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Collections, départements et domaine Département des Objets d'art

Le département des Objets d'art abrite un ensemble unique au monde d'objets de formes, de matières et d'époques très variées allant du haut Moyen Âge au 19e siècle : bijoux, orfèvrerie, émaux, ivoires, bronzes et pierres dures, céramiques, verrerie, vitraux, meubles, tapisseries…

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Tri : Catégorie -  Date

Réouverture de la Galerie d’Apollon

13 Janvier 2020

Couronne de l'impératrice Eugénie (détail) - 140 * 87 px

Fermée depuis mars dernier, la galerie d’Apollon, l’un des lieux emblématiques du musée et du palais du Louvre, écrin d’une partie des collections historiques les plus précieuses du musée, rouvre ses portes au public à l’issue de travaux et de réaménagements muséographiques conduits par le musée avec l’aide d’un mécénat de la Maison Cartier.

Le dépoussiérage spectaculaire des peintures et des décors de stucs s’est accompagné de celui des tapisseries qui scandent ses murs, chefs-d’œuvre des Gobelins commandés pour la galerie par Duban et installés en 1852. L’éclairage et la sécurisation des vitrines ont été rénovés à cette occasion. Ces grandes vitrines, ainsi que les vitrines murales et celles en table des embrasures des fenêtres, continuent d’abriter, dans une présentation toutefois entièrement repensée, les collections de pierres dures de Louis XIV. S’y ajoutent quelques autres pierres dures réunies à des fins pédagogiques, et des éléments en pierre dure du surtout de Charles IV d’Espagne offert à Napoléon Ier qui partage avec les gemmes de Louis XIV une origine royale et une infinie préciosité des matières.

Enfin, trois nouvelles vitrines ont été installées au centre de la galerie, désormais ouverte à la circulation dans les deux sens : depuis la rotonde d’Apollon ou du Salon carré. Elles abritent ce qui subsiste au Louvre de la collection des diamants de la Couronne fondée en 1532 par François Ier, transmise et enrichie de règne en règne malgré les vicissitudes de l’Histoire mais malheureusement vendue presque entièrement par l’État en 1887. Les vingt-trois bijoux aujourd’hui au Louvre sont de nouveau réunis dans la galerie où ils sont individualisés en trois ensembles : ceux antérieurs à la Révolution dont le Régent et le Sancy brièvement montés en 1722 sur la couronne personnelle du sacre de Louis XV, présentée à dessein à leurs côtés dans la vitrine ; ceux du Premier Empire, de la Restauration et de la monarchie de Juillet ; ceux du Second Empire avec les vestiges des grandes parures de l’impératrice Eugénie. Quelques écrins, souvent demandés par des amateurs passionnés, sont également présentés.

La galerie d’Apollon, aile Denon 1er étage, a été rouverte au public le mercredi 18 décembre 2019, et sera inaugurée le mercredi 15 janvier 2020.

Objets d'art - Actualité

Publication : Bernard Palissy, nouveaux regards sur la céramique française aux XVIe et XVIIe siècles

18 Décembre 2019

Palissy, Plat ovale à bord ondulé (détail) - 140 * 87 px

La publication de ce numéro thématique de la revue Technè s’explique avant tout par la volonté d’évoquer l’état actuel de la recherche, menée en collaboration étroite par trois principaux acteurs institutionnels – le musée du Louvre, le musée national de la Renaissance à Ecouen et le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France –, après trente années d’intenses réflexions sur Bernard Palissy et les céramiques produites à sa suite. Si l’intérêt pour l’homme, l’écrivain, le protestant, l’artiste et sa production est naturellement très vif depuis le XIXe siècle, il a été largement relancé à la fin du XXe siècle par les extraordinaires découvertes archéologiques des Tuileries, faites à la veille de la commémoration du quatre-centième anniversaire de sa mort en 1990, suivi de celui célébrant les cinq cents ans de sa naissance en 2010.

Référence : Barbe, Françoise ; Bouquillon, Anne ; Crépin-Leblond, Thierry ; Gerbier, Aurélie (dir.), « Bernard Palissy, nouveaux regards sur la céramique française aux XVIe et XVIIe siècles », Technè. Paris : Centre de recherche et de restauration des musées de France, 2019, n° 47.

Ce numéro peut être commandé en envoyant un message à cid@msh-paris.fr, en attendant d’être disponible sur le site https://doi.org/10.4000/techne.1392

Objets d'art - Actualité

Nouvelle présentation des collections : Les cristaux gravés de Fernando Montes de Oca

19 Juin 2019

Vitrine de la collection de cristaux gravés de Fernando Montes de Oca - 140 * 87 px

Aile Richelieu, salle 558-1

La collection de verres français en cristal gravé et taillé, léguée par le collectionneur et spécialiste Fernando Montes de Oca (1923-2013) et entrée en 2016 au musée du Louvre, est désormais présentée dans la Chambre du Roi, première des salles consacrées à la période de la Restauration du département des objets d’art. Elle a pris place dans la vitrine à deux corps livrée par l’ébéniste Alphonse Jacob pour le musée de la Marine, créé au palais du Louvre à la fin de la Restauration, sous le patronage du duc d’Angoulême, dauphin et grand amiral de France. La vitrine en amarante, dépôt du Mobilier national au musée du Louvre, est rehaussée de superbes bronzes dorés : dauphins dont la queue enlace un trident, en hommage au duc d’Angoulême, et lances évoquant les collections ethnographiques du musée. La vitrine, restaurée et aménagée par les ateliers du Louvre pour la partie ébénisterie, tapisserie et éclairage et par L’Esprit du bronze pour les bronzes dorés, met à merveille en valeur la collection de verres taillés et gravés rassemblée par Fernando Montes de Oca. Le collectionneur, spécialiste du verre, a réussi à démontrer par cet ensemble l’existence méconnue d’une école de graveurs parisiens de grand talent, dans le premier tiers du XIXe siècle.

Objets d'art - Actualité

Les retables de la Sainte-Chapelle

23 Mai 2019

Retable de la Sainte-Chapelle : la Crucifixion (détail) - 140 * 87 px

Juin 2019 – Août 2020
Aile Richelieu, salle 515-1

Exécutés pour le roi Henri II en 1553 par l’émailleur Léonard Limosin, les deux retables provenant de la Sainte-Chapelle de Paris comptent au nombre des chefs-d’œuvre de la Renaissance française exposés au département des Objets d’art. Ils constituent un cas unique de commande royale pour des retables en émail peint de Limoges, témoignant ainsi du prestige atteint par cet art au milieu du XVIe siècle.
Au-delà de leur valeur artistique et de la prouesse technique qu’ils représentent, ils sont également exceptionnels par l’importance de la documentation conservée à leur sujet, depuis leur création jusqu’à leur entrée au musée du Louvre en 1816, en passant par l’histoire mouvementée qu’ils connurent pendant la Révolution.

Récemment restaurés, ils ont fait l’objet d’une publication en 2018. A l’occasion du 500e anniversaire de la naissance du roi Henri II (1519-1559), cette actualité, accompagnée d’un multimédia sur la technique de l’émail peint (dans l’espace de l’entre-fenêtre), entre en résonance avec la « saison Renaissance » organisée tout au long de l’année à Écouen, Saint-Germain-en-Laye ou dans tout le Val-de-Loire.

Visite d'actualité par Françoise Barbe, le 26 juin à 18h.

Objets d'art - Actualité

Exposition : « Broderies de tradition byzantine en Roumanie du XVe au XVIIe siècle autour de l’Étendard d’Étienne le Grand »

4 Avril 2019

Dvera Inaltarii (Rideau Portes Royales) - 140x87

Du 17 Avril 2019 au 29 Juillet 2019
Aile Richelieu, salle 505-1

À l’occasion du prêt emblématique par la Roumanie de l'Étendard ou Bannière de saint Georges du prince Étienne le Grand (1457-1504), cette exposition se propose de mettre en valeur le caractère exceptionnel des collections roumaines de broderies de tradition byzantine, fleuron du patrimoine roumain et du patrimoine universel.
Autour du chef-d’œuvre offert par Étienne le Grand au monastère de Zographou au Mont Athos, qui fut remis solennellement par la France à l’État roumain en 1917, plusieurs œuvres insignes illustrent l’extraordinaire développement de la broderie de tradition byzantine en Roumanie du milieu du 15e au milieu du 17e siècle. Hérités de Byzance, les ornements brodés de la « panoplie sacerdotale » des évêques, des prêtres et des diacres, et ceux de la « panoplie liturgique » destinée à la célébration du culte répondent à un ensemble unique au monde de couvertures et de voiles de tombeaux princiers où le caractère hiératique des images byzantines cède bientôt le pas à la tentation du portrait.

Commissaires :
Jannic Durand et Dorota Giovannoni, musée du Louvre.
Emanuela Cernea et Iuliana Damian, Musée national d’art de Roumanie.

Objets d'art - Actualité

Publication : Nouvelles recherches sur la châsse dite « de saint Romain »

12 Février 2019

Figure d’applique, apôtre

Un article, publié dans le dernier numéro des Cahiers archéologiques, propose de nouveaux développements concernant la belle figure d'applique provenant de la châsse de saint Romain conservée au trésor de la cathédrale de Rouen grâce à la découverte de deux devis d'orfèvres inédits ; cette œuvre du département (inv. OA 10413) est présentée dans l’aile Richelieu, salle 503 – Jeanne d’Evreux.

Référence bibliographique :
Marie-Cécile Bardoz, « Nouvelles recherches sur la châsse dite de saint Romain, ancienne châsse de Tous les Saints, et ses remaniements successifs », Cahiers archéologiques, n° 57, Paris, Picard, 2018, p. 93-112

Objets d'art - Actualité

Publication : « Les Cuivres émaillés dits vénitiens de la Renaissance italienne »

12 Février 2019

Miroir en cuivre émaillé et doré - 140 * 87 px

Le musée s’est enrichi récemment d’un exceptionnel miroir en cuivre émaillé et doré (inv. RFML.OA.2018.17.1) exposé Aile Richelieu, salle 507 – Galerie des Chasses de Maximilien. Il est le témoin d’une production longtemps attribuée à Venise qui restait encore très largement méconnue sous de nombreux aspects, tant techniques que culturels, en dépit du vif intérêt que lui avaient porté les collectionneurs du XIXe siècle.
Plusieurs années d’intense travail ont été nécessaires pour mener à bien une étude scientifique de cette production ; elle est l'œuvre de trois institutions : le Louvre, l’Institut d’histoire de l’art de la Fondation Giorgio Cini de Venise, et le C2RMF. Cette publication en deux volumes propose une synthèse de cette vaste recherche interdisciplinaire et présente le corpus de l'ensemble des œuvres répertoriées à ce jour.

Référence bibliographique :
Les cuivres émaillés dits vénitiens de la Renaissance italienne. Actes du colloque international d’études, volume I, sous la direction de Françoise Barbe, Isabelle Biron, Letizia Caselli, 288 p., 321 ill. ; Les cuivres émaillés dits vénitiens de la Renaissance italienne. Corpus des œuvres en collections publiques et privées, volume II, sous la direction de Françoise Barbe, Marie-Elsa Dantan, Letizia Caselli, 224 p., 696 ill., coédition musée du Louvre/Fondation Giorgio Cini/C2RMF, Silvana Editoriale

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition (2018) : Crosseron

4 Décembre 2018

Image par défaut

Crosseron
Exposée Aile Richelieu, Salle 503 - Jeanne d'Evreux

2ème moitié du XIVe siècle, Italie
Matériau / technique : Os polychromé (or, rouge, noir, vert)
Dimensions : H. : 47 cm ; L. max : 25 cm
Don Galerie Ladrière, 2018
N° d'inventaire : RFML.OA.2018.57.1

De caractère très monumental, ce crosseron est constitué par l’assemblage de segments d’os, vraisemblablement de bovidé. Il adopte une forme largement répandue parmi les crosses italiennes du XIVe siècle réputées en ivoire : celle d’une volute sortant de la gueule largement ouverte d’un dragon et s’achevant par une autre tête de dragon. Au centre, ne subsiste qu’un arbre (d’où sort la colombe du Saint-Esprit), autour duquel figuraient à l’origine l’Ange et la Vierge de l’Annonciation. Le pourtour de la volute est décoré de feuillages exceptionnellement bien conservés. Sur chaque face du nœud est peint un évangéliste au travail, avec son symbole (polychromie moderne).

Grâce au don de la galerie Ladrière, cette œuvre inédite vient opportunément enrichir les collections publiques dépourvues jusqu’à une date récente de ce type de bâton pastoral (à l’exception de la crosse de l’évêque de Lisieux Pierre Cauchon (1371-1442), découverte en 1931 et en grande partie détruite dans les bombardements de 1944 et du crosseron à la polychromie originale mais au décor très lacunaire (OA 12319) acquis par le musée du Louvre en 2010.

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition (2018) : Statuette : Vierge et l’Enfant

3 Décembre 2018

Statuette de Vierge - 140 * 87 px

Statuette : Vierge et l’Enfant
Exposée Aile Richelieu, Salle 509 - Larcade

Vers 1500, Anciens Pays-Bas
Matériau / technique : ivoire d’éléphant
Dimensions : H. : 11 cm ; L : 6 cm ; Pr. : 5 cm
Achat 2018
N° d'inventaire : RFML.OA.2018.6.1

La Vierge est assise sur un trône qui présente la particularité d’être entièrement sculpté de panneaux au décor de « serviettes pliées » ou « parchemins plissés » typique du mobilier du gothique tardif. L’ample drapé aux plis cassés de la robe de la Vierge inscrit le groupe dans l’héritage des Primitifs flamands, tandis que le décor de serviettes pliées et le corps à la fois long et potelé de l’Enfant Jésus le situent aux alentours de 1500. 
Cette statuette était très probablement à l’origine un objet de dévotion précieux et raffiné. Taillée dans un ivoire de prix, elle était aussi vraisemblablement rehaussée d’éléments d’orfèvrerie : la moulure  creusée autour de la base laisse penser que celle-ci pouvait être encastrée dans un socle d’orfèvrerie, les montants du dossier de la chaire étaient peut-être surmontés de perles (cf. les percements visibles) et la couronne de la Vierge, manquante, était peut-être aussi d’orfèvrerie.

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Nouvelle acquisition (2018) : Deux feuillets de tablettes à écrire avec scènes courtoises

2 Décembre 2018

Feuillets de diptyque - 140 * 87 px

Deux feuillets de tablettes à écrire avec scènes courtoises : Le départ pour la chasse et la rencontre
Exposée Aile Richelieu, Salle 504 - Sceptre de Charles V

Milieu du XIVe siècle
Matériau / technique : ivoire d’éléphant avec traces de polychromie
Dimensions : H. : 1 cm ; L. : 5 cm ; Pr. : 4 cm
Achat 2018
N° d'inventaire : RFML.OA.2018.24.1.1 et RFML.OA.2018.24.1.2
 

Ces deux feuillets constituaient les « plaques de couverture » d’un groupe de tablettes à écrire renfermant entre elles un jeu de tablettes vierges aujourd’hui disparues. Sur le feuillet supérieur, la Chevauchée ou le départ pour la chasse : l’amant tient un faucon sur son poing, et la dame agite un leurre. Sur le feuillet inférieur, la Rencontre : une jeune femme, suivie de sa servante tenant un petit coffret tend un lapin à son compagnon. Ces évocations d’activités nobles et courtoises ont d’évidentes connotations amoureuses, voire érotiques. Les coiffures et les costumes des personnages situent les feuillets au milieu du XIVe siècle. Le travail de sculpture, d’une qualité exceptionnelle, est très proche de celui des peintres parisiens travaillant pour Charles V et son entourage, plus particulièrement du Maître du Remède de Fortune. La qualité, le raffinement et la délicatesse de la sculpture indiquent un destinataire de haut rang pour ce petit objet de luxe.

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