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Œuvre Etude pour La Grèce sur les ruines de Missolonghi et La Liberté guidant le peuple

Musée national Eugène-Delacroix

Etude pour La Grèce sur les ruines de Missolonghi et La Liberté guidant le peuple, Eugène Delacroix

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski

Musée national Eugène-Delacroix

Auteur(s) :
Catherine Adam

Cette feuille d’études porte en bas à gauche le cachet ED de la vente après décès de l’atelier de Delacroix organisée selon ses dernières volontés et qui se tint à l’hôtel Drouot du 22 au 27 février 1864. Les amateurs eurent alors la surprise de découvrir l’œuvre dessiné du maître. Ce fut une véritable révélation : plus de six mille dessins furent ainsi dispersés. Dessins préparatoires ou dessins plus aboutis, c’était en fait un aspect que les contemporains ignoraient du peintre.


La feuille d’atelier par excellence

 

Cette feuille est le parfait exemple de l’expression préalable d’idées en germe, de recherche de la composition la plus efficace possible selon un sujet choisi et aussi la démonstration que le peintre conservait soigneusement ses études pour réutiliser certaines de ses idées par la suite si le besoin s’en faisait sentir. Delacroix mêle ici, comme souvent, l’écriture au dessin.


Les héros de Missolonghi

 

En 1826, afin de rendre hommage à l’héroïsme de la nation hellénique, Delacroix choisit de peindre pour la troisième fois un nouvel épisode de la guerre d’indépendance grecque. Encerclée par une armée de trente cinq mille hommes soutenue par la flotte turque, la ville de Missolonghi, port stratégique qui avait déjà résisté à deux sièges et qui ne disposait que de quatre mille défenseurs, préféra s’immoler plutôt que de tomber aux mains de ses ennemis turcs.

D’emblée,  Delacroix songea à incarner la Grèce par une figure allégorique. Il s’agit d’abord sur ce dessin d’une figure agitée, tout en mouvement, qui entraîne une foule derrière elle, peut-être conduisant à la lutte. Dans la toile finale, le peintre opta pour une allégorie toute classique, une jeune femme, figure marmoréenne, portant un costume oriental, une effigie statique qui semble comme résignée et qui s’offre en martyr.

Delacroix reprendra cinq ans plus tard cette idée de la femme conduisant à la lutte dans une œuvre commémorant les journées de la révolution de juillet 1830, la très célèbre La Liberté guidant le peuple (Paris, musée du Louvre), associant allégorie et représentation historique.

Bibliographie

- JOHNSON Lee, The Paintings of Eugène Delacroix. A Critical Catalogue, Oxford, Clarendon Press, 1981, n°98 et 144.
- TOUSSAINT Hélène, Les dossiers du département des peintures, La Liberté guidant le peuple de Delacroix, Paris, RMN, 1982.

Cartel

  • Eugène DELACROIX (Charenton-Saint-Maurice, 1798 - Paris, 1863)

    Etude pour La Grèce sur les ruines de Missolonghi et La Liberté guidant le peuple

  • Graphite, plume et encre brune, lavis brun

  • Achat

    Annotation : nuage qui cache la fin de la mer les rayons de soleil percent son obscurité.

    MD 1982-1

  • Musée national Eugène-Delacroix

Informations pratiques

Adresse :
Musée national Eugène Delacroix
6 rue de Furstenberg
75 006 Paris
Tél. : 00 33 (0)1 44 41 86 50
Fax : 00 33 (0)1 43 54 36 70

Accès :
Métro : Saint-Germain-des-Prés (ligne 4), Mabillon (ligne 10)
Bus : 39, 63, 70, 86, 95, 96
Parcs de stationnement : rue des Saints-Pères (face à la faculté de médecine) carrefour Saint-Germain-des-Prés/ rue de Rennes
Taxis : carrefour Saint-Germain-des-Prés/ rue de Rennes

Horaires :
Le musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis, de 9h30 à 17h00 (fermeture des caisses à 16h30).

Jours de fermeture :
Fermé les jours fériers suivants : le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.