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Œuvre Figurine d'un dieu, appelée "Le Dieu à la main d'or"

Département des Antiquités orientales : Iran

Figurine d'un dieu, appelée "le dieu à la main d'or"

© Musée du Louvre/Oi-Cheong Lee

Antiquités orientales
Iran

Auteur(s) :
Patricia Kalensky

Cette figurine de dieu est un des rares témoignages de la statuaire susienne du début du deuxième millénaire av. J.-C. A l'origine entièrement plaqué d'or, Le Dieu à la main d'or porte le costume de kaunakès et la coiffure à cornes adoptés par les divinités de Mésopotamie dès l'époque d'Akkad (2340-2200 av. J.-C.) mais certains détails stylistiques présentent des caractéristiques locales.

Un dieu non identifié

Ce personnage peut avec certitude être identifié comme un dieu puisqu'il est coiffé de la tiare à cornes et vêtu de la robe à mèches laineuses, le kaunakès, que portent traditionnellement les divinités depuis l'époque d'Akkad (2340-2200 av. J.-C.). En revanche, l'absence d'attribut et d'inscription ne permet pas de le reconnaître. Il pourrait néanmoins s'agir d'Inshushinak, seigneur de Suse, cité où la figurine a été retrouvée.

Une technique de placage à l'épreuve du temps

Cette statuette en cuivre, vraisemblablement coulée à la cire perdue, était à l'origine entièrement recouverte d'or. L'utilisation de ce matériau témoigne de la richesse que le commanditaire a voulu conférer à cette image de la divinité. Toutefois la technique de placage à partir d'une rainure, encore visible sur le côté gauche du vêtement, s'est révélée en définitive peu efficace dans le temps puisque la feuille d'or ne s'est maintenue que sur la main gauche du personnage et a disparu sur le reste du corps.

Une sculpture de tradition mésopotamienne réalisée dans un style local

Le dieu se présente sous les traits habituels des divinités mésopotamiennes. Il porte la longue robe de kaunakès laissant l'épaule droite nue, ainsi que la tiare à quatre rangs de cornes des divinités majeures. Sa chevelure est ramenée en arrière en un chignon et maintenue par un bandeau visible sur le front. Sa barbe est longue et constituée de mèches verticales formant des boucles.
Mais plusieurs traits particuliers lui confèrent une originalité locale, par contraste avec les sculptures de Mésopotamie. L'artiste a en effet opté pour une certaine raideur hiératique, une simplification dans le traitement des détails, par exemple la partie supérieure de la barbe restée lisse, et une stylisation des traits, en particulier du sourire. La tiare à cornes, dont la base déborde largement, est posée sur un large béret plat en saillie sur le front, coiffure qui semble être en usage à Suse au début du deuxième millénaire av. J.-C. On la retrouve en effet sur des figurines susiennes de terre cuite datées de cette époque. La tiare elle-même, constituée de rangs de cornes s'étageant en une petite pyramide, ressemble aux tiares à cornes de l'époque néosumérienne, à la fin du troisième millénaire, pendant laquelle Suse était sous domination mésopotamienne.

Bibliographie

- AMIET Pierre, Élam, Auvers-sur-Oise, Archée, 1966, p. 313, n 234.

- TALLON Françoise, Métallurgie susienne, vol. 1 et 2, Éditions de la Réunion des musées nationaux, coll. "Notes et documents des musées de France", n 15,  Paris, 1987, p. 310, n 1337.

- CAUBET Annie (dir.), La Cité royale de Suse : trésors du Proche-Orient ancien au Louvre, catalogue d'exposition, New York, Metropolitan Museum of Art, 17 novembre 1992-7 mars 1993, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1994, p. 94, n 58.

Cartel

  • Figurine d'un dieu, appelée "le dieu à la main d'or"

    Début du IIe millénaire avant J.-C.

    Provenance inconnue

  • Bronze, or

  • Sb 2823

  • Antiquités orientales

Informations pratiques

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