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Œuvre Cuvette ovale

Département des Objets d'art : Renaissance

Cuvette ovale en sardoine

© 1991 RMN / Daniel Arnaudet

Objets d'art
Renaissance

Auteur(s) :
Muriel Barbier

Entré avant 1673 dans la collection de Louis XIV (1638-1715), grand amateur de pierres dures, ce vase en sardoine est monolithe et agrémenté d'une monture en or. Cette coupe est une oeuvre byzantine du Xe-XIe siècle, comme en témoignent les nombreuses maladresses du travail de la pierre. La monture, qui a subi quelques restaurations, a été composée pour la coupe au XVIe siècle.

La taille de la coupe

De forme ovale, la coupe est en sardoine, pierre brune et blanche. L'intérieur présente une surface bosselée et un fond ovale. A l'extérieur, on peut remarquer quelques défauts, dont certains sont concentrés dans des dépressions ovales, produites lorsqu'on essaya de les faire disparaître. Cette œuvre appartient à une série de coupes en sardoine, avec ou sans godrons et plus ou moins élaborées, comme trois coupes également conservées au Louvre, qui portent la trace d'outils à l'intérieur.

Une aiguière byzantine

Les empereurs byzantins aimaient utiliser les vases en pierre dure comme présents. Ces vases, dans la tradition antique, étaient monolithes et épais. Leurs finitions n'étaient pas parfaites. De fait, leur surface n'est pas lisse et garde la trace des outils. Les défauts de la pierre restent apparents. De plus, le décor est généralement absent de ces vases. La coupe du Louvre, en ce qu'elle présente ces caractéristiques, peut être considérée comme une œuvre byzantine.

La monture

La monture a été réalisée au XVIe siècle. La coupe est enchâssée dans deux frettes qui relient le bord à la base. Ces deux frettes ne sont d'ailleurs pas sans rappeler les montures médiévales. La base, cernée d'une frise de joncs enrubannés, d'une frise de feuilles d'acanthe et d'une frise d'entrelacs, est portée par deux pattes de lion surmontées de feuilles d'acanthe. Le bord est composé d'une double frise interrompue par deux têtes de lion portant dans leur gueule des anneaux. Cette monture a été reprise par A. Gibert en 1781 qui l'a démontée et a fait rougir la garniture. P.-N. Ménière avait également prévu une restauration, qui n'a finalement pas été exécutée.

Bibliographie

Alcouffe Daniel, Les Gemmes de la Couronne, Editions de la Réunion des musées nationaux, 2001, p. 87-88.

Cartel

  • Cuvette ovale en sardoine

    Xe - XIe siècle ?

    Art byzantin

  • Monture en or : Paris, vers 1550

    H. : 17,50 cm. ; D. : 9 cm.

  • Ancienne collection d'Henri IIEntrée dans la collection de Louis XIV avant 1673

    MR 128

  • Objets d'art

    Aile Denon
    1er étage
    Galerie d'Apollon
    Salle 705

Informations pratiques

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Informations complémentaires

Numéro gravé sur le bord de la monture : 414 (numéro de l'inventaire de 1791)