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Collections, départements et domaine Département des Objets d'art

Le département des Objets d'art abrite un ensemble unique au monde d'objets de formes, de matières et d'époques très variées allant du haut Moyen Âge au 19e siècle : bijoux, orfèvrerie, émaux, ivoires, bronzes et pierres dures, céramiques, verrerie, vitraux, meubles, tapisseries…

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Tri : Catégorie -  Date

Le Louvre invite le musée de Cluny

3 Juillet 2018

Corne à boire en forme d'ongle de griffon, XVe siècle, musée de Cluny

Lieux d’exposition : salles 502, 503, 506 et 509, Richelieu, 1er étage

À la faveur de ses travaux de rénovation, quelques œuvres du  musée de Cluny-musée national du Moyen Âge sont invitées à dialoguer avec les collections médiévales du département des Objets d’art. Centrée sur l’orfèvrerie, cette présentation temporaire (jusqu’à l’ouverture du nouveau parcours muséographique du musée de Cluny) au sein des vitrines du département conduit les visiteurs depuis l’art roman, avec la somptueuse reliure de l’évangéliaire de Novare, jusqu’aux débuts de la Renaissance, avec d’extraordinaires micro-sculptures en buis destinées à la dévotion privée (retables, grains de chapelet).

 

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition : plaque « La Dialectique », attribuée à Jean II Pénicaud

23 Décembre 2016

Plaque : la Dialectique

La Dialectique
Attribuée à Jean II Pénicaud
Limoges, vers 1540-1550
Matériau / technique : cuivre émaillé et doré ; cadre en bois sculpté et doré, émail
Dimensions : H. : 22,5 cm ; l. : 16,5 cm (plaque)
N° d'inventaire : OA 12869
Acquisition 2016
Exposée salle 15 – Maître de l’Enéide

Peinte en grisaille, c’est-à-dire dans des dégradés de gris avec rehauts de blanc sur un fond noir, cette plaque est attribuée à l’émailleur Jean II Pénicaud, actif à Limoges au milieu du 16e siècle. Elle illustre une allégorie de la dialectique : une femme nue, assise sur un siège où est figurée une scène de combat de cavalerie, raisonne devant un groupe de six enfants, nus également.
Cette iconographie renvoie au thème des sept Arts libéraux, matières d’étude définies dans l’Antiquité qui constituent toujours la base de l’enseignement au Moyen Age. Les Arts libéraux se divisent en deux degrés : le Trivium avec la grammaire, la dialectique et la rhétorique, et le Quadrivium avec l’arithmétique, la musique, la géométrie et l’astronomie. La plaque de la Dialectique est connue pour avoir été associée à celle de l’Astronomie dans la collection Fould (vendue à Paris en 1860).
Bien qu’elle ne soit pas signée, cette œuvre est sans conteste l’œuvre de Jean II Pénicaud. On y reconnaît son goût pour des figures en pied, nues ou vêtues à l’antique, se détachant sur un fond sobre, et son style puissant, presque sculptural.
Le musée du Louvre possédait quelques plaques, de petites dimensions, attribuées à cet émailleur, mais aucune de cette ampleur ni de cette qualité, et surtout aucune illustrant une vertu ou une allégorie, thématiques classiques qui lui tiennent particulièrement à cœur.

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition : une coupe de Faenza

23 Décembre 2016

Coupe godronnée

Coupe ornée d’une figure de soldat et de motifs de broderie
Atelier de Francesco Mezzarisa, dit « Risino »
Faenza, vers 1550-1570
Matériau / technique : faïence
Dimensions : D. : 36 cm
N° d'inventaire : OA 12871
Acquisition 2016
Exposée salle 19 – Galerie des Chasses de Maximilien

Cette large coupe godronnée présente un décor en bleu et jaune orangé sur fond blanc : un soldat tenant une lance au centre et des rinceaux végétaux évoquant des motifs de broderie sur la paroi. Sous le pied, le monogramme FAM est interprété comme les initiales de « Francesco di Antonio Mezzarisa ». Fils du potier Antonio Mezzarisa, Francesco Mezzarisa, dit « Risino », est le chef d’un atelier florissant à Faenza (Emilie-Romagne), dont l’activité est attestée entre 1527 et 1581.
Les ateliers faentins jouent un rôle majeur dans l’apparition et le développement vers 1540 de la technique des bianchi di Faenza, céramiques recouvertes d’une glaçure blanche opaque particulièrement couvrante et laiteuse. Les bianchi entendent rivaliser avec la vaisselle en métal précieux, aussi bien par la couleur que par les formes. Ces pièces portent le plus souvent un décor exécuté de façon rapide, comme esquissé au pinceau (d’où son appellation en italien de style compendiario, « en résumé »), dans une palette désormais réduite utilisant le bleu, le jaune et le brun.
Les bianchi de Faenza et le décor dit compendiario étaient totalement absents de l’ensemble pourtant considérable de majoliques du département des Objets d’art. À l’échelle de la collection de majoliques du Louvre, essentiellement polychromes et historiées, cette coupe peut être considérée comme un jalon dans cette révolution esthétique qui modifie radicalement l’histoire de la faïence européenne.

Objets d'art - Actualité

Nouvelle présentation : Le surtout de table du duc de Luynes

29 Septembre 2016

Froment-Meurice, François-Désiré ; Feuchère, Jean-Jacques, Surtout du duc de Luynes

Surtout de table du duc de Luynes
François-Désiré Froment-Meurice (Paris, 1801-1855)
D’après Jean-Jacques Feuchère (Paris, 1807-1852)
Paris, 1846-1855
Matériau / technique : argent repoussé et partiellement doré
Dimensions : H. : 105 cm ; L. 75 cm ; P. 61 cm (pièce centrale)
N° d'inventaire : OA 12518-12520
Acquisition 2013
Exposée salle 80 - Chenavard

Le département des Objets d’art s’est enrichi de l’un des fleurons de l’orfèvrerie française du XIXe siècle : le surtout de table du duc de Luynes. Ce surtout, en argent repoussé et partiellement doré, se compose d’une monumentale pièce centrale, de deux candélabres et de quatre coupes symbolisant les Saisons.
En 1846, le duc de Luynes (1802-1867), savant réputé et grand mécène, passe commande à l’orfèvre Froment-Meurice d’un surtout de table destiné à son château de Dampierre. La pièce centrale doit illustrer un vers de Térence : « Sine Cerere ac Baccho friget Venus ». Quatre tritons et néréides géants à double queue de serpent supportent un globe ceint des signes du zodiaque, autour duquel voltigent des génies ; les figures de Cérès, Bacchus et Vénus dominent la composition. Le sculpteur Feuchère donne le modèle des onze figures en ronde-bosse de ce groupe. Le surtout est réalisé entièrement en repoussé, à l’exclusion de la fonte, ce qui constitue un tour de force. À l’issue de trois années de travail, la pièce centrale est présentée avec grand succès à l’exposition des produits de l’industrie de 1849. Le milieu de table est à nouveau exposé à l’Exposition universelle de 1851, et à celle de 1855, après la mort soudaine de l’orfèvre, sa veuve présente l’ensemble avec les quatre coupes et les deux candélabres exécutés par l’orfèvre Jules Wièse (1818-1890).

Ce surtout peut désormais être admiré dans sa totalité dans la salle 80 du département des Objets d’art.

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition : La table de Breteuil, classée « Trésor national » en 2010 et « Œuvre d’intérêt patrimonial majeur » en 2014

30 Mai 2016

Table de Teschen dite de Breteuil (détail)

La table de Breteuil
Signée sur le plateau : « Neuber à Dresde »
Dresde, 1779
Matériau / technique : argent, argent doré, bronze doré, pierres dures, porcelaine de Saxe, sur âme de bois
Dimensions : H. : 81,5 cm ; l. max. du plateau ovale : 70,5 cm.
N° d'inventaire : OA 12547
Acquisition 2016
Exposée salle 48 - Piranèse

La guerre de succession de Bavière éclate en 1778, à la suite de la mort sans postérité de Maximilien-Joseph de Bavière. S’y affrontent l'électeur palatin Charles Théodore, candidat à l’héritage bavarois et allié de l’empereur Joseph II de Habsbourg, et l’électeur de Saxe soutenu par Frédéric II de Prusse, hostile à tout renforcement des Habsbourg en Europe. Dangereusement menacé, l’équilibre européen est préservé grâce à la sagesse de Louis XVI qui confie au baron de Breteuil, son ambassadeur à Vienne, le soin d’offrir sa médiation aux côtés de la Russie. La petite ville de Teschen, située aujourd’hui en Pologne, est choisie comme cadre des négociations de paix. Breteuil s’y révèle mesuré et habile. Le traité de paix de Teschen, signé le 13 mai 1779, met fin au conflit. En remerciement de son action, le baron de Breteuil reçoit de Frédéric Auguste de Saxe le présent d’une table en pierres semi-précieuses que ses descendants ont conservée jusqu’à ce jour : la « table de Breteuil » que le Louvre vient d’acquérir.
Par l’audace de sa conception, ce meuble demeure le chef-d’œuvre incontesté de Johann Christian Neuber (1736-1808). Cet orfèvre de la cour de Saxe avait inventé la technique de la « Zellenmosaic », une mosaïque de pierres dures et semi-précieuses tirées des gisements saxons. Il en ornait ses œuvres, généralement des tabatières, faisant d’elles de véritables petits cabinets de minéralogie. La table de Teschen en est l’aboutissement extrême : 128 échantillons de minéraux tapissent le plateau d’argent doré, la ceinture et les pieds de la table. Ils sont enchâssés dans une structure de bronze doré de style néoclassique montée sur âme de bois. Un tiroir placé sous le plateau renferme un manuscrit identifiant toutes les pierres utilisées. Cinq médaillons de porcelaine de Meissen intégrés au plateau de la table célèbrent l’action du baron de Breteuil en faveur de la Paix et des Arts.

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition : Dizain d'un chevalier de l'ordre du Saint-Esprit

8 Mars 2016

Nouvelle acquisition : Dizain d'un chevalier de l'ordre du Saint-Esprit

Dizain d'un chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Paris, 1761
Matériau / technique : ivoire incrusté d'or, soie
Dimensions : L. : 23 cm.
N° d'inventaire : OA 12545
Acquisition 2016
Exposé salle 28 – Ordre du Saint-Esprit, vitrine 4

L'ordre du Saint-Esprit fut fondé par le roi Henri III en 1578 et disparut définitivement sous Louis-Philippe. Placé sous le pouvoir du roi de France, il comprenait théoriquement cent chevaliers, tous nobles et catholiques, qui recevaient au moment de leur réception un collier, un ample manteau de velours noir brodé de motifs de flammes à porter pour les grandes cérémonies de l'ordre, ainsi qu'un livre d'heures et un dizain pour leur dévotion quotidienne. Ce dizain, ou chapelet, était usuellement composé de boules d'ivoire et d'une croix de l'ordre (croix de Malte avec la colombe du Saint-Esprit) montées sur un fil de soie orangé ou bleu. Pour les chevaliers les plus importants, notamment ceux appartenant à la famille royale, des objets plus luxueux pouvaient être offerts par le roi ; c'est le cas du dizain acquis par le département des Objets d'art qui fut probablement remis en 1762 à Louis-Philippe d'Orléans, qui prit le nom de Philippe Égalité en 1792, père de Louis-Philippe, roi des François en 1830. Les motifs délicatement dessinés par l'or incrusté dans l'ivoire renvoient aux symboles de l'ordre et de la royauté : fleurs de lys, H couronnés, flammes et coquilles Saint-Jacques.

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition : Tapisserie de la tenture en six pièces tissée pour Joseph-Jean-Baptiste Fleuriau d’Armenonville (1661-1728), Garde des sceaux de 1722 à 1727.

11 Février 2016

Les Astronomes (détail), Manufacture de Beauvais

Tapisserie « Les Astronomes », de la Première tenture chinoise, ou Histoire de l’Empereur de Chine
Manufacture de Beauvais, 1722-1724
Matériau / technique : tapisserie de basse-lisse, laine et soie
Dimensions : H. : 339 cm. ; L. : 315 cm.
N° d'inventaire : OA 12544
Acquisition : septembre 2015
Exposé salle 43 – Cabinet chinois

DESCRIPTION :
Les Astronomes appartiennent au troisième tissage de la célèbre tenture de l’Histoire de l’Empereur de Chine, probablement l’un des plus grands succès de la manufacture de Beauvais au XVIIIe siècle. La conception et l’exécution de la tenture sont dues à l’initiative de Philippe Béhagle (1641-1705), lissier flamand formé à Oudenarde, qui prend en 1684 la tête de la manufacture de Beauvais et la conserve jusqu’à sa mort. Les cartons sont le fruit d’une collaboration entre Jean-Baptiste Blain de Fontenay, Jean-Baptiste Monnoyer et Guy-Louis Vernansal, et remontent probablement à la fin des années 1680. La scène représente un  groupe de jésuites astronomes discutant devant un globe céleste avec l’Empereur de Chine à l’observatoire de Pékin. La tapisserie des Astronomes, acquise grâce à la générosité de la Fondation La Marck, en hommage à Daniel Alcouffe, fait désormais écho dans les nouvelles salles du département à la collection des instruments scientifiques, et vient aussi singulièrement renforcer l’évocation du goût pour la chinoiserie au XVIIIe siècle.

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Nouvelle acquisition : Feuillet gauche de diptyque : Crucifixion, Nativité

22 Juillet 2015

Feuillet gauche de diptyque : Crucifixion, Nativité

Feuillet gauche de diptyque : Crucifixion, Nativité
Paris (?), deuxième quart du 14e siècle
Matériau / technique : ivoire d’éléphant
Dimensions : H. : 18,4 cm. ; L. : 10,4 cm. ; Ép. : 0,9 cm
N° d'inventaire : OA 12543
Acquisition : 2015

Exposé Salle 3 - Jeanne d'Evreux

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition : Gourde de pèlerin à l’emblème d’Alphonse II d’Este, Atelier des Patanazzi

22 Juillet 2015

Gourde de pèlerin à l’emblème d’Alphonse II d’Este, atelier des Patanazzi

Atelier des Patanazzi
Gourde de pèlerin à l’emblème d’Alphonse II d’Este, duc de Ferrare
Italie, vers 1585-1600 (bouchon moderne)
Matériau / technique : faïence
Dimensions : H. totale : 42 cm.
N° d'inventaire : OA 12542
Acquisition : 2015

Exposée Salle Salle 20 - Galerie de Scipion, Vitrine 6

Cette gourde en faïence à l’emblème d’Alphonse II d’Este (1533-1597) est venue rejoindre dans les collections du musée du Louvre deux autres pièces de l’un des services en majolique les plus prestigieux de la Renaissance.

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Nouvelle acquisition : Broche d’épaule de l’impératrice Eugénie, François Kramer

22 Juillet 2015

Broche d’épaule de l’impératrice Eugénie, François Kramer

François Kramer (joaillier, né à Cologne en 1825)
Broche d’épaule de l’impératrice Eugénie
Paris, 1855
Matériau / technique : perles, diamants, or
Dimensions : H. : 9,8 cm. ; L. : 5 cm.
N° d'inventaire : OA 12541
Acquisition : 2014

Exposée Salle 74 - Elise Dosne-Thiers, dans la vitrine des diamants

Le département des Objets d’art s’est enrichi d’un nouveau joyau provenant de la collection des Diamants de la Couronne.
Sous le Second Empire, de nombreuses parures sont commandées pour l’impératrice Eugénie. À l’occasion du mariage, on démonte la parure de perles et diamants créée par le joaillier Nitot pour l’impératrice Marie-Louise, qui avait d’ailleurs déjà été transformée pour la duchesse d’Angoulême. L’impératrice Eugénie n’en conserve que quatre rosaces de robe et un collier. Des perles et diamants sont confiés dès 1853 au joaillier Alexandre-Gabriel Lemonnier, chargé de la création d’un diadème (conservé au musée du Louvre), d’une couronne et d’une grande broche de corsage. En juillet 1855, le joaillier François Kramer reçoit à son tour deux cent quatre-vingts brillants, cinq cent soixante roses et vingt-huit perles pour la création de deux broches d’épaule et de deux broches de corsage.

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