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Chef mameluk à cheval appelant du secours, Antoine-Jean, baron Gros

© 2007 Musée du Louvre / Harry Bréjat

Musée national Eugène-Delacroix

Auteur(s) :
Catherine Adam

Un incunable de l’estampe
 

On ne connaît du baron Gros que deux lithographies, l’une intitulée Arabe du désert, un chef qui vient de traire sa jument et qui donne du lait à un jeune éthiopien, et celle présentée ici, un chef arabe agitant une étoffe en signe d’appel. Elles sont toutes les deux datées de 1817 et ont été tirées sur les presses du comte Charles-Philibert de Lasteyrie (1759-1849).


Un sujet exotique qui appartient au passé
 

Pendant la campagne d’Egypte, Bonaparte, fasciné par la bravoure des guerriers mameluks, troupes d’élite constituées pour le service des califes, décida par décret du 13 juillet 1804, d’incorporer une compagnie de Mameluks au régiment des chasseurs à cheval de la Garde impériale. Ces guerriers participèrent donc aux autres campagnes de l’Empire. L’étrangeté et le luxe de leurs tenues, l’élégance de leurs chevaux aussi bien que la richesse de leurs harnachements éblouirent les contemporains et nombre d’artistes s’emparèrent de ce sujet exotique qui répondait leurs quêtes d’un ailleurs. Avec la chute de l’Empire, les derniers des mameluks furent massacrés par les ultraroyalistes pendant la Terreur blanche à Marseille, la nuit du 25 février 1815.

Gros, en s’essayant à cette nouvelle technique, revient vers un sujet de sa période glorieuse, sous l’Empire.


Delacroix admirateur de Gros

 

Delacroix possédait une épreuve de chacune des deux lithographies de Gros : elles figurent sous le n°831 du catalogue de la vente après décès de son atelier. Achille Piron, son légataire universel et ami d’enfance, rapporte dans la monographie qu’il consacre au peintre comment à la fin de sa carrière, Delacroix se remémorait la manière flatteuse dont Gros lui avait parlé de La Barque de Dante (Paris, musée du Louvre), le premier tableau qu’il exposa au Salon.

Hommage insigne du peintre théoricien, Gros est l’un des rares artistes sur lequel Delacroix a écrit un article qui sera publié dans la Revue des Deux Mondes, le 1er septembre 1848.

Bibliographie

- ALLARD Sébastien, CHAUDONNERET Marie-Claude, Le Suicide de Gros. Les peintres de l’Empire et la génération romantique, Paris, Gourcuff Gradenigo, 2010.
- DE FONT-REAULX Dominique (dir.), Eugène Delacroix, écrivain, témoin de son temps - Ecrits choisis, Paris, Flammarion, 2014.

Cartel

  • Antoine-Jean, baron GROS (Paris, 1771 – Meudon, 1835)

    Chef mameluk à cheval appelant du secours

    1817

  • Lithographie

  • Don de la Société des Amis du musée Eugène Delacroix, 2007

    MD 2007-7

  • Musée national Eugène-Delacroix

Informations pratiques

Adresse :
Musée national Eugène Delacroix
6 rue de Furstenberg
75 006 Paris
Tél. : 00 33 (0)1 44 41 86 50
Fax : 00 33 (0)1 43 54 36 70

Accès :
Métro : Saint-Germain-des-Prés (ligne 4), Mabillon (ligne 10)
Bus : 39, 63, 70, 86, 95, 96
Parcs de stationnement : rue des Saints-Pères (face à la faculté de médecine) carrefour Saint-Germain-des-Prés/ rue de Rennes
Taxis : carrefour Saint-Germain-des-Prés/ rue de Rennes

Horaires :
Le musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis, de 9h30 à 17h00 (fermeture des caisses à 16h30).

Jours de fermeture :
Fermé les jours fériers suivants : le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.