseignement de Ghiberti, et dans l’utilisation des drapés, celui de son collègue Donatello. Ce relief conserve une belle polychromie ancienne, originale pour les carnations. Il complète la riche collection de sculpture toscane de la Renaissance initiée à la fin du 19e siècle par Louis Courajod, ancien directeur du département des Sculptures.

Sculptures - Actualité

Œuvres acquises par le département des Sculptures en 2014

8 Juillet 2015

Fragment de dalle funéraire gravée d'une figure de dragon, provenant de l’abbaye de Preuilly

La politique d’acquisition du département des Sculptures vise d’une part à poursuivre l’enrichissement de la sculpture française, d’autre part à renforcer une collection de sculptures étrangère encore lacunaire malgré des pièces majeures et des ensembles cohérents.

C’est le premier axe qui a été à l’honneur en 2014. Le département s’est ainsi enrichi de 7 œuvres, dont 3 achats et 4 dons. Ces œuvres viennent renforcer l'ensemble médiéval avec un fragment de dalle funéraire gravée d'une figure de dragon, provenant de l’abbaye de Preuilly ainsi que la représentation des foyers artistiques régionaux, avec une Vierge et l'Enfant sortie d'un atelier du Mans (1650). L'Espérance de Louis le Conte (1639-1694) et la Déploration du Christ de François Barrois (1656-1626) éclairent l'activité privée des artistes des chantiers de Louis XIV.
Les Enfant triste et Enfant gai de Claude-François Attiret (1728-1804) illustrent les différents aspects du 18e siècle français. Enfin, l'entrée d'un relief d'un artiste encore absent du département, Jean-Pierre Dantan (1800-1869), Portrait de jeune homme, renforce l'approche monographique des artistes de la première moitié du 19e siècle.
(Extrait du Bilan de la recherche 2014)

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