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Œuvre Coupe attique type B bilingue

Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines : Art grec archaïque (du VIIe au VIe siècle av. J.-C.)

Coupe "bilingue"

© 1994 RMN / Hervé Lewandowski

Antiquités grecques, étrusques et romaines
Art grec archaïque (du VIIe au VIe siècle av. J.-C.)

Auteur(s) :
Alexandra Kardianou-Michel

Les vases attiques dits bilingues sont caractérisés par l'utilisation des techniques à figures noires et à figures rouges sur un même vase, d'une phase de transition et de recherche qui s'étend de 530 à 510 av. J.-C. Sur cette coupe, les figures noires qui décorent l'extérieur se détachent sur le fond rouge corail, une autre découverte des céramistes durant ces années, tandis que le médaillon à l'intérieur est à figures rouges.

Les vases bilingues

Vers 530 av. J.-C., les peintres attiques les plus importants se tournent vers la nouvelle technique dite des figures rouges. À cette époque de recherches et de tâtonnements, les expérimentations aboutissent à des oeuvres singulières. C'est le cas des vases dits bilingues. Le peintre utilise deux techniques sur le même vase. Ici, fait exceptionnel, c'est l'extérieur qui est peint dans la technique des figures noires tandis qu'à l'intérieur, le médaillon est peint dans celle des figures rouges. Parmi les vases bilingues figurent les "coupes à yeux" décorées avec des yeux apotropaïques et dont le médaillon est à figures noires, attribuées à Oltos, Epiktétos ou Skythès et les amphores du Peintre d'Andokidès, considéré comme le premier à utiliser la technique des figures rouges.
Skythès, le Scythe, n'est pas le seul à utiliser le rouge corail ou rouge intentionnel pour renforcer l'effet coloré. Exékias le premier a utilisé le fond corail pour sa fameuse coupe de Dionysos conservée à Munich, et Psiax a couvert l'intérieur d'une de ses coupes avec ce lavis d'argile additionné d'ocre.

Héraclès et Kyknos

Sur le fond corail de chaque face de la coupe se détache une figure isolée. Sur la face principale, Héraclès, vêtu de la léonté, une épée attachée à la taille, tenant la massue et son arc, est très facilement reconnaissable. Il avance vers la droite et semble affronter quelqu'un. Il s'agit de l'hoplite, malheureusement lacunaire, qui se trouve sur le revers. Il porte un court chiton, ses jambes sont protégées par des jambières (les cnémides). Il brandit une lance de sa main droite et de la gauche un bouclier. Il n'est pas facile de l'identifier sans inscription et en dehors d'un contexte mythologique reconnaissable. Mais la figure d'Héraclès sur l'envers contribue à ce que l'on reconnaisse Kyknos : le fils d'Arès s'opposa à Apollon en capturant le bétail du sanctuaire de Delphes destiné aux immolations. Héraclès se présente donc comme l'allié du dieu qui combat le brigand. Cet épisode est fréquemment représenté dans l'art grec et on recense plus de 130 vases décorés avec ce sujet, tous de l'époque archaïque, entre 570 et 490 av. J.-C..

Le cômos

Les représentations des scènes de cômos sont très fréquentes sur la céramique grecque. À l'origine il s'agit de gens ordinaires, vêtus de costumes rembourrés qui exagèrent les proportions anatomiques et dansent avec des gestes excessifs. Ils célébraient probablement des rituels liés au culte de Dionysos. Mais au VIe siècle av. J.-C., sur les vases attiques, les cômos désignent le bruyant cortège de joyeux buveurs qui, accompagnés de musiciennes, se rendent à une fête ou quittent celle-ci. Il semble qu'il ait perdu sa valeur rituelle pour devenir un simple divertissement privé.
Ici, le comaste, peut-être Épilykos dont l'inscription loue la beauté, est tout seul et se livre à un de ces jeux d'adresse qu'affectionnaient tant les Athéniens pendant le banquet. Il tente de faire tenir en équilibre sur l'extrémité de son pied levé une amphore à fond pointu. Son himation plié sur la jambe ne fait qu'accroître la difficulté du pari. Les couronnes de lierre autour de sa tête et le col de l'amphore accentuent la note festive de la scène.

Bibliographie

- COHEN Beth, Attic Bilingual Vases and their Painters, 1978.

- BERARD Claude et al., La cité des images, religion et société en Grèce antique, 1984.

Cartel

  • Skythès

    Coupe "bilingue"

    Vers 510 - 500 avant J.-C.

    Athènes

  • H. : 8 cm. ; D. : 22 cm. ; L. : 29 cm.

  • Collection Campana, 1861 , 1861

    F 129

  • Antiquités grecques, étrusques et romaines

    Aile Sully
    1er étage
    Galerie Campana IV
    Salle 652
    Vitrine 21

Informations pratiques

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
Nocturne gratuite le premier samedi du mois
de 18h à 21h45

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre 2019

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Informations complémentaires

Une acclamation EPILYKOSKALOS (Epilykos est beau) est peinte dans le médaillon autour du comaste.