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Collections, départements et domaine Département des Objets d'art

Le département des Objets d'art abrite un ensemble unique au monde d'objets de formes, de matières et d'époques très variées allant du haut Moyen Âge au 19e siècle : bijoux, orfèvrerie, émaux, ivoires, bronzes et pierres dures, céramiques, verrerie, vitraux, meubles, tapisseries…

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Tri : Catégorie -  Date

Les retables de la Sainte-Chapelle

23 Mai 2019

Retable de la Sainte-Chapelle : la Crucifixion (détail) - 140 * 87 px

Juin 2019 – Août 2020
Aile Richelieu, salle 515-1

Exécutés pour le roi Henri II en 1553 par l’émailleur Léonard Limosin, les deux retables provenant de la Sainte-Chapelle de Paris comptent au nombre des chefs-d’œuvre de la Renaissance française exposés au département des Objets d’art. Ils constituent un cas unique de commande royale pour des retables en émail peint de Limoges, témoignant ainsi du prestige atteint par cet art au milieu du XVIe siècle.
Au-delà de leur valeur artistique et de la prouesse technique qu’ils représentent, ils sont également exceptionnels par l’importance de la documentation conservée à leur sujet, depuis leur création jusqu’à leur entrée au musée du Louvre en 1816, en passant par l’histoire mouvementée qu’ils connurent pendant la Révolution.

Récemment restaurés, ils ont fait l’objet d’une publication en 2018. A l’occasion du 500e anniversaire de la naissance du roi Henri II (1519-1559), cette actualité, accompagnée d’un multimédia sur la technique de l’émail peint (dans l’espace de l’entre-fenêtre), entre en résonance avec la « saison Renaissance » organisée tout au long de l’année à Écouen, Saint-Germain-en-Laye ou dans tout le Val-de-Loire.

Objets d'art - Actualité

Exposition : « Broderies de tradition byzantine en Roumanie du XVe au XVIIe siècle autour de l’Étendard d’Étienne le Grand »

4 Avril 2019

Dvera Inaltarii (Rideau Portes Royales) - 140x87

Du 17 Avril 2019 au 29 Juillet 2019
Aile Richelieu, salle 505-1

À l’occasion du prêt emblématique par la Roumanie de l'Étendard ou Bannière de saint Georges du prince Étienne le Grand (1457-1504), cette exposition se propose de mettre en valeur le caractère exceptionnel des collections roumaines de broderies de tradition byzantine, fleuron du patrimoine roumain et du patrimoine universel.
Autour du chef-d’œuvre offert par Étienne le Grand au monastère de Zographou au Mont Athos, qui fut remis solennellement par la France à l’État roumain en 1917, plusieurs œuvres insignes illustrent l’extraordinaire développement de la broderie de tradition byzantine en Roumanie du milieu du 15e au milieu du 17e siècle. Hérités de Byzance, les ornements brodés de la « panoplie sacerdotale » des évêques, des prêtres et des diacres, et ceux de la « panoplie liturgique » destinée à la célébration du culte répondent à un ensemble unique au monde de couvertures et de voiles de tombeaux princiers où le caractère hiératique des images byzantines cède bientôt le pas à la tentation du portrait.

Commissaires :
Jannic Durand et Dorota Giovannoni, musée du Louvre.
Emanuela Cernea et Iuliana Damian, Musée national d’art de Roumanie.

Objets d'art - Actualité

Publication : Nouvelles recherches sur la châsse dite « de saint Romain »

12 Février 2019

Figure d’applique, apôtre

Un article, publié dans le dernier numéro des Cahiers archéologiques, propose de nouveaux développements concernant la belle figure d'applique provenant de la châsse de saint Romain conservée au trésor de la cathédrale de Rouen grâce à la découverte de deux devis d'orfèvres inédits ; cette œuvre du département (inv. OA 10413) est présentée dans l’aile Richelieu, salle 503 – Jeanne d’Evreux.

Référence bibliographique :
Marie-Cécile Bardoz, « Nouvelles recherches sur la châsse dite de saint Romain, ancienne châsse de Tous les Saints, et ses remaniements successifs », Cahiers archéologiques, n° 57, Paris, Picard, 2018, p. 93-112

Objets d'art - Actualité

Publication : « Les Cuivres émaillés dits vénitiens de la Renaissance italienne »

12 Février 2019

Miroir en cuivre émaillé et doré - 140 * 87 px

Le musée s’est enrichi récemment d’un exceptionnel miroir en cuivre émaillé et doré (inv. RFML.OA.2018.17.1) exposé Aile Richelieu, salle 507 – Galerie des Chasses de Maximilien. Il est le témoin d’une production longtemps attribuée à Venise qui restait encore très largement méconnue sous de nombreux aspects, tant techniques que culturels, en dépit du vif intérêt que lui avaient porté les collectionneurs du XIXe siècle.
Plusieurs années d’intense travail ont été nécessaires pour mener à bien une étude scientifique de cette production ; elle est l'œuvre de trois institutions : le Louvre, l’Institut d’histoire de l’art de la Fondation Giorgio Cini de Venise, et le C2RMF. Cette publication en deux volumes propose une synthèse de cette vaste recherche interdisciplinaire et présente le corpus de l'ensemble des œuvres répertoriées à ce jour.

Référence bibliographique :
Les cuivres émaillés dits vénitiens de la Renaissance italienne. Actes du colloque international d’études, volume I, sous la direction de Françoise Barbe, Isabelle Biron, Letizia Caselli, 288 p., 321 ill. ; Les cuivres émaillés dits vénitiens de la Renaissance italienne. Corpus des œuvres en collections publiques et privées, volume II, sous la direction de Françoise Barbe, Marie-Elsa Dantan, Letizia Caselli, 224 p., 696 ill., coédition musée du Louvre/Fondation Giorgio Cini/C2RMF, Silvana Editoriale

Objets d'art - Actualité

Le Louvre invite le musée de Cluny

3 Juillet 2018

Corne à boire en forme d'ongle de griffon, XVe siècle, musée de Cluny

Lieux d’exposition : salles 502, 503, 506 et 509, Richelieu, 1er étage

À la faveur de ses travaux de rénovation, quelques œuvres du  musée de Cluny-musée national du Moyen Âge sont invitées à dialoguer avec les collections médiévales du département des Objets d’art. Centrée sur l’orfèvrerie, cette présentation temporaire (jusqu’à l’ouverture du nouveau parcours muséographique du musée de Cluny) au sein des vitrines du département conduit les visiteurs depuis l’art roman, avec la somptueuse reliure de l’évangéliaire de Novare, jusqu’aux débuts de la Renaissance, avec d’extraordinaires micro-sculptures en buis destinées à la dévotion privée (retables, grains de chapelet).

 

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition : plaque « La Dialectique », attribuée à Jean II Pénicaud

23 Décembre 2016

Plaque : la Dialectique

La Dialectique
Attribuée à Jean II Pénicaud
Limoges, vers 1540-1550
Matériau / technique : cuivre émaillé et doré ; cadre en bois sculpté et doré, émail
Dimensions : H. : 22,5 cm ; l. : 16,5 cm (plaque)
N° d'inventaire : OA 12869
Acquisition 2016
Exposée salle 15 – Maître de l’Enéide

Peinte en grisaille, c’est-à-dire dans des dégradés de gris avec rehauts de blanc sur un fond noir, cette plaque est attribuée à l’émailleur Jean II Pénicaud, actif à Limoges au milieu du 16e siècle. Elle illustre une allégorie de la dialectique : une femme nue, assise sur un siège où est figurée une scène de combat de cavalerie, raisonne devant un groupe de six enfants, nus également.
Cette iconographie renvoie au thème des sept Arts libéraux, matières d’étude définies dans l’Antiquité qui constituent toujours la base de l’enseignement au Moyen Age. Les Arts libéraux se divisent en deux degrés : le Trivium avec la grammaire, la dialectique et la rhétorique, et le Quadrivium avec l’arithmétique, la musique, la géométrie et l’astronomie. La plaque de la Dialectique est connue pour avoir été associée à celle de l’Astronomie dans la collection Fould (vendue à Paris en 1860).
Bien qu’elle ne soit pas signée, cette œuvre est sans conteste l’œuvre de Jean II Pénicaud. On y reconnaît son goût pour des figures en pied, nues ou vêtues à l’antique, se détachant sur un fond sobre, et son style puissant, presque sculptural.
Le musée du Louvre possédait quelques plaques, de petites dimensions, attribuées à cet émailleur, mais aucune de cette ampleur ni de cette qualité, et surtout aucune illustrant une vertu ou une allégorie, thématiques classiques qui lui tiennent particulièrement à cœur.

Objets d'art - Actualité

Nouvelle acquisition : une coupe de Faenza

23 Décembre 2016

Coupe godronnée

Coupe ornée d’une figure de soldat et de motifs de broderie
Atelier de Francesco Mezzarisa, dit « Risino »
Faenza, vers 1550-1570
Matériau / technique : faïence
Dimensions : D. : 36 cm
N° d'inventaire : OA 12871
Acquisition 2016
Exposée salle 19 – Galerie des Chasses de Maximilien

Cette large coupe godronnée présente un décor en bleu et jaune orangé sur fond blanc : un soldat tenant une lance au centre et des rinceaux végétaux évoquant des motifs de broderie sur la paroi. Sous le pied, le monogramme FAM est interprété comme les initiales de « Francesco di Antonio Mezzarisa ». Fils du potier Antonio Mezzarisa, Francesco Mezzarisa, dit « Risino », est le chef d’un atelier florissant à Faenza (Emilie-Romagne), dont l’activité est attestée entre 1527 et 1581.
Les ateliers faentins jouent un rôle majeur dans l’apparition et le développement vers 1540 de la technique des bianchi di Faenza, céramiques recouvertes d’une glaçure blanche opaque particulièrement couvrante et laiteuse. Les bianchi entendent rivaliser avec la vaisselle en métal précieux, aussi bien par la couleur que par les formes. Ces pièces portent le plus souvent un décor exécuté de façon rapide, comme esquissé au pinceau (d’où son appellation en italien de style compendiario, « en résumé »), dans une palette désormais réduite utilisant le bleu, le jaune et le brun.
Les bianchi de Faenza et le décor dit compendiario étaient totalement absents de l’ensemble pourtant considérable de majoliques du département des Objets d’art. À l’échelle de la collection de majoliques du Louvre, essentiellement polychromes et historiées, cette coupe peut être considérée comme un jalon dans cette révolution esthétique qui modifie radicalement l’histoire de la faïence européenne.

Objets d'art - Actualité

Nouvelle présentation : Le surtout de table du duc de Luynes

29 Septembre 2016

Froment-Meurice, François-Désiré ; Feuchère, Jean-Jacques, Surtout du duc de Luynes

Surtout de table du duc de Luynes
François-Désiré Froment-Meurice (Paris, 1801-1855)
D’après Jean-Jacques Feuchère (Paris, 1807-1852)
Paris, 1846-1855
Matériau / technique : argent repoussé et partiellement doré
Dimensions : H. : 105 cm ; L. 75 cm ; P. 61 cm (pièce centrale)
N° d'inventaire : OA 12518-12520
Acquisition 2013
Exposée salle 80 - Chenavard

Le département des Objets d’art s’est enrichi de l’un des fleurons de l’orfèvrerie française du XIXe siècle : le surtout de table du duc de Luynes. Ce surtout, en argent repoussé et partiellement doré, se compose d’une monumentale pièce centrale, de deux candélabres et de quatre coupes symbolisant les Saisons.
En 1846, le duc de Luynes (1802-1867), savant réputé et grand mécène, passe commande à l’orfèvre Froment-Meurice d’un surtout de table destiné à son château de Dampierre. La pièce centrale doit illustrer un vers de Térence : « Sine Cerere ac Baccho friget Venus ». Quatre tritons et néréides géants à double queue de serpent supportent un globe ceint des signes du zodiaque, autour duquel voltigent des génies ; les figures de Cérès, Bacchus et Vénus dominent la composition. Le sculpteur Feuchère donne le modèle des onze figures en ronde-bosse de ce groupe. Le surtout est réalisé entièrement en repoussé, à l’exclusion de la fonte, ce qui constitue un tour de force. À l’issue de trois années de travail, la pièce centrale est présentée avec grand succès à l’exposition des produits de l’industrie de 1849. Le milieu de table est à nouveau exposé à l’Exposition universelle de 1851, et à celle de 1855, après la mort soudaine de l’orfèvre, sa veuve présente l’ensemble avec les quatre coupes et les deux candélabres exécutés par l’orfèvre Jules Wièse (1818-1890).

Ce surtout peut désormais être admiré dans sa totalité dans la salle 80 du département des Objets d’art.

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Nouvelle acquisition : La table de Breteuil, classée « Trésor national » en 2010 et « Œuvre d’intérêt patrimonial majeur » en 2014

30 Mai 2016

Table de Teschen dite de Breteuil (détail)

La table de Breteuil
Signée sur le plateau : « Neuber à Dresde »
Dresde, 1779
Matériau / technique : argent, argent doré, bronze doré, pierres dures, porcelaine de Saxe, sur âme de bois
Dimensions : H. : 81,5 cm ; l. max. du plateau ovale : 70,5 cm.
N° d'inventaire : OA 12547
Acquisition 2016
Exposée salle 48 - Piranèse

La guerre de succession de Bavière éclate en 1778, à la suite de la mort sans postérité de Maximilien-Joseph de Bavière. S’y affrontent l'électeur palatin Charles Théodore, candidat à l’héritage bavarois et allié de l’empereur Joseph II de Habsbourg, et l’électeur de Saxe soutenu par Frédéric II de Prusse, hostile à tout renforcement des Habsbourg en Europe. Dangereusement menacé, l’équilibre européen est préservé grâce à la sagesse de Louis XVI qui confie au baron de Breteuil, son ambassadeur à Vienne, le soin d’offrir sa médiation aux côtés de la Russie. La petite ville de Teschen, située aujourd’hui en Pologne, est choisie comme cadre des négociations de paix. Breteuil s’y révèle mesuré et habile. Le traité de paix de Teschen, signé le 13 mai 1779, met fin au conflit. En remerciement de son action, le baron de Breteuil reçoit de Frédéric Auguste de Saxe le présent d’une table en pierres semi-précieuses que ses descendants ont conservée jusqu’à ce jour : la « table de Breteuil » que le Louvre vient d’acquérir.
Par l’audace de sa conception, ce meuble demeure le chef-d’œuvre incontesté de Johann Christian Neuber (1736-1808). Cet orfèvre de la cour de Saxe avait inventé la technique de la « Zellenmosaic », une mosaïque de pierres dures et semi-précieuses tirées des gisements saxons. Il en ornait ses œuvres, généralement des tabatières, faisant d’elles de véritables petits cabinets de minéralogie. La table de Teschen en est l’aboutissement extrême : 128 échantillons de minéraux tapissent le plateau d’argent doré, la ceinture et les pieds de la table. Ils sont enchâssés dans une structure de bronze doré de style néoclassique montée sur âme de bois. Un tiroir placé sous le plateau renferme un manuscrit identifiant toutes les pierres utilisées. Cinq médaillons de porcelaine de Meissen intégrés au plateau de la table célèbrent l’action du baron de Breteuil en faveur de la Paix et des Arts.

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Nouvelle acquisition : Dizain d'un chevalier de l'ordre du Saint-Esprit

8 Mars 2016

Nouvelle acquisition : Dizain d'un chevalier de l'ordre du Saint-Esprit

Dizain d'un chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Paris, 1761
Matériau / technique : ivoire incrusté d'or, soie
Dimensions : L. : 23 cm.
N° d'inventaire : OA 12545
Acquisition 2016
Exposé salle 28 – Ordre du Saint-Esprit, vitrine 4

L'ordre du Saint-Esprit fut fondé par le roi Henri III en 1578 et disparut définitivement sous Louis-Philippe. Placé sous le pouvoir du roi de France, il comprenait théoriquement cent chevaliers, tous nobles et catholiques, qui recevaient au moment de leur réception un collier, un ample manteau de velours noir brodé de motifs de flammes à porter pour les grandes cérémonies de l'ordre, ainsi qu'un livre d'heures et un dizain pour leur dévotion quotidienne. Ce dizain, ou chapelet, était usuellement composé de boules d'ivoire et d'une croix de l'ordre (croix de Malte avec la colombe du Saint-Esprit) montées sur un fil de soie orangé ou bleu. Pour les chevaliers les plus importants, notamment ceux appartenant à la famille royale, des objets plus luxueux pouvaient être offerts par le roi ; c'est le cas du dizain acquis par le département des Objets d'art qui fut probablement remis en 1762 à Louis-Philippe d'Orléans, qui prit le nom de Philippe Égalité en 1792, père de Louis-Philippe, roi des François en 1830. Les motifs délicatement dessinés par l'or incrusté dans l'ivoire renvoient aux symboles de l'ordre et de la royauté : fleurs de lys, H couronnés, flammes et coquilles Saint-Jacques.

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