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Collections, départements et domaine Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines

Le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines réunit les œuvres de trois civilisations : grecques, étrusques et romaines, illustrant l'activité artistique d'une vaste région : Grèce, Italie et ensemble du bassin méditerranéen, dont l'histoire s'étend de l'époque néolithique (4e millénaire av. J.-C.) au 6e siècle de notre ère.

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Tri : Catégorie -  Date

Fouilles : Orgamè et les établissements grecs du Bas-Danube (Roumanie), campagne 2015

27 Novembre 2015

Orgamè et les établissements grecs du Bas-Danube

Du 11 au 31 octobre 2015 s’est tenue une nouvelle campagne d’études sur l’établissement grec d’Atchik Suhat. Redécouvert en 2011 lors de travaux de photo-interprétation, le site occupe un vaste promontoire disposé aux marges méridionales du delta du Danube, sur les rivages de la lagune Golovița. Atchik Suhat éclaire avec Istros et Orgamè les premiers temps de la colonisation grecque en Mer noire. En collaboration avec la société Analyse-GC, la campagne 2015 a permis une couverture intégrale du site par géomagnétisme et géoradar. Les premières images révèlent l’existence de plusieurs édifices imposants dont l’un d’entre eux, exploré sur près de 250 m² en secteur VI, correspond à un large complexe articulé autour de 4 pièces et d’un mur axial, daté des IIème et IIIème s. ap. J.-C. Celui-ci se superpose à une phase d’occupation plus ancienne dont témoignent le bâtiment du IVème s. av. J.-C. découvert en secteur IV, ainsi que la cour et l’édifice hellénistique des secteurs II et III. Si Atchik Suhat connaît durant le second quart du IIIème s. av. J.-C. un épisode de destruction, les édifices archaïques fouillés en secteur II et III témoignent de son fonctionnement dès le second quart du VIème s. av. J.-C., sans qu’une origine précoloniale ne soit exclue, comme le matériel modelé de type hallstatt semble le suggérer.

Direction : Alexandre Baralis, AGER ; Vasilica Lungu, IESEE, Académie Roumaine

Antiquités grecques, étrusques et romaines - Actualité

Fouilles : Fouilles de Gabies (Italie)

27 Novembre 2015

Fouilles de Gabies

Le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre détient plus de quarante œuvres d’époque romaine découvertes en 1792-1793 sur le site de la ville antique de Gabies : des statues en pied, des bustes, quelques inscriptions en marbre, ou encore un cadran solaire dit « autel astrologique de Gabies ».
Dans le cadre d'un partenariat avec la Surintendance archéologique de Rome, deux campagnes de fouilles ont été réalisées en 2013 et 2014, par une équipe du musée encadrée par Charles Sauvin, avec le soutien de la société Evéha. L'ouverture d'un sondage entre le temple de Junon Gabina et le prétendu forum, d’où proviennent les œuvres conservées à Paris, a permis de mettre au jour l’angle sud-est du sanctuaire, ainsi que les restes d’une voie et de bâtiments dont il reste à déterminer s’ils sont de nature publique ou privée.
L’équipe attachée à cette opération au musée du Louvre, composée de Daniel Roger, conservateur responsable du projet, et d’Isabelle Hasselin-Rous, responsable de la documentation du département, chargée de l’étude des mobiliers de fouille, s’est accrue, grâce au partenariat noué en 2015 avec l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), de Steve Glisoni, archéologue à l’Inrap, responsable de l’opération de fouille.

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Nouvelle acquisition : deux têtes de figurines grecques en terre cuite

8 Mars 2016

Nouvelle acquisition : deux têtes de figurines grecques en terre cuite

Acquisition 2015

Tête de Zeus, IIe s. ap. JC., provenance Smyrne, argile dorée, H. 8 cm ; La. 6,5 cm ; Ep. 4 cm

Tête de pleureuse, groupe de la « Dame en Bleu », vers 330-300 av. JC., provenance Tanagra, argile peinte, H. 8,5 cm ; La. 7,8 cm ; Ep. 6,9 cm

Deux têtes, issues de figurines, viennent enrichir la collection des terres cuites du département.
La première, cassée sous le cou, aux dimensions supérieures à la moyenne, renvoie aux figurines de pleureuses que l’on plaçait dans les tombes pour accompagner les morts. Probablement issue des ateliers de Tanagra actifs entre 330-300 avant JC., elle témoigne de la qualité de ces ateliers et de leur production.
La deuxième tête provient de la collection de Camille Lecuyer, collectionneur de la seconde moitié du XIXe siècle. Issue des ateliers de Smyrne en Turquie actuelle, elle conserve des traces de dorure. Cette tête d’homme barbu, provenant d’une statuette de 70 centimètres environ de haut, représente très certainement Zeus, selon le modèle d’une statue du dieu sculptée par Eukleidès d’ Athènes au IIe siècle avant JC.

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Fouilles : Orgamè et les établissements grecs du Bas-Danube (Roumanie), campagne 2016

14 Novembre 2016

Secteur IV. Edifice de la seconde moitié du IVème s. et du premier tiers du IIIème s. av. J.-C. (détail)

Direction : Alexandre Baralis, AGER ; Vasilica Lungu, IESEE, Académie Roumaine

L’étude des plus anciens établissements grecs de mer Noire, disposés au sud du delta du Danube, s’est poursuivie en 2016 autour de la lagune de Goloviţa, où la mission s’est intéressée cette année encore au site d’Atchîk Suhat. Disposé à mi-chemin entre les colonies d’Orgamè et d’Istros, cet établissement avait été entièrement couvert en 2015 par prospections géoradar et géomagnétiques. La campagne 2016 a permis de mettre au jour plusieurs niveaux d’occupation du début du Vème s. et de la première moitié du IVème s. av. J.-C., ponctués par diverses structures (murets, foyers…) qui accompagnaient les vestiges remarquablement conservés d’un édifice en terre-crue de la fin de l’époque classique. L’étude des deux bâtiments hellénistiques des secteurs III et IV (fig. 1) a mis en lumière les diverses phases de leur développement, tandis que le secteur VIII, en livrant plusieurs zones de circulations et jardins, nous renseigne sur l’organisation spatiale du site. Le mobilier des niveaux archaïques permet désormais de remonter la fondation du site au début du VIème s. av. J.-C. Plusieurs sondages menés dans le territoire attestent parallèlement de la fréquentation des rives de la lagune, alors qu’une tombe à incinération primaire, du IIème s. ap. J.-C., semble pour sa part liée à l’installation contemporaine de vétérans de l’armée romaine.

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Fouilles : Gabies (Italie), exploration au sud du sanctuaire de Junon Gabina

8 Décembre 2016

Fouilles de Gabies

Direction : Daniel Roger, AGER ; Steve Glisoni, Inrap ; Isabelle Hasselin, AGER

Après deux campagnes de fouille en 2013 et 2014, l’équipe du département des Antiquités grecques étrusques et romaines a repris en 2016 l’exploration des vestiges situés entre le sanctuaire de Junon Gabina et l’espace public de la ville de Gabies d’où proviennent plus de quarante œuvres d’époque romaine, découvertes en 1792-1793 et conservés au musée du Louvre. Il a été possible de dégager une séquence stratigraphique quasiment complète dans le pavillon d’angle sud-est du sanctuaire et de mettre au jour la voie est-ouest qui le longe, ainsi que son croisement avec la voie dallée nord-sud. La façade du bâtiment qui donne sur la voie est-ouest a pu être reconnue. Le seuil, qui précède une large entrée (fauces), semble correspondre à un vaste bâtiment ancien, peut-être antérieur (IIIe siècle av. J.-C.  ?) aux restes visibles du sanctuaire. Ces derniers témoignent au contraire de phases de construction que l’on peut attribuer à l’époque augusto-tibérienne, ce qui n’était pas soupçonné jusqu’alors. La fouille a permis de retrouver des fragments de statuaire en marbre et une tessère nummulaire, objet significatif dans un contexte de sanctuaire.

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Nouvelle acquisition : Portrait du Grand Pompée (106-48 av. J.-C.)

19 Juin 2017

Portrait du Grand Pompée (106-48 av. J.-C.) (détail)

La générosité de la Société des Amis du Louvre a enrichi le département des Antiquités grecques étrusques et romaines d'un très rare portrait de Pompée (106-48 avant J.-C.). Des grands hommes de la fin de la République romaine, on compte très peu de portraits attestés et identifiés. Sur la dizaine de visage célèbres, les grands conquérant et ennemis politiques César et Pompée nous ont laissé sans conteste les physionomies les plus puissantes et les plus expressives.
Le portrait de Pompée qui fait son entrée au Louvre est un des trois portraits incontestés de l'adversaire de César et se révèle être le plus proche des images du grand homme diffusées de son vivant. Il a été sculpté peu de temps après la mort de Pompée, probablement d’après une statue de bronze érigée de son vivant, alors qu’il était au sommet de sa gloire.

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Fouilles : Gabies (Italie), campagne 2017

26 Septembre 2017

Fouilles : Gabies (Italie), campagne 2017 - 140 * 87 px

En 2017, le chantier de fouille de Gabies s’est étendu face à l'hémicycle du sanctuaire de Junon Gabina, toujours visible aujourd’hui et traditionnellement interprété comme la cavea d'un théâtre. On y a mis au jour les vestiges qui pourraient correspondre à un bâtiment de scène : ils se matérialisent par une puissante fondation de mur en opus caementicium disposée en "L" et fonctionnant avec deux supports de fondation pour des piliers ou des colonnes.

Une sépulture à inhumation en fosse d'un jeune enfant, creusée dans le tuf, a été mise au jour sous les remblais de construction du sanctuaire. Elle a livré deux perles en pâte de verre et trois bullae, datées entre le VIIIe et le VIe s. av. J.-C.

Le long de la rue est-ouest, la bordure du trottoir nord ne s’étend pas au-delà de ce qui avait été observé en 2016, tandis que la bordure sud opère une légère courbe vers le nord-ouest. À titre d’hypothèse, on peut penser que la rue, mise en place avant la construction du complexe monumental du sanctuaire au IIe s. av. J.-C., adoptait à l'origine un tracé curviligne. Son tracé aurait ensuite été redressé avec l'implantation de ce grand sanctuaire remodelant la trame urbaine initiale.

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Fouilles Apollonia du Pont (Bulgarie) : campagnes 2017

23 Octobre 2017

Fouilles Appollonia - 140x87

Direction : Alexandre Baralis, Musée du Louvre, AGER ; Krastina Panayotova, Institut national d’archéologie et musée, Académie bulgare des Sciences

La Mission archéologique à Apollonia du Pont a mené cette année deux campagnes de fouilles. La première s’est intéressée (15 mai - 23 juin 2017) à l’établissement rural de Messarité 4 où les travaux ont permis de compléter la succession dense des édifices classiques et hellénistiques, tout en mettant à jour un nouveau segment de la voie de circulation antique et, à ses abords, plusieurs périboles funéraires. Outre deux sarcophages en terre-cuite du IIIème s. av. J.-C., huit foyers rituels complètent ces découvertes, lesquelles ont fait l’objet d’un programme d’analyses pluridisciplinaires dédié aux pratiques funéraires des Apolloniates.

Parallèlement, la Mission a étudié (2 - 18 août) sept tumuli d’époque hellénistique disposés non loin du grand tumulus de Mapès connu grâce aux fouilles réalisées en 1904 par A. Degrand.

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Fouilles Orgamè (Roumanie) : campagne 2017

23 Octobre 2017

Fouilles Orgamé - 140x87

Direction : Alexandre Baralis, AGER ; Vasilica Lungu, IESEE, Académie Roumaine

La campagne 2017 (27 août – 20 septembre) s’est intéressée à l’établissement grec de Caraburun-Acic Suat, situé à mi-chemin entre les cités d’Orgamè et d’Istros. Elle a permis la découverte en secteur IV d’un très bel édifice archaïque (ca. 575-525 av. J.-C.), construit en briques de terre-crue. Ce bâtiment, articulé autour de deux pièces, disposait en outre d’un espace semi-enterré dont le remplissage a livré un riche mobilier (céramique fine, figurines en terre-cuite…). Ces travaux ont ajouté par ailleurs une nouvelle pièce à l’édifice classique et hellénistique qui succède au précédent, tout en élargissant notre regard sur le bâtiment d’époque romaine (II-IIIème s. ap. J.-C.), présent en secteur VI et dont le développement semble lié à la venue d’une communauté peut-être de vétérans issus du limès voisin.

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Exposition : Portraits en bronze de l'empereur Hadrien (117-138 après J.-C.)

22 Juin 2018

L'empereur Hadrien, Vue de face, vers 140 après J.-C

Du 27 juin au 24 septembre 2018
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, salle 172

La propagande impériale reposait en partie sur la présence dans les provinces romaines de portraits des empereurs et de leur famille, conçus et envoyés depuis les grands centres producteurs ou confectionnés par des ateliers locaux. Les effigies de bronze sont très rarement conservées. Elles ont été pour la plupart refondues dans l’Antiquité : seuls trois portraits en bronze de l’empereur Hadrien (117-138 après J.-C.) sont connus à ce jour. Le buste cuirassé du musée d’Israël à Jérusalem, sans doute un portrait officiel produit à Rome, a été découvert en 1975 et 1982, sur le site du camp militaire de la sixième légion romaine, à Tel Shalem, au sud de l’antique Scythopolis (Israël). Le deuxième portrait a été retrouvé à Londres dans la Tamise (British Museum) en 1834, à proximité d’un pont romain. Seule la tête est conservée. La statue, produite vraisemblablement par un atelier local, ornait peut-être le pont lui-même. Le troisième portrait, sans provenance, a été acquis par le musée du Louvre en 1984. La tête appartenait à une statue plus grande que nature, élaborée vraisemblablement dans la partie orientale de l’Empire romain. La présentation est complétée par l’exposition d’une stèle de bronze sur laquelle est gravée une lettre de l’empereur Hadrien aux citoyens de Naryka (Locride, Grèce centrale) au sujet du statut
juridique de leur ville (musée du Louvre).

Commissaire : Sophie Descamps, musée du Louvre.

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